Par Joanie De Rijke
...

Par Joanie De RijkeLeur rencontre remonte à 2016, lorsqu'on demande à Jef Boes de promouvoir la visibilité du boxeur gantois sur les réseaux sociaux. Jean-Pierre " Junior " Bauwens et lui sont " rapidement devenus amis ", se souvient le photographe. " Il a traversé des situations très difficiles ( NDLR : quatre de ses six frères et soeurs sont autistes et, en 2011, l'un de ses frères a assassiné leur père) et c'est une personnalité spéciale, dans tous les sens du terme. C'est un gars très doux, qui essaie systématiquement de résoudre les problèmes par l'humour, et qui s'investit à fond. En ce sens, je me reconnais en lui. " Ces images ont été prises entre 2016 et aujourd'hui. " Junior voulait relancer sa carrière de boxeur, jusqu'à ce qu'il se rende compte qu'il est difficile de gagner sa vie dans ce sport et décide d'ouvrir son école de boxe, avec sa petite amie Daphné. J'ai suivi toute cette évolution. Au début, il s'agissait surtout de photographier Junior sur le ring, en boxeur solitaire, tandis que celle qui est entre-temps devenue son épouse restait en retrait, anxieuse à l'idée qu'il puisse perdre ses combats. Plus tard, ses fonctions de gestionnaire de son propre club et d'entraîneur sont venues se greffer au reportage. " Et si Jef Boes ne l'a jamais pratiquée, la boxe l'a toujours fasciné. " Une question d'émotions. Sur le ring, on doit juste se préoccuper de rester debout. Et de gagner. " Le photographe entend continuer à suivre Junior au long cours. " C'est un projet global. Quand il aura 60 ans, ce sera devenu le travail d'une vie. "