"Déplorable, en m'exprimant gentiment", a affirmé le président du syndicat libéral de l'enseignement (le VSOA Onderwijs), Marnix Heyndrickx, à propos de la proposition de M. Weyts, formulée dans une interview publiée samedi par les journaux 'Het Nieuwsblad' et 'Gazet van Antwerpen'. Le ministre nationaliste y proposait de prolonger exceptionnellement l'année scolaire jusqu'au début du mois de juillet, avec la tenue des délibérations et des conseils de classe, afin d'utiliser au mieux le mois de juin pour les cours et les examens. La décision finale reviendra aux écoles elles-mêmes.

Mais les trois syndicats d'enseignants ont critiqué la sortie de M. Weyts, qui intervient au lendemain d'une concertation avec le ministre. Il avait été conclu de ne pas communiquer en direction de la presse, a affirmé M. Heyndrickx à l'agence Belga. "J'estime très grave que le ministre ait violé cet accord", a ajouté le président du syndicat libéral, en soulignant que la concertation liée aux conséquences de la crise causée par le Covid-19 s'était jusqu'à présent bien déroulée. "No passaran. Ce serait un coup dur pour le personnel", a-t-il affirmé.

Les enseignants et les élèves. "méritent des vacances pour se reposer"

Même ton auprès de la secrétaire générale du syndicat chrétien flamand de l'enseignement (COV), Marianne Coopman. Elle a jugé dommage que le ministre lance une telle idée sans s'assurer de son approbation par le personnel. Selon elle, il reste possible de délivrer le certificat d'enseignement primaire avant le 30 juin. La secrétaire générale du syndicat socialiste (ACOD Onderwijs), Nancy Libert, a également rejeté samedi toute prolongation de l'année scolaire, jugeant cette proposition prématurée. "En ce qui nous concerne, une année scolaire dure 40 semaines. C'est fixé par la loi et à ma connaissance, cette année n'a pas été raccourcie", a-t-elle dit en insistant sur le travail fourni tant par les enseignants que par les élèves. "Ils méritent des vacances pour se reposer", a ajouté Mme Libert.

Son homologue de la Christelijke Onderwijscentrale (chrétienne), Koen Van Kerkhoven, a pour sa part part parlé d'un "ballon (d'essai) lancé à un moment inopportun". Il a souligné que les enseignants recourront à partir de lundi et de la fin des vacances de Pâques à la méthode de "preteaching" pour de nouvelles matières, ce qui exige déjà beaucoup de travail préalable. Les critiques à l'encontre de la suggestion de M. Weyts sont également venues, du côté politique, du sp.a (dans l'opposition en Flandre).

Le député flamand Steve Vandenberghe - un ancien enseignant et directeur d'école - a appelé le ministre à "cesser sa politique d'annonce". Il a réclamé une meilleure concertation avec toutes les parties prenantes, dont les parents.

"Déplorable, en m'exprimant gentiment", a affirmé le président du syndicat libéral de l'enseignement (le VSOA Onderwijs), Marnix Heyndrickx, à propos de la proposition de M. Weyts, formulée dans une interview publiée samedi par les journaux 'Het Nieuwsblad' et 'Gazet van Antwerpen'. Le ministre nationaliste y proposait de prolonger exceptionnellement l'année scolaire jusqu'au début du mois de juillet, avec la tenue des délibérations et des conseils de classe, afin d'utiliser au mieux le mois de juin pour les cours et les examens. La décision finale reviendra aux écoles elles-mêmes. Mais les trois syndicats d'enseignants ont critiqué la sortie de M. Weyts, qui intervient au lendemain d'une concertation avec le ministre. Il avait été conclu de ne pas communiquer en direction de la presse, a affirmé M. Heyndrickx à l'agence Belga. "J'estime très grave que le ministre ait violé cet accord", a ajouté le président du syndicat libéral, en soulignant que la concertation liée aux conséquences de la crise causée par le Covid-19 s'était jusqu'à présent bien déroulée. "No passaran. Ce serait un coup dur pour le personnel", a-t-il affirmé. Même ton auprès de la secrétaire générale du syndicat chrétien flamand de l'enseignement (COV), Marianne Coopman. Elle a jugé dommage que le ministre lance une telle idée sans s'assurer de son approbation par le personnel. Selon elle, il reste possible de délivrer le certificat d'enseignement primaire avant le 30 juin. La secrétaire générale du syndicat socialiste (ACOD Onderwijs), Nancy Libert, a également rejeté samedi toute prolongation de l'année scolaire, jugeant cette proposition prématurée. "En ce qui nous concerne, une année scolaire dure 40 semaines. C'est fixé par la loi et à ma connaissance, cette année n'a pas été raccourcie", a-t-elle dit en insistant sur le travail fourni tant par les enseignants que par les élèves. "Ils méritent des vacances pour se reposer", a ajouté Mme Libert. Son homologue de la Christelijke Onderwijscentrale (chrétienne), Koen Van Kerkhoven, a pour sa part part parlé d'un "ballon (d'essai) lancé à un moment inopportun". Il a souligné que les enseignants recourront à partir de lundi et de la fin des vacances de Pâques à la méthode de "preteaching" pour de nouvelles matières, ce qui exige déjà beaucoup de travail préalable. Les critiques à l'encontre de la suggestion de M. Weyts sont également venues, du côté politique, du sp.a (dans l'opposition en Flandre). Le député flamand Steve Vandenberghe - un ancien enseignant et directeur d'école - a appelé le ministre à "cesser sa politique d'annonce". Il a réclamé une meilleure concertation avec toutes les parties prenantes, dont les parents.