Les responsables politiques belges ont exprimé leur effroi et leurs craintes à la vue des scènes de chaos provoquées, aux Etats-Unis, par les partisans de Donal Trump. Non sans allusions, aussi, à la polarisation que cela a induit chez nous.
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Les responsables politiques belges ont exprimé leur effroi et leurs craintes à la vue des scènes de chaos provoquées, aux Etats-Unis, par les partisans de Donal Trump. Non sans allusions, aussi, à la polarisation que cela a induit chez nous.La réaction est officielle, d'abord. Alexander De Croo, notre Premier ministre, dit être "choqué et incrédule" au moment où les événements se déroulent. "Nous faisons confiance aux institutions américaines pour sur monter ce moment", dit-il. Sophie Wilmès (MR), ministre des Affaires étrangères, regrette aussi ces images "choquantes, qui blessent nos idéaux démocratiques". "Elles montre l'étendue de la tâche du président élu Joe Biden, ajoute-t-elle, qui sera d'unifier autour d'un projet commun" .Mais politiquement, personne ne reste muet. "Ces scènes sont très graves, commente Paul Magnette, président du PS. Elles montrent combien la démocratie a été fragilisée par Trump. Voilà où mènent le populisme et la banalisation de l'extrême-droite. C'est une attaque contre la démocratie. Tout notre soutien aux défenseurs de la démocratie aux USA.""Ce qui se déroule au USA en ce moment est un précédent d'une extrême gravité qui malheureusement est un symptôme violent des maladies populistes de notre démocratie, appuie Georges-Louis Bouchez, président du MR. Le danger ne se résume pas à Donald Trump est bien plus profond. Démocrates, levons-nous!"Maxime Prevot, président du CDH, se dit écoeuré: "Affligeant. Inquiétant. Trump ou le parfait pompier-pyromane." Dans le même registre, Ahmed Laoouej, chef de file PS, relaie une illustration du Spiegel allemand avec Donald Trump tenant entre ses doigts une allumette.François De Smet (DéFI) dénonce "la plus grande démocratie du monde fragilisée et intimidée par une foule chauffée à blanc par des années de discours de haine et de repli". "C'est une attaque contre la démocratie, contre ses symboles, de nature fasciste, a-t-il ajouté jeudi matin sur Bel RTL. On est au début de quelque chose et notre tort serait de ne pas prendre Trump au sérieux." Rajae Maouane, coprésidente d'Ecolo, relaie pour sa part une image d'hommes armés dans le Capitole: "Le résultat de 4 ans de populisme et d'extrémisme en une photo."Souvent critiqué pour le soutien affiché au président américain sortant, la N-VA dénonce sobrement les événements. Bart De Wever publie les images de la transition de pouvoir entre Jimmy Carter et Ronald Reagan en 2005, au cours de laquelle le nouveau président républicain saluait cette tradition américaine d'une passation de pouvoir sobre. "Qui sème la haine, récolte la violence", souligne Servais Verherstraeten, chef de file CD&V à la Chambre. Qui met en évidence combien la démocratie peut être "fragile" dans un monde polarisé à l'extrême. "Faites attention à vos mots, parce qu'ils deviennent des faits", lance son président de parti, Joachim Coens, sous la forme d'un mantra.Hors de la politique aussi, ces scènes provoquent un émoi considérable. "Arrêtez Trump", lance Emma Messeman, Belgian Cat. "Il devrait être sanctionné, maintenant", relaie le professeur Franklin Dehousse.