Plus de la moitié des élèves sondés ont déjà eu cours avec un TBI (54,2%), 2,4% avec une tablette et 3,9% avec les deux. Plus d'un tiers (39,6%) n'ont jamais bénéficié de ces outils.

La plupart des élèves (46,08%) ayant reçu un cours avec un TBI se déclarent satisfaits et 22,62% très satisfaits. Ils sont 78% à aimer quand leur professeur l'utilise et 73% à l'utiliser eux-mêmes. Cependant, une distinction s'opère quant au travail réalisé avec l'outil, 32% se disant "pas nécessairement enthousiaste".

Le TBI aide les élèves à prendre note, à sélectionner ce qui est important, ou encore à identifier les parties importantes de la matière. Mais 17% des élèves se disent souvent distraits par son utilisation.

Les enseignants considèrent le TBI comme efficace, améliorant les apprentissages des élèves et leur motivation et permettant un accès facile à l'information et l'utilisation de ressources diversifiées dans les cours. Ces bienfaits sont toutefois semblables à ceux de l'ordinateur, soulignent-ils.

Seuls 15,6% des enseignants sondés utilisent une tablette dans leur classe, généralement pour la recherche d'informations ou la prise de notes. Les élèves signalent que les activités avec cet outil restent ponctuelles. La tablette génère un engagement affectif important auprès des élèves mais engendre davantage de distractions. Elle aide principalement à la prise de notes et à mobiliser ce qui est déjà connu.

Solange Hendryckx, institutrice dans une classe de 3e primaire de l'école primaire Leon Lepage, a bénéficié des deux outils dans sa classe. Avec six tablettes et un TBI, elle a développé un projet autour de l'histoire de Bruxelles. Pour elle, les avantages sont indéniables. "Cela m'a permis d'avancer beaucoup plus vite que d'habitude. Nous avons cherché des images sur internet, développé leur sens critique en cherchant la source, etc. C'est un travail énorme, de longue haleine mais qui ne fatigue pas les élèves qui ont envie de continuer", témoigne-t-elle.

Plus l'enseignant sera formé, plus il se sentira compétent dans l'usage du numérique dans sa classe, soulignent les chercheurs de l'ULB qui recommandent dès lors de développer la formation continue et l'accompagnement du professeur, sans lequel les résultats sont moins satisfaisants.

Par ailleurs, les enseignants sondés considèrent que la politique d'intégration du numérique de la Ville de Bruxelles, via des appels à projets, reste floue. Bien que les enseignants se disent bien informés de l'existence de cette démarche, ils ne connaissent pas les critères de sélection ou les délais pour obtenir l'outil.

Enfin, une forte demande d'aide pédagogique émerge dans l'enquête. Celle-ci constate que le soutien, par un tiers ou de la documentation, joue un rôle important pour l'efficacité de l'utilisation du numérique en classe. Elle recommande de généraliser les échanges informels entre enseignants en créant un réseau d'accompagnement.

Patrick Danau, inspecteur de la pédagogie transversale et des technologies de l'information et de la communication pour la Ville de Bruxelles, constate que "tout le discours autour des 'digital natives' (la génération née dans l'ère digitale, ndlr) est fortement exagéré. Il est difficile de maîtriser le traitement de texte par exemple sans être accompagné. Les enseignants sont parfois étonnés de devoir expliquer à leurs élèves le fonctionnement d'un navigateur, comment bien choisir les mots-clés pour une recherche internet... Le professeur accompagne aussi l'élève pour une utilisation raisonnée du numérique", souligne-t-il.

Pour Solange Hendryckx, le numérique n'est qu'un "outil et doit être associé à un projet. On ne peut utiliser que cela, le crayon et le papier restent indispensables".

L'enquête a été réalisée en mai 2016 par questionnaire auprès d'un échantillon de 139 enseignants et 1.036 élèves des écoles primaires, secondaires et supérieures de la Ville de Bruxelles.

Plus de la moitié des élèves sondés ont déjà eu cours avec un TBI (54,2%), 2,4% avec une tablette et 3,9% avec les deux. Plus d'un tiers (39,6%) n'ont jamais bénéficié de ces outils. La plupart des élèves (46,08%) ayant reçu un cours avec un TBI se déclarent satisfaits et 22,62% très satisfaits. Ils sont 78% à aimer quand leur professeur l'utilise et 73% à l'utiliser eux-mêmes. Cependant, une distinction s'opère quant au travail réalisé avec l'outil, 32% se disant "pas nécessairement enthousiaste". Le TBI aide les élèves à prendre note, à sélectionner ce qui est important, ou encore à identifier les parties importantes de la matière. Mais 17% des élèves se disent souvent distraits par son utilisation. Les enseignants considèrent le TBI comme efficace, améliorant les apprentissages des élèves et leur motivation et permettant un accès facile à l'information et l'utilisation de ressources diversifiées dans les cours. Ces bienfaits sont toutefois semblables à ceux de l'ordinateur, soulignent-ils. Seuls 15,6% des enseignants sondés utilisent une tablette dans leur classe, généralement pour la recherche d'informations ou la prise de notes. Les élèves signalent que les activités avec cet outil restent ponctuelles. La tablette génère un engagement affectif important auprès des élèves mais engendre davantage de distractions. Elle aide principalement à la prise de notes et à mobiliser ce qui est déjà connu. Solange Hendryckx, institutrice dans une classe de 3e primaire de l'école primaire Leon Lepage, a bénéficié des deux outils dans sa classe. Avec six tablettes et un TBI, elle a développé un projet autour de l'histoire de Bruxelles. Pour elle, les avantages sont indéniables. "Cela m'a permis d'avancer beaucoup plus vite que d'habitude. Nous avons cherché des images sur internet, développé leur sens critique en cherchant la source, etc. C'est un travail énorme, de longue haleine mais qui ne fatigue pas les élèves qui ont envie de continuer", témoigne-t-elle. Plus l'enseignant sera formé, plus il se sentira compétent dans l'usage du numérique dans sa classe, soulignent les chercheurs de l'ULB qui recommandent dès lors de développer la formation continue et l'accompagnement du professeur, sans lequel les résultats sont moins satisfaisants. Par ailleurs, les enseignants sondés considèrent que la politique d'intégration du numérique de la Ville de Bruxelles, via des appels à projets, reste floue. Bien que les enseignants se disent bien informés de l'existence de cette démarche, ils ne connaissent pas les critères de sélection ou les délais pour obtenir l'outil. Enfin, une forte demande d'aide pédagogique émerge dans l'enquête. Celle-ci constate que le soutien, par un tiers ou de la documentation, joue un rôle important pour l'efficacité de l'utilisation du numérique en classe. Elle recommande de généraliser les échanges informels entre enseignants en créant un réseau d'accompagnement. Patrick Danau, inspecteur de la pédagogie transversale et des technologies de l'information et de la communication pour la Ville de Bruxelles, constate que "tout le discours autour des 'digital natives' (la génération née dans l'ère digitale, ndlr) est fortement exagéré. Il est difficile de maîtriser le traitement de texte par exemple sans être accompagné. Les enseignants sont parfois étonnés de devoir expliquer à leurs élèves le fonctionnement d'un navigateur, comment bien choisir les mots-clés pour une recherche internet... Le professeur accompagne aussi l'élève pour une utilisation raisonnée du numérique", souligne-t-il. Pour Solange Hendryckx, le numérique n'est qu'un "outil et doit être associé à un projet. On ne peut utiliser que cela, le crayon et le papier restent indispensables". L'enquête a été réalisée en mai 2016 par questionnaire auprès d'un échantillon de 139 enseignants et 1.036 élèves des écoles primaires, secondaires et supérieures de la Ville de Bruxelles.