Les militants de la section seront convoqués dans les prochains jours en assemblée générale afin de se prononcer eux aussi à ce propos.

"Nous, les élus socialistes de la Liste du Bourgmestre de Saint-Josse, réaffirmons notre soutien plein et entier à l'égard de notre bourgmestre Emir Kir qui a toujours été un homme de gauche dans son engagement politique et ses actions. Une Assemblée Générale des militants se réunira dans les prochains jours afin de se prononcer souverainement sur leur soutien à l'égard du bourgmestre", a communiqué Luc Fremal via l'agence Belga.

Le sp.a attend des éclaircissements du PS

Le sp.a bruxellois et Lydia Desloover, échevine à Saint-Josse-ten-Noode, attendent des éclaircissements de la part de la fédération bruxelloise du PS sur la situation dans la commune, avant de prendre position, indiquent-ils. Le député-bourgmestre Emir Kir a été exclu du PS samedi.

"Le sp.a Région bruxelloise et l'échevine Lydia Desloover ont pris acte de la décision de la commission de vigilance du PS concernant le bourgmestre de Saint-Josse-ten-Noode Emir Kir", indique le communiqué. "Il appartient désormais à la fédération bruxelloise du PS de clarifier la situation à Saint-Josse. Sur la base de ces précisions, le sp.a bruxellois prendra position et, entre-temps, ne communiquera plus."

Emir Kir exclu du parti

La commission de vigilance du PS bruxellois a décidé l'exclusion du député-bourgmestre de Saint-Josse Emir Kir. Elle avait été saisie d'une plainte introduite par un militant pour rupture du cordon sanitaire - accueil et rencontre avec deux maires du MHP, parti d'extrême droite. "La Commission de vigilance a pris sa décision conformément aux statuts du Parti Socialiste", ont indiqué le président Ahmezd Laaouej, et les vice-présidents Isabelle Emmery et Martin Casier.

Après avoir pris connaissance du rapport de deux rapporteurs chargés d'analyser le dossier, et après avoir procédé à plusieurs auditions des parties concernées par la procédure, "la Commission de vigilance fédérale a conclu que la rupture du cordon sanitaire avec un parti d'extrême droite était incompatible avec la qualité de membre du PS.

Belga
© Belga

Elle juge qu'il y a eu rupture du cordon sanitaire et qu'il y a eu un manquement de vigilance aux conséquences graves, de la part de ce mandataire expérimenté, dans la connaissance et dans l'enquête préalable et préparatoire portant sur les appartenances politiques des membres de la délégation de l'Association des Villes et des Communes de Turquie (TBB) qu'il a reçue le 04 décembre 2019 alors qu'elle était présente à Bruxelles du 2 au 5 décembre", souligne le communiqué. La commission de vigilance qui s'est réunie durant plusieurs heures avait à prendre position sur plainte de Jeremie Tojerow, un militant saint-gillois du parti au sujet de la rencontre du député-bourgmestre de Saint-Josse-Ten Noode avec deux maires turcs d'extrême droite, aux côtés de quatre autres maires turcs en marge d'une réunion à laquelle ceux-ci avaient pris part au niveau européen en décembre.

Lire aussi: Emir Kir-Mahinur Ozdemir: Peut-on servir deux maîtres ?

L'exclusion d'Emir Kir sonne le glas d'une éventuelle majorité arc-en-ciel

L'exclusion, samedi, du député fédéral Emir Kir du PS a pour effet de fermer définitivement la porte à l'éventuelle constitution d'une majorité arc-en-ciel au niveau fédéral. Jugé fort fragile en raison de son unique siège de majorité, cet attelage -rassemblant socialistes, libéraux et écologistes du nord et du sud du pays- n'en était pas moins l'une des coalitions mathématiquement envisageables après le scrutin du 26 mai dernier.

En additionnant les 20 sièges du PS aux 9 du sp.a, aux 21 des Verts, aux 12 de l'Open-Vld ainsi qu'aux 14 du MR, on obtenait en effet 76 sièges, soit tout juste la moitié plus une voix au sein d'une assemblée comptant 150 élus.

En cas de blocages persistants entre partis, elle aurait pu, en fin de compte, servir d'éventuelle solution de repli pour le fédéral.

Dans sa dernière interview politique donnée vendredi soir, l'ancien Premier ministre et président du Conseil européen Herman Van Rompuy (CD&V) préconisait d'ailleurs cette piste -sans le CD&V, donc-, rappelant que le gouvernement flamand Van Den Brande IV n'avait lui aussi eu qu'un siège de majorité, ce qui ne l'avait pas empêché de tenir de 1995 à 1999...

Dans les rangs du PS -qui ne comptera désormais plus que 19 élus à la Chambre- on reconnaissait, samedi, que l'exclusion d'Emir Kir ferme mathématiquement à cette piste.

Dave Sinardet, BELGAIMAGE
Dave Sinardet © BELGAIMAGE

"Mais 76 élus, était-ce viable? Peu de gens y croyaient", commente cet élu pour qui l'appui du CD&V (12 élus à la Chambre, ndlr) reste indispensable à un arc-en-ciel. "Former une majorité sans le CD&V, je n'y crois pas".

Pour Dave Sinardet également, l'exclusion d'Emir Kir du PS a peu d'effet sur les chances de formation d'une majorité fédérale. "Avec un seul siège de majorité, c'aurait été quoi qu'il en soit difficile. N'importe quel député aurait pu prendre la majorité en otage, notamment au sein du groupe de l'Open Vld où il y a peu de partisans de l'arc-en-ciel", analyse le politologue flamand interrogé par Belga.

A ses yeux, c'est surtout au PS bruxellois que les conséquences de l'exclusion de Kir seront les plus palpables. Celui-ci va, en effet, devoir expliquer à présent la mesure à son arrière-ban et "se trouver de nouveaux visages électoralement aussi forts que Kir".

Ce dernier avait attiré 18.520 voix de préférence à Bruxelles en mai dernier, soit le 2e meilleur score de la liste socialiste, derrière Ahmed Laaouej (31.589 voix). Saluant le fait que le parti semble avoir mis, samedi, ses valeurs avant ses intérêts politiques, le politologue estime toutefois que le PS risque d'en payer un lourd tribut dans la capitale.

"Kir est très populaire et il disposait d'une majorité absolue à Saint-Josse. Il restera bourgmestre, mais la question à présent est de savoir ce que vont faire ses conseillers communaux PS", interroge M. Sinardet.

A ses yeux, cette décision de la fédération bruxelloise renforce, en tout cas, la position du président du PS, Paul Magnette.

"La commission de vigilance a bien entendu les points de vue de ses dirigeants, comme Magnette. Ces dernières semaines, il avait insisté régulièrement sur l'importance des valeurs du parti. Regardez notamment son attitude envers la N-VA. Si Kir avait été préservé, le discours de Magnette en aurait alors été moins crédible".

Magnette : "Le cordon sanitaire s'impose vis-à-vis de tous les élus d'extrême droite"

Le président du Parti socialiste Paul Magnette a dit samedi matin "prendre acte" de la décision de la commission de vigilance de la fédération bruxelloise du PS d'exclure le député-bourgmestre Emir Kir du parti.

"Cette sanction fait suite au non-respect du cordon sanitaire. Pour le PS, son respect s'impose vis-à-vis de tous les élus d'extrême droite, quels qu'ils soient et d'où qu'ils viennent", a répété samedi M. Magnette.

Mi-décembre, sur le plateau de RTL-TVi, il avait déjà "fermement" condamné la rencontre qu'Emir Kir avait eue quelques jours auparavant avec des maires turcs membres du parti d'extrême droite MHP.

Belga
© Belga

L'exclusion d'Emir Kir des rangs du PS est la deuxième en quelques semaines à peine.

Le 3 janvier dernier, la commission de vigilance de la section liégeoise du PS avait pour rappel décidé d'exclure l'échevin de Neupré Benoît Hons pour des propos polémiques sur Facebook.

Victime d'un vol en Espagne, il s'en était pris aux gens du voyage, les traitant notamment de "spécimens parasites".

"Mon bilan démontre mon absence de complaisance avec l'extrême-droite", affirme Emir Kir

Le député-bourgmestre de Saint-Josse-Ten-Noode Emir Kir, exclu du PS par la commission de vigilance du parti, a affirmé au cours de la nuit de vendredi à samedi être un homme de gauche, de conviction et d'actions, dont le bilan au niveau fédéral et local plaide en sa faveur et démontre son absence de complaisance vis-à-vis de l'extrême droite. Interrogé par l'agence Belga à ce propos, il a par ailleurs laissé en suspens ses intentions quant à la possibilité d'aller en appel de la décision prise à son encontre, dans un délai d'un mois.

"Dans la vie, on peut tout fuir... sauf sa conscience. Aujourd'hui, comme au début de mon engagement en politique, la mienne est tranquille. Je suis fier de toutes les actions réalisées au service de la population", a commenté M. Kir, dans une première réaction.

Emir Kir a ajouté que sa déception par rapport au parti était grande, mais que ses idéaux de gauche demeuraient intacts.

Les militants de la section seront convoqués dans les prochains jours en assemblée générale afin de se prononcer eux aussi à ce propos."Nous, les élus socialistes de la Liste du Bourgmestre de Saint-Josse, réaffirmons notre soutien plein et entier à l'égard de notre bourgmestre Emir Kir qui a toujours été un homme de gauche dans son engagement politique et ses actions. Une Assemblée Générale des militants se réunira dans les prochains jours afin de se prononcer souverainement sur leur soutien à l'égard du bourgmestre", a communiqué Luc Fremal via l'agence Belga. Le sp.a bruxellois et Lydia Desloover, échevine à Saint-Josse-ten-Noode, attendent des éclaircissements de la part de la fédération bruxelloise du PS sur la situation dans la commune, avant de prendre position, indiquent-ils. Le député-bourgmestre Emir Kir a été exclu du PS samedi."Le sp.a Région bruxelloise et l'échevine Lydia Desloover ont pris acte de la décision de la commission de vigilance du PS concernant le bourgmestre de Saint-Josse-ten-Noode Emir Kir", indique le communiqué. "Il appartient désormais à la fédération bruxelloise du PS de clarifier la situation à Saint-Josse. Sur la base de ces précisions, le sp.a bruxellois prendra position et, entre-temps, ne communiquera plus." La commission de vigilance du PS bruxellois a décidé l'exclusion du député-bourgmestre de Saint-Josse Emir Kir. Elle avait été saisie d'une plainte introduite par un militant pour rupture du cordon sanitaire - accueil et rencontre avec deux maires du MHP, parti d'extrême droite. "La Commission de vigilance a pris sa décision conformément aux statuts du Parti Socialiste", ont indiqué le président Ahmezd Laaouej, et les vice-présidents Isabelle Emmery et Martin Casier. Après avoir pris connaissance du rapport de deux rapporteurs chargés d'analyser le dossier, et après avoir procédé à plusieurs auditions des parties concernées par la procédure, "la Commission de vigilance fédérale a conclu que la rupture du cordon sanitaire avec un parti d'extrême droite était incompatible avec la qualité de membre du PS. Elle juge qu'il y a eu rupture du cordon sanitaire et qu'il y a eu un manquement de vigilance aux conséquences graves, de la part de ce mandataire expérimenté, dans la connaissance et dans l'enquête préalable et préparatoire portant sur les appartenances politiques des membres de la délégation de l'Association des Villes et des Communes de Turquie (TBB) qu'il a reçue le 04 décembre 2019 alors qu'elle était présente à Bruxelles du 2 au 5 décembre", souligne le communiqué. La commission de vigilance qui s'est réunie durant plusieurs heures avait à prendre position sur plainte de Jeremie Tojerow, un militant saint-gillois du parti au sujet de la rencontre du député-bourgmestre de Saint-Josse-Ten Noode avec deux maires turcs d'extrême droite, aux côtés de quatre autres maires turcs en marge d'une réunion à laquelle ceux-ci avaient pris part au niveau européen en décembre.Lire aussi: Emir Kir-Mahinur Ozdemir: Peut-on servir deux maîtres ?L'exclusion, samedi, du député fédéral Emir Kir du PS a pour effet de fermer définitivement la porte à l'éventuelle constitution d'une majorité arc-en-ciel au niveau fédéral. Jugé fort fragile en raison de son unique siège de majorité, cet attelage -rassemblant socialistes, libéraux et écologistes du nord et du sud du pays- n'en était pas moins l'une des coalitions mathématiquement envisageables après le scrutin du 26 mai dernier.En additionnant les 20 sièges du PS aux 9 du sp.a, aux 21 des Verts, aux 12 de l'Open-Vld ainsi qu'aux 14 du MR, on obtenait en effet 76 sièges, soit tout juste la moitié plus une voix au sein d'une assemblée comptant 150 élus.En cas de blocages persistants entre partis, elle aurait pu, en fin de compte, servir d'éventuelle solution de repli pour le fédéral.Dans sa dernière interview politique donnée vendredi soir, l'ancien Premier ministre et président du Conseil européen Herman Van Rompuy (CD&V) préconisait d'ailleurs cette piste -sans le CD&V, donc-, rappelant que le gouvernement flamand Van Den Brande IV n'avait lui aussi eu qu'un siège de majorité, ce qui ne l'avait pas empêché de tenir de 1995 à 1999...Dans les rangs du PS -qui ne comptera désormais plus que 19 élus à la Chambre- on reconnaissait, samedi, que l'exclusion d'Emir Kir ferme mathématiquement à cette piste."Mais 76 élus, était-ce viable? Peu de gens y croyaient", commente cet élu pour qui l'appui du CD&V (12 élus à la Chambre, ndlr) reste indispensable à un arc-en-ciel. "Former une majorité sans le CD&V, je n'y crois pas".Pour Dave Sinardet également, l'exclusion d'Emir Kir du PS a peu d'effet sur les chances de formation d'une majorité fédérale. "Avec un seul siège de majorité, c'aurait été quoi qu'il en soit difficile. N'importe quel député aurait pu prendre la majorité en otage, notamment au sein du groupe de l'Open Vld où il y a peu de partisans de l'arc-en-ciel", analyse le politologue flamand interrogé par Belga.A ses yeux, c'est surtout au PS bruxellois que les conséquences de l'exclusion de Kir seront les plus palpables. Celui-ci va, en effet, devoir expliquer à présent la mesure à son arrière-ban et "se trouver de nouveaux visages électoralement aussi forts que Kir".Ce dernier avait attiré 18.520 voix de préférence à Bruxelles en mai dernier, soit le 2e meilleur score de la liste socialiste, derrière Ahmed Laaouej (31.589 voix). Saluant le fait que le parti semble avoir mis, samedi, ses valeurs avant ses intérêts politiques, le politologue estime toutefois que le PS risque d'en payer un lourd tribut dans la capitale."Kir est très populaire et il disposait d'une majorité absolue à Saint-Josse. Il restera bourgmestre, mais la question à présent est de savoir ce que vont faire ses conseillers communaux PS", interroge M. Sinardet.A ses yeux, cette décision de la fédération bruxelloise renforce, en tout cas, la position du président du PS, Paul Magnette."La commission de vigilance a bien entendu les points de vue de ses dirigeants, comme Magnette. Ces dernières semaines, il avait insisté régulièrement sur l'importance des valeurs du parti. Regardez notamment son attitude envers la N-VA. Si Kir avait été préservé, le discours de Magnette en aurait alors été moins crédible".Le président du Parti socialiste Paul Magnette a dit samedi matin "prendre acte" de la décision de la commission de vigilance de la fédération bruxelloise du PS d'exclure le député-bourgmestre Emir Kir du parti."Cette sanction fait suite au non-respect du cordon sanitaire. Pour le PS, son respect s'impose vis-à-vis de tous les élus d'extrême droite, quels qu'ils soient et d'où qu'ils viennent", a répété samedi M. Magnette.Mi-décembre, sur le plateau de RTL-TVi, il avait déjà "fermement" condamné la rencontre qu'Emir Kir avait eue quelques jours auparavant avec des maires turcs membres du parti d'extrême droite MHP.L'exclusion d'Emir Kir des rangs du PS est la deuxième en quelques semaines à peine.Le 3 janvier dernier, la commission de vigilance de la section liégeoise du PS avait pour rappel décidé d'exclure l'échevin de Neupré Benoît Hons pour des propos polémiques sur Facebook.Victime d'un vol en Espagne, il s'en était pris aux gens du voyage, les traitant notamment de "spécimens parasites"."Mon bilan démontre mon absence de complaisance avec l'extrême-droite", affirme Emir KirLe député-bourgmestre de Saint-Josse-Ten-Noode Emir Kir, exclu du PS par la commission de vigilance du parti, a affirmé au cours de la nuit de vendredi à samedi être un homme de gauche, de conviction et d'actions, dont le bilan au niveau fédéral et local plaide en sa faveur et démontre son absence de complaisance vis-à-vis de l'extrême droite. Interrogé par l'agence Belga à ce propos, il a par ailleurs laissé en suspens ses intentions quant à la possibilité d'aller en appel de la décision prise à son encontre, dans un délai d'un mois."Dans la vie, on peut tout fuir... sauf sa conscience. Aujourd'hui, comme au début de mon engagement en politique, la mienne est tranquille. Je suis fier de toutes les actions réalisées au service de la population", a commenté M. Kir, dans une première réaction.Emir Kir a ajouté que sa déception par rapport au parti était grande, mais que ses idéaux de gauche demeuraient intacts.