Après douze années de majorité Avenir et rassemblement communal (ARC)-Ecolo, l'heure est peut-être au changement à Chaumont-Gistoux. C'est du moins ce qu'espère Villages, le troisième acteur de ces élections communales 2018. " Tout est mûr pour l'alternance ", résume Philippe Barras, chef de file de cette liste pluraliste. " La majorité n'a plus de créativité et est installée dans la routine ", reproche-t-il. " On déplore aussi un manque de transparence et d'écoute des citoyens, par exemple dans le cadre de projets urbanistiques pour lesquels on met la population devant le fait accompli. "
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Après douze années de majorité Avenir et rassemblement communal (ARC)-Ecolo, l'heure est peut-être au changement à Chaumont-Gistoux. C'est du moins ce qu'espère Villages, le troisième acteur de ces élections communales 2018. " Tout est mûr pour l'alternance ", résume Philippe Barras, chef de file de cette liste pluraliste. " La majorité n'a plus de créativité et est installée dans la routine ", reproche-t-il. " On déplore aussi un manque de transparence et d'écoute des citoyens, par exemple dans le cadre de projets urbanistiques pour lesquels on met la population devant le fait accompli. " La majorité porte évidemment un regard différent sur ces douze années de législature, qui ont débuté dans des conditions difficiles comme le rappelle le bourgmestre ARC Luc Decorte. " Lorsque nous sommes arrivés à la tête de la commune, les comptes n'étaient plus rentrés depuis plusieurs années, il y avait une dette abyssale de 23 millions d'euros et, peu de temps après, le receveur régional a été condamné à deux ans de prison pour avoir volé notre serveur informatique ", énumère-t-il. " Mon premier mandat de bourgmestre a donc été axé sur la remise en ordre de la gestion et des comptes après toutes ces malversations. Ensuite, nous avons pu élaborer davantage de projets. Cela n'a pas toujours été simple car dans un groupe pluraliste comme le nôtre tout le monde joue des coudes. " Parmi les réalisations, Luc Decorte cite entre autres l'extension de l'école de Corroy-le-Grand, " qui marque le début d'une grande phase de rénovation des établissements scolaires ", l'agrandissement du bâtiment du CPAS pour en faire un véritable pôle social, la mise en ordre des infrastructures protégeant des inondations, les développements autour du centre sportif ou encore le déplacement de certaines activités liées à la sablière hors du village. " Une nouvelle voirie spécifique sera aussi aménagée pour les camions qui transitent vers cette carrière, ce qui était attendu depuis plus de vingt ans et permettra enfin de délester un peu la chaussée de Huy ", ajoute le bourgmestre. Du côté de Villages, on estime qu'il reste encore beaucoup de travail pour améliorer la circulation sur cette chaussée et on réclame également une vérification rigoureuse de la composition des remblais de la carrière. " Nous voulons aussi préserver les infrastructures qui assurent l'animation dans les villages, mettre en place des processus participatifs avec la population pour les projets urbanistiques et participer à des initiatives de développement durable ", ajoute Philippe Barras. Pour peser davantage sur le scrutin, la liste Villages a intégré quelques membres d'anciens groupes qui souhaitent eux aussi renverser la majorité en place. La formation ARC, quant à elle, rempile avec les mêmes candidats mais quelques nouvelles têtes (dont des indépendants) alors que l'échevin Luc Mertens a créé la surprise chez Ecolo en se plaçant en queue de liste, laissant la tête au conseiller communal Philippe Descamps. Quelques surprises ne sont pas exclues, mais il y a de fortes chances qu'en octobre, les verts se retrouvent à jouer les arbitres... Par Marie-Eve Rebts.