La lutte contre le coronavirus a entraîné une multiplication d'institutions qui se déclarent toutes compétentes en la matière. Le gouvernement fédéral avec un ministre coordinateur, le Centre de crise, les groupes d'experts du GEES, CELEVAL, Sciensano, le comité scientifique coronavirus, un groupe de gestion des risques, puis à nouveau le Conseil de sécurité avec les États fédérés,...

Vendredi dernier, on a eu droit à une nouvelle prestation de ce Conseil de sécurité avec comme lignes directrices : de mauvais orateurs, une conférence de presse qui débute à 22 heures (!), une communication peu claire, un PowerPoint pas digne de ce nom, ... Bref, pour reprendre la terminologie universitaire : renvoyé avec brio en deuxième session.

Les allocations du président Emmanuel Macron et du Premier ministre néerlandais Mark Rutte sont, en comparaison, des exemples de clarté et de précision. Pourquoi cela n'est-il pas possible chez nous ? Est-ce la faute de la classe politique ? Il est difficile d'attendre du sérieux, de la discipline et du respect de la part de la population après une communication aussi maladroite. Le leadership se manifeste par des décisions efficaces et réfléchies, qui sont communiquées de manière compréhensible.

Existe-t-il vraiment une stratégie de déconfinement ?

La stratégie de sortie de crise est lourde et comporte trois phases. Mais pourquoi doit-il y avoir une phase 1A et 1B et non quatre phases, cela n'est expliqué nulle part. Un point positif est certainement que tous les magasins encore fermés pourront rouvrir le 11 mai. Cela clarifie la situation brouillonne de ces dernières semaines. En effet, pourquoi le magasin de bricolage Hubo a-t-il été autorisé à ouvrir et pas le magasin de peinture Colora ?

L'école reprendra le 15 mai (en Flandre) ou le 18 mai (en Wallonie et à Bruxelles). On verra à ce moment dans quelle mesure les trois communautés mèneront une politique commune. D'ailleurs, il n'est pas toujours logique que certaines années d'études reprennent les cours et d'autres non, ce qui pose des problèmes pratiques aux parents qui travaillent. En tout cas, le plus grand défi pour les écoles reste à venir : la longue période d'examens en juin et la rentrée de septembre.

Il est difficile d'attendre du sérieux, de la discipline et du respect de la part de la population après une communication aussi maladroite.

Le système de soins de santé est au point mort depuis des semaines et est complètement dominé par l'admission des patients Covid-19. Malheureusement, il existe un grand risque que de nombreuses personnes meurent parmi les personnes "non corona" qui n'ont pas été suivies et/ou traitées. Quelqu'un va-t-il en assumer la responsabilité ? La lettre récente de l'INAMI sur les interventions médicales urgentes et nécessaires prouve que la santé publique n'est clairement pas sa priorité numéro 1. La politique va-t-elle enfin agir pour une administration qui échappe depuis des années à tout contrôle démocratique parlementaire ?

Après avoir injecté pendant des années de milliards dans les transports publics, avoir essuyé des montagnes de critiques sur le parc automobile et sa grande fiscalisation, le Conseil de Sécurité déclare aujourd'hui : "Pour éviter la foule, il est conseillé de se déplacer avec ses propres moyens...". En effet, comment va-t-on pouvoir utiliser en toute sécurité l'offre de train existante, qui n'est certainement pas adaptée aux navetteurs ? Heureusement, il y a une pléthore de voitures dans ce pays pour permettre aux personnes de retourner au travail.

Pourquoi les magasins sont-ils ouverts et les membres d'une même famille ne peuvent-ils pas enfin se retrouver ?

En fait, aucune véritable stratégie de sortie n'a été déterminée. Car beaucoup de choses restent floues. Par exemple : qu'en est-il des élèves des autres années d'étude, des coiffeurs, des compétitions sportives, de l'horeca, des vacances, des excursions d'un jour,... ? Tant qu'il n'y aura pas de traitements efficaces contre le virus, une partie de la société sera paralysée. Mais une critique croissante est la suivante: pourquoi les magasins sont-ils ouverts et les membres d'une même famille ne peuvent-ils pas enfin se retrouver ?

Le gouvernement veut que les citoyens portent des masques dans les transports publics tout comme les enfants de plus de douze ans dans les écoles. Le port du masque est aussi recommandé dans les magasins. En ce qui concerne ces masques, une commission d'enquête devra être mise sur pied, afin de savoir pourquoi il n'y avait pas de stock.

Pourtant, à la page 2 du document du Conseil de sécurité, il est stipulé que le gouvernement fédéral et les États fédérés veilleront ensemble à ce que chaque citoyen reçoive au moins un masque standard en tissu gratuitement...On peut espérer que ceux-ci ne devront pas être commandés en Chine.

La lutte contre le coronavirus a entraîné une multiplication d'institutions qui se déclarent toutes compétentes en la matière. Le gouvernement fédéral avec un ministre coordinateur, le Centre de crise, les groupes d'experts du GEES, CELEVAL, Sciensano, le comité scientifique coronavirus, un groupe de gestion des risques, puis à nouveau le Conseil de sécurité avec les États fédérés,...Vendredi dernier, on a eu droit à une nouvelle prestation de ce Conseil de sécurité avec comme lignes directrices : de mauvais orateurs, une conférence de presse qui débute à 22 heures (!), une communication peu claire, un PowerPoint pas digne de ce nom, ... Bref, pour reprendre la terminologie universitaire : renvoyé avec brio en deuxième session.Les allocations du président Emmanuel Macron et du Premier ministre néerlandais Mark Rutte sont, en comparaison, des exemples de clarté et de précision. Pourquoi cela n'est-il pas possible chez nous ? Est-ce la faute de la classe politique ? Il est difficile d'attendre du sérieux, de la discipline et du respect de la part de la population après une communication aussi maladroite. Le leadership se manifeste par des décisions efficaces et réfléchies, qui sont communiquées de manière compréhensible.La stratégie de sortie de crise est lourde et comporte trois phases. Mais pourquoi doit-il y avoir une phase 1A et 1B et non quatre phases, cela n'est expliqué nulle part. Un point positif est certainement que tous les magasins encore fermés pourront rouvrir le 11 mai. Cela clarifie la situation brouillonne de ces dernières semaines. En effet, pourquoi le magasin de bricolage Hubo a-t-il été autorisé à ouvrir et pas le magasin de peinture Colora ? L'école reprendra le 15 mai (en Flandre) ou le 18 mai (en Wallonie et à Bruxelles). On verra à ce moment dans quelle mesure les trois communautés mèneront une politique commune. D'ailleurs, il n'est pas toujours logique que certaines années d'études reprennent les cours et d'autres non, ce qui pose des problèmes pratiques aux parents qui travaillent. En tout cas, le plus grand défi pour les écoles reste à venir : la longue période d'examens en juin et la rentrée de septembre.Le système de soins de santé est au point mort depuis des semaines et est complètement dominé par l'admission des patients Covid-19. Malheureusement, il existe un grand risque que de nombreuses personnes meurent parmi les personnes "non corona" qui n'ont pas été suivies et/ou traitées. Quelqu'un va-t-il en assumer la responsabilité ? La lettre récente de l'INAMI sur les interventions médicales urgentes et nécessaires prouve que la santé publique n'est clairement pas sa priorité numéro 1. La politique va-t-elle enfin agir pour une administration qui échappe depuis des années à tout contrôle démocratique parlementaire ?Après avoir injecté pendant des années de milliards dans les transports publics, avoir essuyé des montagnes de critiques sur le parc automobile et sa grande fiscalisation, le Conseil de Sécurité déclare aujourd'hui : "Pour éviter la foule, il est conseillé de se déplacer avec ses propres moyens...". En effet, comment va-t-on pouvoir utiliser en toute sécurité l'offre de train existante, qui n'est certainement pas adaptée aux navetteurs ? Heureusement, il y a une pléthore de voitures dans ce pays pour permettre aux personnes de retourner au travail. En fait, aucune véritable stratégie de sortie n'a été déterminée. Car beaucoup de choses restent floues. Par exemple : qu'en est-il des élèves des autres années d'étude, des coiffeurs, des compétitions sportives, de l'horeca, des vacances, des excursions d'un jour,... ? Tant qu'il n'y aura pas de traitements efficaces contre le virus, une partie de la société sera paralysée. Mais une critique croissante est la suivante: pourquoi les magasins sont-ils ouverts et les membres d'une même famille ne peuvent-ils pas enfin se retrouver ? Le gouvernement veut que les citoyens portent des masques dans les transports publics tout comme les enfants de plus de douze ans dans les écoles. Le port du masque est aussi recommandé dans les magasins. En ce qui concerne ces masques, une commission d'enquête devra être mise sur pied, afin de savoir pourquoi il n'y avait pas de stock. Pourtant, à la page 2 du document du Conseil de sécurité, il est stipulé que le gouvernement fédéral et les États fédérés veilleront ensemble à ce que chaque citoyen reçoive au moins un masque standard en tissu gratuitement...On peut espérer que ceux-ci ne devront pas être commandés en Chine.