Ce courrier, daté du 6 mars dernier, est signé par trois des quatre membres du comité exécutif, à l'exception du directeur général Marc Vandercammen.

Le comité exécutif du Centre de recherche et d'information des organisations de consommateurs y dénonce l'interview, au JT de la RTBF, d'un ancien de ses collaborateurs aujourd'hui employé par le SPF Economie.

"Qu'en est-il du devoir de réserve du fonctionnaire ? Et quelle serait la validité d'une enquête réalisée par un service dont un des membres a déjà pris position publiquement de la sorte", s'interrogent la présidente et les deux vice-présidents du Crioc ?
Ceux-ci demandent au ministre de tutelle Johan Vande Lanotte d'être attentif à cette problématique, afin que l'enquête évoquée soit réalisée "dans des conditions où les droits de la défense seront respectés."

Après la publication de l'enquête du Le Vif/L'Express, questionnant les méthodes de travail du CRIOC, plusieurs médias, notamment audiovisuels, avaient interviewé d'anciens collaborateurs du Centre pour recueillir leur avis sur cette mise en question. C'est l'un d'entre eux, témoignant anonymement, que les membres du comité exécutif de la fondation assurent avoir reconnu, dans une interview diffusée à la RTBF le 24 février dernier. "Outre sa volonté de nuire à l'institution, vous verrez que son témoignage se borne à rappeler des ouï-dire, puisqu'il relate des faits qu'il aurait entendus, relatifs à un autre service", accusent les trois membres de la direction.

Laurence Van Ruymbeke