Le scénario choisi est celui de l'explosion d'un camion-citerne dans une station-service à proximité de la gare d'Etterbeek. Il y a une trentaine de victimes, dont neuf personnes décédées et une personne grièvement brûlée et inconsciente. Les neufs corps et la personne gravement brûlée sont amenés à Neder-Over-Heembeek où on doit tenter de les identifier le plus rapidement possible.

Par ailleurs, il faut aussi assurer le meilleur accueil possible aux familles. Il s'agit d'un exercice multidisciplinaire dont le but est d'améliorer la collaboration entre les différents services impliqués en situation réelle: l'équipe du Disaster Victim Identification (DVI) de la police fédérale, la Défense, la protection civile qui offre un appui technique, la Croix-Rouge et le service Santé publique, le parquet fédéral et les experts (médecins légistes et orthodontistes).

"Nous simulons l'arrivée des corps à la morgue lorsqu'ils sont déjà reconstitués", explique le commissaire Christian Decobecq, commandant du DVI. "On prend une empreinte de doigt, on déshabille la victime, on la nettoie. Le médecin légiste fait ensuite une description du corps, mentionnant les cicatrices, les tatouages, ... une description des vêtements, la présence d'une montre, d'une alliance. On fait enfin un prélèvement d'ADN et un examen dentaire".

Les moyens du DVI ont été accrus, conséquence des attentats du 22 mars 2016 et des décisions de la commission d'enquête parlementaire qui a suivi. "Nous disposons désormais d'une morgue mobile qui peut être déployée n'importe où, de tables d'autopsie en aluminium et d'un software qui permet de comparer instantanément les données du prélèvement ADN avec celles fournies par la famille".

En matière d'accueil des familles, une aide psychologique immédiate est proposée dès l'arrivée à l'hôpital militaire. L'itinéraire suivi par les familles à l'arrivée est différent de celui emprunté pour les corps. On sépare les familles pour lesquelles on a des nouvelles de celles pour lesquelles on n'en a pas. Enfin, un espace est prévu pour rendre hommage aux victimes.

Belga

Le scénario choisi est celui de l'explosion d'un camion-citerne dans une station-service à proximité de la gare d'Etterbeek. Il y a une trentaine de victimes, dont neuf personnes décédées et une personne grièvement brûlée et inconsciente. Les neufs corps et la personne gravement brûlée sont amenés à Neder-Over-Heembeek où on doit tenter de les identifier le plus rapidement possible. Par ailleurs, il faut aussi assurer le meilleur accueil possible aux familles. Il s'agit d'un exercice multidisciplinaire dont le but est d'améliorer la collaboration entre les différents services impliqués en situation réelle: l'équipe du Disaster Victim Identification (DVI) de la police fédérale, la Défense, la protection civile qui offre un appui technique, la Croix-Rouge et le service Santé publique, le parquet fédéral et les experts (médecins légistes et orthodontistes). "Nous simulons l'arrivée des corps à la morgue lorsqu'ils sont déjà reconstitués", explique le commissaire Christian Decobecq, commandant du DVI. "On prend une empreinte de doigt, on déshabille la victime, on la nettoie. Le médecin légiste fait ensuite une description du corps, mentionnant les cicatrices, les tatouages, ... une description des vêtements, la présence d'une montre, d'une alliance. On fait enfin un prélèvement d'ADN et un examen dentaire". Les moyens du DVI ont été accrus, conséquence des attentats du 22 mars 2016 et des décisions de la commission d'enquête parlementaire qui a suivi. "Nous disposons désormais d'une morgue mobile qui peut être déployée n'importe où, de tables d'autopsie en aluminium et d'un software qui permet de comparer instantanément les données du prélèvement ADN avec celles fournies par la famille". En matière d'accueil des familles, une aide psychologique immédiate est proposée dès l'arrivée à l'hôpital militaire. L'itinéraire suivi par les familles à l'arrivée est différent de celui emprunté pour les corps. On sépare les familles pour lesquelles on a des nouvelles de celles pour lesquelles on n'en a pas. Enfin, un espace est prévu pour rendre hommage aux victimes. Belga