Annonce phare de l'accord de majorité arc-en-ciel bouclé en 2019, cette nouvelle mouture du décret Inscriptions -la quatrième en près de 15 ans- imprime une série de modifications, mais sans changement radical du mécanisme, lequel donne chaque année quelques sueurs froides à de nombreux parents.

Ainsi, la procédure d'inscription restera centralisée, avec une période d'inscription identique pour tous et un formulaire unique d'inscription (FUI) où les parents devront toujours faire connaître leur choix d'école(s) pour leur enfant.

Dans les établissements fort convoités, le départage des places se fera toujours sur base d'un indice composite calculé en fonction de différents critères, dont le nombre passera de 7 à 8 dans le nouveau régime.

Le poids relatif de ces différents critères est toutefois quelque peu modifié.

Ainsi, le critère distance domicile-école primaire, au coeur des critiques des parents depuis des années, voit son importance sensiblement s'alléger au profit de la distance entre l'école secondaire convoitée et le domicile.

Les priorités d'inscription déjà en place, tel que le fait d'avoir un frère ou une soeur déjà inscrit dans l'école, ou un parent qui y travaille, le resteront.

Autre nouveauté: dans les écoles "réputées incomplètes", c'est-à-dire où la demande de places n'excède pas l'offre (soit environ 60% des écoles en Wallonie et à Bruxelles), les parents recevront directement une attestation d'inscription lors du dépôt de leur FUI.

Le changement le plus sensible est peut-être l'introduction d'une forme de décentralisation dans la gestion du système d'inscription.

En effet, la Commission inter-réseaux des inscriptions (CIRI), l'organe central qui jusqu'ici pilotait et arbitrait toute la procédure, va céder la place à l'avenir à une nouvelle architecture.

À son sommet, on trouvera désormais une Commission de gouvernance des inscriptions (CoGI). Mais celle-ci sera assortie de dix Instances locales des inscriptions (ILI) dans chaque bassin scolaire afin de mieux tenir compte des réalités locales, souvent très différentes, en matière d'inscriptions.

Ces ILI auront également une mission d'information auprès des parents.

Une évaluation du nouveau dispositif, qui entrera pleinement en vigueur pour la rentrée de septembre 2023 seulement, est déjà prévue dans cinq ans, soit en 2026.

Chaque année, ce sont plus 50.000 enfants en Wallonie et à Bruxelles qui sont soumis à la procédure définie par le décret Inscriptions.

Même avec ces adaptations, le nouveau décret ne réduira toutefois pas le nombre d'élèves qui, à chaque rentrée, sont dits "sans école" à défaut d'avoir trouvé une place dans une des écoles de leur choix.

Annonce phare de l'accord de majorité arc-en-ciel bouclé en 2019, cette nouvelle mouture du décret Inscriptions -la quatrième en près de 15 ans- imprime une série de modifications, mais sans changement radical du mécanisme, lequel donne chaque année quelques sueurs froides à de nombreux parents. Ainsi, la procédure d'inscription restera centralisée, avec une période d'inscription identique pour tous et un formulaire unique d'inscription (FUI) où les parents devront toujours faire connaître leur choix d'école(s) pour leur enfant. Dans les établissements fort convoités, le départage des places se fera toujours sur base d'un indice composite calculé en fonction de différents critères, dont le nombre passera de 7 à 8 dans le nouveau régime. Le poids relatif de ces différents critères est toutefois quelque peu modifié. Ainsi, le critère distance domicile-école primaire, au coeur des critiques des parents depuis des années, voit son importance sensiblement s'alléger au profit de la distance entre l'école secondaire convoitée et le domicile. Les priorités d'inscription déjà en place, tel que le fait d'avoir un frère ou une soeur déjà inscrit dans l'école, ou un parent qui y travaille, le resteront. Autre nouveauté: dans les écoles "réputées incomplètes", c'est-à-dire où la demande de places n'excède pas l'offre (soit environ 60% des écoles en Wallonie et à Bruxelles), les parents recevront directement une attestation d'inscription lors du dépôt de leur FUI. Le changement le plus sensible est peut-être l'introduction d'une forme de décentralisation dans la gestion du système d'inscription. En effet, la Commission inter-réseaux des inscriptions (CIRI), l'organe central qui jusqu'ici pilotait et arbitrait toute la procédure, va céder la place à l'avenir à une nouvelle architecture. À son sommet, on trouvera désormais une Commission de gouvernance des inscriptions (CoGI). Mais celle-ci sera assortie de dix Instances locales des inscriptions (ILI) dans chaque bassin scolaire afin de mieux tenir compte des réalités locales, souvent très différentes, en matière d'inscriptions. Ces ILI auront également une mission d'information auprès des parents. Une évaluation du nouveau dispositif, qui entrera pleinement en vigueur pour la rentrée de septembre 2023 seulement, est déjà prévue dans cinq ans, soit en 2026. Chaque année, ce sont plus 50.000 enfants en Wallonie et à Bruxelles qui sont soumis à la procédure définie par le décret Inscriptions. Même avec ces adaptations, le nouveau décret ne réduira toutefois pas le nombre d'élèves qui, à chaque rentrée, sont dits "sans école" à défaut d'avoir trouvé une place dans une des écoles de leur choix.