Avec trente-deux ans de mandat au compteur, Léon Walry est le plus ancien bourgmestre du Brabant wallon. Il est engagé en politique depuis 1971, année où il est devenu conseiller communal d'Opprebais. " Si je n'avais ni la santé ni la passion, ça ne vaudrait pas la peine de continuer mais la politique est dans mon ADN et j'aime travailler pour les gens ", clame le septuagénaire.
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Avec trente-deux ans de mandat au compteur, Léon Walry est le plus ancien bourgmestre du Brabant wallon. Il est engagé en politique depuis 1971, année où il est devenu conseiller communal d'Opprebais. " Si je n'avais ni la santé ni la passion, ça ne vaudrait pas la peine de continuer mais la politique est dans mon ADN et j'aime travailler pour les gens ", clame le septuagénaire. La population d'Incourt semble du même avis puisqu'en 2012, la formation EPI (PS, CDH, MR) de Léon Walry avait récolté 82 % des suffrages face à Ecolo, offrant ainsi la majorité absolue au groupe pluraliste. Le bourgmestre lui-même avait été plébiscité par 20 % des électeurs de la liste gagnante, confirmant d'une certaine façon un bilan positif. De ses quelque trois décennies à la tête de la commune, Léon Walry est particulièrement fier de la transformation du site des carrières d'Opprebais. " C'est un dossier qui a représenté quinze ans de ma vie, et pour lequel nous avons travaillé avec pas moins de dix ministres différents. Nous y avons entre autres créé des logements intergénérationnels, des infrastructures sportives, un bâtiment pour les associations et une maison de la nature, et ce en payant seulement 11 % du projet grâce aux subsides. " Le bourgmestre et son équipe mettent aussi en avant la création de différents logements assurant la mixité dans la commune, le développement de l'école d'Opprebais ou encore la bonne santé des clubs sportifs et mouvements de jeunesse. Un bilan que l'opposition Ecolo reconnaît tout en le nuançant. " La commune dispose de bonnes finances et met en place pas mal de projets qui correspondent à notre politique, admet Muriel Flamand, conseillère communale Ecolo. Par contre, nous regrettons le fait que la plupart des réalisations soient menées davantage en fonction des subsides que des besoins des citoyens. Nous avons par exemple attendu dix-huit ans pour qu'une nouvelle crèche voie le jour, alors que la commune avait les moyens de concrétiser ce projet bien avant. " Seul groupe politique à Incourt face à EPI, Ecolo est dans une situation particulière, mais s'est toujours refusé à rejoindre la liste principale. " Nous ne nous battons pas pour être dans l'opposition, mais nous tenons à ce que les électeurs puissent avoir le choix et à ce qu'il y ait au moins un acteur pour interpeller la majorité et assurer une bonne gouvernance ", explique Muriel Flamand. Ecolo a réussi à faire passer quelques-unes de ses idées lors de cette législature, dont la création d'un Conseil communal consultatif des aînés. Son programme pour les prochaines élections se concentre surtout sur la poursuite de l'aménagement des coeurs de village afin de créer davantage d'interactions et de convivialité à Incourt. De leur côté, Léon Walry et sa liste EPI entendent poursuivre le travail entamé, notamment au niveau du logement et des écoles. Bien que confortablement installé à la tête de la commune, le septuagénaire ne se repose pas complètement sur ses lauriers. " Depuis que je suis bourgmestre, le monde a changé plusieurs fois et il changera encore. Je sais que les exigences d'aujourd'hui ne sont pas celles d'hier, et il faut s'y adapter. " Par Marie-Eve Rebts.