Il s'agit jusqu'à présent des deux seules invitations qui ont été lancées.

Paul Magnette est arrivé au Palais de Bruxelles à l'heure prévue (16h45), sans faire de déclaration.

Auparavant, les deux préformateurs, issus des partis arrivés en tête dans les communautés linguistiques française et flamande, avaient fait rapport au Roi de leur mission. Les deux hommes n'ont pas été formellement déchargés de leur mission, puisque le Palais a indiqué dans la foulée que le souverain tenait sa décision en délibéré et entamait des consultations qui devraient apporter davantage de clarté pour la suite.

Le chef de l'Etat n'a pas acté la fin de la mission des préformateurs, qui étaient venus lui présenter leur rapport comme attendu. "Le Roi tient sa décision en délibéré et entame des consultations", selon le communiqué du Palais. Rudy Demotte et Geert Bourgeois devaient faire une déclaration à la presse à 17h mais elle a été annulée.

C'est le 8 octobre que le chef de l'État avait chargé le socialiste francophone et le nationaliste flamand d'"examiner les bases concrètes en vue de la formation d'un gouvernement fédéral autour de leurs partis respectifs, et ceci avec les quatre autres partis impliqués dans les discussions", soit le MR, le CD&V, l'Open Vld et le sp.a.

Les deux hommes ont travaillé dans la même discrétion que leurs prédécesseurs, Didier Reynders (MR) et Johan Vande Lanotte (sp.a), qui avaient mené une mission d'information de plus de quatre mois à la suite des élections. Depuis le 26 mai, les regards sont tournés vers le PS et la N-VA, premiers partis de leur communauté linguistique. Jusqu'à présent, aucune négociation en vue de former un nouveau gouvernement n'a commencé à proprement parler tant les positions des deux partis semblent difficilement conciliables.

Ecolo rappelle la disponibilité des Verts au vu de l'impasse de l'option N-VA/PS

La principale option de formation d'un gouvernement fédéral envisagée depuis les élections, à savoir allier la N-VA et le PS, "mène à une impasse", tandis que les Verts "restent disponibles pour des solutions", a affirmé lundi Ecolo dans un communiqué.

"Ça fait onze mois que le pays est en affaires courantes. Aucune entreprise, et a fortiori aucun État, ne peut se permettre une telle absence de prise de responsabilité pendant une période aussi longue. Les partis concernés par la discussion s'expriment en coulisse mais aucune discussion sérieuse n'a été entamée entre eux. Et c'est cette attitude hypocrite qui pose problème. Il n'y a pas de budget, ni plan climat; les ministres, y compris le Premier, s'enfuient un à un; et les mesures nécessaires à la bonne gestion du pays ne sont pas prises, quel que soit le domaine. Ce n'est pas sérieux! Et c'est néfaste pour la démocratie dans sa globalité", a affirmé Rajae Maouane, coprésidente d'Ecolo.

Le parti réclame une avancée réelle, craignant que le tour de discussions entamé ce lundi ne serve qu'à gagner du temps. "Nous sommes prêts à travailler", presse Jean-Marc Nollet, coprésident d'Ecolo.