Luc Hennart, le président du tribunal de première instance francophone de Bruxelles, l'a confirmé vendredi: le procès de la fusillade rue du Dries sera immédiatement reporté ce lundi matin. L'audience, qui débute à 08h45, sera donc très brève. Il s'agira, pour chacune des parties - le parquet fédéral, la défense et la partie civile - de convenir d'un calendrier d'échange de conclusions et de plaidoiries. Les débats seront plus que probablement reportés à janvier ou février prochains.

Dans ce dossier, deux hommes, Salah Abdeslam et Soufien Ayari, sont prévenus pour tentative de meurtre dans un contexte terroriste et pour possession illégale d'armes à feu.

Le 15 mars 2016, des policiers belges et français avaient entrepris de perquisitionner une habitation de la rue du Dries à Forest, dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Paris. Dès leur arrivée, ils avaient essuyé des tirs de la part des occupants de l'appartement, alors qu'ils pensaient le lieu inoccupé. La cellule d'enquête avait suivi une piste, concernant des suspects des attentats de Paris, qui remontait jusqu'à cette habitation.

Au cours de la fusillade, plusieurs policiers avaient été blessés et un des occupants de l'appartement, Mohamed Belkaid, un Algérien de 36 ans, avait été tué par les forces d'intervention.

Connu sous le pseudonyme de Samir Bouzid, cet homme était soupçonné d'avoir joué un rôle de coordination et de préparation dans les attentats de Paris du 13 novembre 2015.

Les deux autres occupants, Salah Abdeslam et Soufien Ayari, étaient parvenus à s'échapper.

Ils avaient été arrêtés très rapidement ensuite, le 18 mars 2016, rue des Quatre Vents à Molenbeek-Saint-Jean.

Quatre jours plus tard, le 22 mars 2016, d'autres membres de cette cellule terroriste, les frères El Bakraoui et Najim Laachraoui, avaient commis des attentats à Bruxelles, dans le métro et à l'aéroport, faisant 32 morts et des centaines de blessés.

Comme Mohamed Belkaid, Salah Abdeslam et Soufien Ayari sont soupçonnés d'avoir joué un rôle dans les attentats de Paris.

Selon l'enquête, Salah Abdeslam, âgé de 28 ans, avait fait partie des commandos terroristes à Paris le 13 novembre 2015. Il devait se faire exploser au Stade de France, dans l'arrondissement de Saint-Denis, mais il ne l'a pas fait. Il était ensuite revenu le lendemain à Bruxelles, après quoi les policiers avaient perdu sa trace, jusqu'au jour de la fusillade rue du Dries.

Concernant Sofien Ayari, un Tunisien de 24 ans, l'enquête a montré qu'il avait été contrôlé en Allemagne, en octobre 2015, avec Salah Abdeslam, peut-être après avoir voyagé en Syrie.

Sofien Ayari aurait aussi été en contact avec Ossama Krayem, un autre individu soupçonné d'avoir joué un rôle de coordination et de préparation dans les attentats de Paris et de Bruxelles. Ce dernier avait lui-même admis lors de son interrogatoire à la police belge qu'il avait eu pour mission de trouver "des coffres-forts suffisamment grands pour stocker des armes, des explosifs ou de l'argent".

Quant à Mohamed Belkaid, le suspect décédé lors de la fusillade rue du Dries, il ressort de l'enquête qu'il était aussi en contact étroit avec les kamikazes de Paris. C'est vers son numéro de GSM belge que ces terroristes avaient envoyé un SMS disant: "On est parti, on commence".

Luc Hennart, le président du tribunal de première instance francophone de Bruxelles, l'a confirmé vendredi: le procès de la fusillade rue du Dries sera immédiatement reporté ce lundi matin. L'audience, qui débute à 08h45, sera donc très brève. Il s'agira, pour chacune des parties - le parquet fédéral, la défense et la partie civile - de convenir d'un calendrier d'échange de conclusions et de plaidoiries. Les débats seront plus que probablement reportés à janvier ou février prochains. Dans ce dossier, deux hommes, Salah Abdeslam et Soufien Ayari, sont prévenus pour tentative de meurtre dans un contexte terroriste et pour possession illégale d'armes à feu. Le 15 mars 2016, des policiers belges et français avaient entrepris de perquisitionner une habitation de la rue du Dries à Forest, dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Paris. Dès leur arrivée, ils avaient essuyé des tirs de la part des occupants de l'appartement, alors qu'ils pensaient le lieu inoccupé. La cellule d'enquête avait suivi une piste, concernant des suspects des attentats de Paris, qui remontait jusqu'à cette habitation. Au cours de la fusillade, plusieurs policiers avaient été blessés et un des occupants de l'appartement, Mohamed Belkaid, un Algérien de 36 ans, avait été tué par les forces d'intervention. Connu sous le pseudonyme de Samir Bouzid, cet homme était soupçonné d'avoir joué un rôle de coordination et de préparation dans les attentats de Paris du 13 novembre 2015. Les deux autres occupants, Salah Abdeslam et Soufien Ayari, étaient parvenus à s'échapper. Ils avaient été arrêtés très rapidement ensuite, le 18 mars 2016, rue des Quatre Vents à Molenbeek-Saint-Jean. Quatre jours plus tard, le 22 mars 2016, d'autres membres de cette cellule terroriste, les frères El Bakraoui et Najim Laachraoui, avaient commis des attentats à Bruxelles, dans le métro et à l'aéroport, faisant 32 morts et des centaines de blessés. Comme Mohamed Belkaid, Salah Abdeslam et Soufien Ayari sont soupçonnés d'avoir joué un rôle dans les attentats de Paris. Selon l'enquête, Salah Abdeslam, âgé de 28 ans, avait fait partie des commandos terroristes à Paris le 13 novembre 2015. Il devait se faire exploser au Stade de France, dans l'arrondissement de Saint-Denis, mais il ne l'a pas fait. Il était ensuite revenu le lendemain à Bruxelles, après quoi les policiers avaient perdu sa trace, jusqu'au jour de la fusillade rue du Dries. Concernant Sofien Ayari, un Tunisien de 24 ans, l'enquête a montré qu'il avait été contrôlé en Allemagne, en octobre 2015, avec Salah Abdeslam, peut-être après avoir voyagé en Syrie. Sofien Ayari aurait aussi été en contact avec Ossama Krayem, un autre individu soupçonné d'avoir joué un rôle de coordination et de préparation dans les attentats de Paris et de Bruxelles. Ce dernier avait lui-même admis lors de son interrogatoire à la police belge qu'il avait eu pour mission de trouver "des coffres-forts suffisamment grands pour stocker des armes, des explosifs ou de l'argent". Quant à Mohamed Belkaid, le suspect décédé lors de la fusillade rue du Dries, il ressort de l'enquête qu'il était aussi en contact étroit avec les kamikazes de Paris. C'est vers son numéro de GSM belge que ces terroristes avaient envoyé un SMS disant: "On est parti, on commence".