C'est un des premiers personnages récurrents de la littérature mondiale. C'était dans La Comédie humaine. Balzac l'avait d'abord appelé Vautrin. Charismatique, les manières altruistes dissimulant des desseins toujours sombres, Vautrin, du Père Goriot aux Illusions perdues, allait aider puis perdre des jeunes ambitieux, Rastignac et Lucien de Rubempré, avant de se perdre lui-même, toujours pour revenir dans un autre roman, en ecclésiastique, en policier, en homme d'affaires, en ancien bagnard. Vautrin avait eu mille pseudonymes et autant de vies. A la fin, Balzac l'appelait Trompe-la-Mort.
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