Pour le politologue Carl Devos (Université de Gand), l'Open VLD est celui qui s'en sort le mieux des trois partis flamands de la coalition fédérale et flamande. "Dans les villes les plus visibles, le parti s'en sort bien. Là où d'autres partis affichent un résultat plus diffus, Rutten a des raisons de se réjouir."

Ambitieuse, la présidente de l'Open VLD Gwendolyn Rutten avait déclaré avant les élections communales qu'elle souhaitait au moins quatre bourgmestres dans les villes flamandes. Si on ignore encore si cet objectif sera atteint, on sait déjà que les libéraux dépassent les prévisions.

Gwendolyn Rutten, Belga
Gwendolyn Rutten © Belga

À Malines et à Courtrai, les libéraux Bart Somers et Vincent Van Quickenborne affichent de très beaux résultats, même s'ils ne se présentaient pas sous la bannière de l'Open VLD. À Courtrai, historiquement un bastion du CD&V, la liste Team Burgemeester emmenée par un Vincent Van Quickenborne débordant d'enthousiasme, fait un bond de 20%, passant de 10 à 30%. À Bruges et à Vilvorde, les libéraux augmentent également leurs scores.

Bart Somers , DIETER TELEMANS/ID PHOTO AGENCY
Bart Somers © DIETER TELEMANS/ID PHOTO AGENCY

Espoir bleu

Comme le rappelle De Morgen, Bart Tommelein et Mathias De Clercq incarnaient l'espoir bleu à Ostende et à Gand. S'ils affichent de bons résultats, on ignore encore s'ils pourront ceindre l'écharpe mayorale, même si De Clercq a déclaré au Tijd que "pour la première fois en 60 ans, Gand aurait un bourgmestre libéral".

Mathias De Clercq , BELGA
Mathias De Clercq © BELGA

À Aarschot, l'Open VLD incarné par Gwendolyn Rutten, obtient près de 30% des voix, soit près de deux fois plus qu'en 2012. "Il est très clair que je souhaite devenir bourgmestre, et ce soir j'ai vu que les habitants d'Aarschot me soutenaient", a confié la présidente du parti à la VRT.

Dans les petites communes, l'Open VLD se maintient également. Interrogé par De Morgen, le Vice-Premier ministre Alexander De Croo, détenteur d'une majorité absolue à Brakel, estime que ce n'est pas un hasard. Pour lui, les libéraux ont prouvé que la polarisation est inutile. "Cela prouve que la Flandre est bien plus qu'Anvers."

Alexander De Croo, BELGA IMAGE
Alexander De Croo © BELGA IMAGE

Cependant, ces beaux résultats cachent quelques déceptions amères. À Merchtem, la ville natale de Maggie De Block, les libéraux affichent un piètre résultat et à Alost Jean-Jacques De Gucht obtient un peu moins de 2000 voix, alors qu'en 2012 il en comptait encore près de 3500.

Fortes personnalités

"L'Open VLD est porté par ses fortes personnalités", déclare Devos. "Depuis quelque temps, le parti n'est plus une marque très forte. Dans de nombreuses discussions, il était plutôt invisible, mais manifestement cela importe nettement moins. À présent, on voit clairement que c'étaient de véritables élections locales."

Pour le politologue Carl Devos (Université de Gand), l'Open VLD est celui qui s'en sort le mieux des trois partis flamands de la coalition fédérale et flamande. "Dans les villes les plus visibles, le parti s'en sort bien. Là où d'autres partis affichent un résultat plus diffus, Rutten a des raisons de se réjouir."Ambitieuse, la présidente de l'Open VLD Gwendolyn Rutten avait déclaré avant les élections communales qu'elle souhaitait au moins quatre bourgmestres dans les villes flamandes. Si on ignore encore si cet objectif sera atteint, on sait déjà que les libéraux dépassent les prévisions. À Malines et à Courtrai, les libéraux Bart Somers et Vincent Van Quickenborne affichent de très beaux résultats, même s'ils ne se présentaient pas sous la bannière de l'Open VLD. À Courtrai, historiquement un bastion du CD&V, la liste Team Burgemeester emmenée par un Vincent Van Quickenborne débordant d'enthousiasme, fait un bond de 20%, passant de 10 à 30%. À Bruges et à Vilvorde, les libéraux augmentent également leurs scores.Espoir bleu Comme le rappelle De Morgen, Bart Tommelein et Mathias De Clercq incarnaient l'espoir bleu à Ostende et à Gand. S'ils affichent de bons résultats, on ignore encore s'ils pourront ceindre l'écharpe mayorale, même si De Clercq a déclaré au Tijd que "pour la première fois en 60 ans, Gand aurait un bourgmestre libéral". À Aarschot, l'Open VLD incarné par Gwendolyn Rutten, obtient près de 30% des voix, soit près de deux fois plus qu'en 2012. "Il est très clair que je souhaite devenir bourgmestre, et ce soir j'ai vu que les habitants d'Aarschot me soutenaient", a confié la présidente du parti à la VRT. Dans les petites communes, l'Open VLD se maintient également. Interrogé par De Morgen, le Vice-Premier ministre Alexander De Croo, détenteur d'une majorité absolue à Brakel, estime que ce n'est pas un hasard. Pour lui, les libéraux ont prouvé que la polarisation est inutile. "Cela prouve que la Flandre est bien plus qu'Anvers."Cependant, ces beaux résultats cachent quelques déceptions amères. À Merchtem, la ville natale de Maggie De Block, les libéraux affichent un piètre résultat et à Alost Jean-Jacques De Gucht obtient un peu moins de 2000 voix, alors qu'en 2012 il en comptait encore près de 3500.Fortes personnalités "L'Open VLD est porté par ses fortes personnalités", déclare Devos. "Depuis quelque temps, le parti n'est plus une marque très forte. Dans de nombreuses discussions, il était plutôt invisible, mais manifestement cela importe nettement moins. À présent, on voit clairement que c'étaient de véritables élections locales."