21:46Réaction d'Egbert Lachaert, candidat à la présidence de l'Open Vld

Pour Lachaert,le PS n'est pas seul responsable de l'échec de la mission confiée à Koen Geens en vue de la formation d'un gouvernement fédéral. Si les déclarations très tranchées des socialistes francophones ont bien accéléré l'issue de la mission royale du vice-Premier, le CD&V est aussi fautif dans le sens où il a dès son entame limité le champ d'action de Koen Geens à l'exploration de la piste associant le PS et la N-VA, rejetant les autres options, a estimé M. Lachaert vendredi soir dans De Afspraak (VRT).

Egbert Lachaert voit des possibilités dans une coalition Vivaldi, associant socialistes, libéraux, écologistes et le CD&V. Ce n'est pas contradictoire avec l'opposition qu'il avait exprimée à l'époque à la direction que prenait Paul Magnette quand celui-ci était informateur. "Une note de centre est bien plus acceptable qu'une note Magnette", résume-t-il. Le PS devra quand même prouver qu'il veut avancer en direction de l'Open Vld et du CD&V, s'il veut une coalition, nuance-t-il. Quant à la possibilité de nouvelles élections, elles n'apporteront rien, pense le député fédéral. "Elles n'ont de sens que s'il y a différentes pistes sur la table sur ce que l'on veut pour le pays." Joachim Coens, qui a été informateur aux côtés de Georges-Louis Bouchez avant l'entrée de Koen Geens dans la danse, ne parle quant à lui pas d'échec, vendredi. "Le CD&V a pris ses responsabilités et tout essayé", indique-t-il sur Twitter.

20:43 Les réactions suite à l'annonce de cette démission

Koen Geens a jeté l'éponge après avoir constaté l'impossibilité de rassembler PS et N-VA autour de la formation d'un gouvernement fédéral qui aurait une majorité au Nord comme au Sud. Cependant, d'autres options existent encore et sont à examiner, ont rapidement réagi vendredi soir les co-présidents d'Ecolo Jean-Marc Nollet et Rajae Maouane et la présidente de Groen Meyrem Almaci, ainsi que le président de DéFI François De Smet.

Ecolo, qui n'a jamais fait mystère de son rejet d'être allié à la N-VA, et DéFI, rappellent ainsi sans détours leur volonté que l'on envisage sérieusement une alliance comme la Vivaldi ou ce que François De Smet a appelé la "coalition 77" (ou "arc-en-ciel élargi" avec socialistes, libéraux, écologistes et Défi ou le cdH).

Tout en remerciant le vice-Premier CD&V pour son travail, Rajae Maouane rappelle sur Twitter, peu après la déclaration à la presse de celui-ci, que "des options existent" et que "nous devons les explorer, avec sérieux". "Notre porte reste ouverte pour ouvrir le #PlanBcommeBelgique", ajoute-t-elle, reprenant le nom que les Verts ont donné aux options de coalition qui n'intègreraient pas la N-VA, dont ils rappellent volontiers ses visées confédéralistes.

"La situation politique est délicate mais des options restent envisageables et à travailler", constate quant à lui sobrement Jean-Marc Nollet.

Meyrem Almaci, côté néerlandophone, parle également de "plusieurs solutions légitimes" qui restent possibles. Il est "temps d'arrêter la surenchère et de donner également aux autres une vraie chance", indique-t-elle sur Twitter.

Côté DéFI, François De Smet appelle à "rester sereins". Son message est le même: "il reste plusieurs possibilités de coalition non encore sérieusement explorées". Son parti "restera constructif pour l'avenir du pays", assure-t-il.

Les plans de Geens contrariés par des déclarations PS

Dans son communiqué de presse après son audience au Palais, Geens a expliqué qu'il travaillait sur une note de base avec divers éléments socio-économiques. Il voulait rencontrer toutes les parties concernées au cours des prochains jours, mais "au cours des derniers jours, ce processus a été contrecarré par des déclarations claires d'une partie - et je pense que c'est définitif - qu'elle ne veut pas s'asseoir à la table avec une autre partie", selon le ministre du CD&V, qui fait référence au PS.

Geens avait l'intention de poursuivre ce processus jusqu'à dimanche soir, pour se rendre au Palais lundi avec une note plus détaillée. Mais il s'est rendu compte qu'il était inutile de continuer sur cette voie. Pour ce faire, il faut pouvoir maintenir "la plus grande discrétion et la plus grande confiance", a-t-il déclaré.

18:55

"Le Roi a accepté sa démission et exprimé son appréciation pour ses efforts et le travail réalisé", ajoute le Palais. Koen Geens, chargé le 31 janvier dernier de la mission de "prendre les initiatives nécessaires permettant la mise en place d'un gouvernement de plein exercice", a succédé dans cet exercice au duo d'informateurs Joachim Coens (CD&V) - Georges-Louis Bouchez (MR). Il devait normalement faire rapport au Roi lundi prochain. Le vice-Premier ministre CD&V Koen Geens s'exprimera face aux journalistes dès 19h00.

18:51 : Communiqué du Palais :

Le roi Philippe a accepté la démission de Koen Geens en tant que commissaire royal et commencera les consultations lundi.

18:30 :

18:08 : Tweet du Palais

Le chargé de mission royale Koen Geens (CD&V) est arrivé vendredi peu après 18h00 au Palais royal de Bruxelles pour une audience chez le roi, a observé Belga sur place.

M. Geens était censé présenter le rapport de sa mission lundi prochain. Les sorties dans la presse du président du PS Paul Magnette dans la matinée ont précipité les événements.

A son arrivée, Koen Geens est resté dans son véhicule et n'a donné aucun commentaire.

17:35 : l'Agence Belga annonce l'audience de Koen Geens au Palais à 18h ce vendredi.

Pour rappel

Lundi dernier, le Palais avait annoncé prolonger d'une semaine la mission confiée au vice-Premier ministre. Son prochain rapport était donc attendu le 17 février, lundi prochain, un timing que vient perturber cette annonce d'audience impromptue.

Le 31 janvier, le Roi avait confié à Koens Geens la mission de "prendre les initiatives nécessaires permettant la mise en place d'un gouvernement de plein exercice". Durant plusieurs mois après les élections de mai dernier, des missions d'information et de préformation, puis une mission royale sans nom, se sont succédées sans permettre un déblocage de la situation, entre un PS qui répète l'incompatibilité de son programme avec les exigences de la N-VA et un CD&V qui refuse d'envisager une "Vivaldi" avec les socialistes, les libéraux et les verts.

A l'issue de sa mission d'information en duo avec le tout frais président du MR, le CD&V Joachim Coens avait encore souligné en début de mois que l'objectif restait pour les chrétiens démocrates flamands de rassembler la N-VA et le PS, soit les plus importants partis des deux principales communautés linguistiques, dans une même majorité au fédéral.

Cet axe semble pourtant avoir été abordé sous tous les angles, sans succès jusqu'ici. Une coalition fédérale sans la N-VA signifierait automatiquement une alliance ne bénéficiant pas d'une majorité dans le nord du pays, ce que refuse d'envisager le CD&V.

Le 31 janvier, les observateurs attendaient que le Roi lance le président des nationalistes flamands Bart De Wever dans l'arène, après que Coens et Bouchez avaient rendu leur tablier d'informateurs, mais le souverain avait surpris en confiant une mission à Koen Geens.

21:46Réaction d'Egbert Lachaert, candidat à la présidence de l'Open VldPour Lachaert,le PS n'est pas seul responsable de l'échec de la mission confiée à Koen Geens en vue de la formation d'un gouvernement fédéral. Si les déclarations très tranchées des socialistes francophones ont bien accéléré l'issue de la mission royale du vice-Premier, le CD&V est aussi fautif dans le sens où il a dès son entame limité le champ d'action de Koen Geens à l'exploration de la piste associant le PS et la N-VA, rejetant les autres options, a estimé M. Lachaert vendredi soir dans De Afspraak (VRT).Egbert Lachaert voit des possibilités dans une coalition Vivaldi, associant socialistes, libéraux, écologistes et le CD&V. Ce n'est pas contradictoire avec l'opposition qu'il avait exprimée à l'époque à la direction que prenait Paul Magnette quand celui-ci était informateur. "Une note de centre est bien plus acceptable qu'une note Magnette", résume-t-il. Le PS devra quand même prouver qu'il veut avancer en direction de l'Open Vld et du CD&V, s'il veut une coalition, nuance-t-il. Quant à la possibilité de nouvelles élections, elles n'apporteront rien, pense le député fédéral. "Elles n'ont de sens que s'il y a différentes pistes sur la table sur ce que l'on veut pour le pays." Joachim Coens, qui a été informateur aux côtés de Georges-Louis Bouchez avant l'entrée de Koen Geens dans la danse, ne parle quant à lui pas d'échec, vendredi. "Le CD&V a pris ses responsabilités et tout essayé", indique-t-il sur Twitter.20:43 Les réactions suite à l'annonce de cette démissionKoen Geens a jeté l'éponge après avoir constaté l'impossibilité de rassembler PS et N-VA autour de la formation d'un gouvernement fédéral qui aurait une majorité au Nord comme au Sud. Cependant, d'autres options existent encore et sont à examiner, ont rapidement réagi vendredi soir les co-présidents d'Ecolo Jean-Marc Nollet et Rajae Maouane et la présidente de Groen Meyrem Almaci, ainsi que le président de DéFI François De Smet. Ecolo, qui n'a jamais fait mystère de son rejet d'être allié à la N-VA, et DéFI, rappellent ainsi sans détours leur volonté que l'on envisage sérieusement une alliance comme la Vivaldi ou ce que François De Smet a appelé la "coalition 77" (ou "arc-en-ciel élargi" avec socialistes, libéraux, écologistes et Défi ou le cdH).Tout en remerciant le vice-Premier CD&V pour son travail, Rajae Maouane rappelle sur Twitter, peu après la déclaration à la presse de celui-ci, que "des options existent" et que "nous devons les explorer, avec sérieux". "Notre porte reste ouverte pour ouvrir le #PlanBcommeBelgique", ajoute-t-elle, reprenant le nom que les Verts ont donné aux options de coalition qui n'intègreraient pas la N-VA, dont ils rappellent volontiers ses visées confédéralistes. "La situation politique est délicate mais des options restent envisageables et à travailler", constate quant à lui sobrement Jean-Marc Nollet. Meyrem Almaci, côté néerlandophone, parle également de "plusieurs solutions légitimes" qui restent possibles. Il est "temps d'arrêter la surenchère et de donner également aux autres une vraie chance", indique-t-elle sur Twitter. Côté DéFI, François De Smet appelle à "rester sereins". Son message est le même: "il reste plusieurs possibilités de coalition non encore sérieusement explorées". Son parti "restera constructif pour l'avenir du pays", assure-t-il. Les plans de Geens contrariés par des déclarations PSDans son communiqué de presse après son audience au Palais, Geens a expliqué qu'il travaillait sur une note de base avec divers éléments socio-économiques. Il voulait rencontrer toutes les parties concernées au cours des prochains jours, mais "au cours des derniers jours, ce processus a été contrecarré par des déclarations claires d'une partie - et je pense que c'est définitif - qu'elle ne veut pas s'asseoir à la table avec une autre partie", selon le ministre du CD&V, qui fait référence au PS. Geens avait l'intention de poursuivre ce processus jusqu'à dimanche soir, pour se rendre au Palais lundi avec une note plus détaillée. Mais il s'est rendu compte qu'il était inutile de continuer sur cette voie. Pour ce faire, il faut pouvoir maintenir "la plus grande discrétion et la plus grande confiance", a-t-il déclaré. 18:55 "Le Roi a accepté sa démission et exprimé son appréciation pour ses efforts et le travail réalisé", ajoute le Palais. Koen Geens, chargé le 31 janvier dernier de la mission de "prendre les initiatives nécessaires permettant la mise en place d'un gouvernement de plein exercice", a succédé dans cet exercice au duo d'informateurs Joachim Coens (CD&V) - Georges-Louis Bouchez (MR). Il devait normalement faire rapport au Roi lundi prochain. Le vice-Premier ministre CD&V Koen Geens s'exprimera face aux journalistes dès 19h00.18:51 : Communiqué du Palais : Le roi Philippe a accepté la démission de Koen Geens en tant que commissaire royal et commencera les consultations lundi.18:30 : 18:08 : Tweet du Palais Le chargé de mission royale Koen Geens (CD&V) est arrivé vendredi peu après 18h00 au Palais royal de Bruxelles pour une audience chez le roi, a observé Belga sur place. M. Geens était censé présenter le rapport de sa mission lundi prochain. Les sorties dans la presse du président du PS Paul Magnette dans la matinée ont précipité les événements.A son arrivée, Koen Geens est resté dans son véhicule et n'a donné aucun commentaire.17:35 : l'Agence Belga annonce l'audience de Koen Geens au Palais à 18h ce vendredi.Pour rappelLundi dernier, le Palais avait annoncé prolonger d'une semaine la mission confiée au vice-Premier ministre. Son prochain rapport était donc attendu le 17 février, lundi prochain, un timing que vient perturber cette annonce d'audience impromptue. Le 31 janvier, le Roi avait confié à Koens Geens la mission de "prendre les initiatives nécessaires permettant la mise en place d'un gouvernement de plein exercice". Durant plusieurs mois après les élections de mai dernier, des missions d'information et de préformation, puis une mission royale sans nom, se sont succédées sans permettre un déblocage de la situation, entre un PS qui répète l'incompatibilité de son programme avec les exigences de la N-VA et un CD&V qui refuse d'envisager une "Vivaldi" avec les socialistes, les libéraux et les verts. A l'issue de sa mission d'information en duo avec le tout frais président du MR, le CD&V Joachim Coens avait encore souligné en début de mois que l'objectif restait pour les chrétiens démocrates flamands de rassembler la N-VA et le PS, soit les plus importants partis des deux principales communautés linguistiques, dans une même majorité au fédéral. Cet axe semble pourtant avoir été abordé sous tous les angles, sans succès jusqu'ici. Une coalition fédérale sans la N-VA signifierait automatiquement une alliance ne bénéficiant pas d'une majorité dans le nord du pays, ce que refuse d'envisager le CD&V. Le 31 janvier, les observateurs attendaient que le Roi lance le président des nationalistes flamands Bart De Wever dans l'arène, après que Coens et Bouchez avaient rendu leur tablier d'informateurs, mais le souverain avait surpris en confiant une mission à Koen Geens.