Le remplacement de Joëlle Milquet par le député Georges Dallemagne à la tête de la liste a poussé le professeur émérite de droit constitutionnel de l'UCL à mettre un terme à sa carrière parlementaire. "La politique, c'est comme Tintin, c'est pour les jeunes de 7 à 77 ans. J'ai atteint cet âge et il est peut-être temps de quitter la vie parlementaire", a souligné M. Delperée.

La défense des droits fondamentaux a guidé le constitutionnaliste. "Les changement intervenus à la veille du dépôt des listes m'ont incité à revoir ma position. Au cdH, comme dans les autres partis, il y a deux tendances: ceux qui considèrent que la lutte contre le terrorisme justifie des atteintes au régime des droits et libertés, avec les dérives sécuritaires qui peuvent accompagner une telle démarche, et ceux qui, dans une perspective plus humaniste, pensent que cela doit se concilier avec le respect des droits fondamentaux. C'est l'image de la balance de la Justice. Je n'ai jamais transigé sur la défense des droits et libertés, y compris pour ceux qui ne partagent pas ma culture, mon histoire ou ma religion", a-t-il expliqué.

Deux débats sous cette législature ont poussé le député à renoncer: celui sur la prolongation du délai de garde à vue à 72 heures pour les infractions terroristes, à laquelle il s'est fermement opposé, et celui sur le secret professionnel des travailleurs sociaux.

Le cdH emmené par M. Dallemagne avait voté pour cette proposition de loi de la N-VA, à l'exception de M. Delpérée qui s'était abstenu. La Cour constitutionnelle lui a donné raison puisqu'elle a annulé les dispositions sur une obligation de dénonciation active des travailleurs sociaux.

"C'eût été hypocrite de me présenter, de recueillir des votes sur mon nom mais qui auraient profité à d'autres qui ne partagent pas ma conviction", a ajouté le député. "Au départ, je rendais service au cdH. A l'arrivée, je rends encore plus service au cdH en ne me présentant pas et en forçant un examen de conscience", a-t-il conclu.

Très surpris, Dallemagne rejette les reproches de Delpérée

Le député Georges Dallemagne a exprimé mardi soir sa surprise après les explications fournies par Francis Delpérée de son retrait de la liste cdH à la Chambre. M. Delpérée sera remplacé, à la dernière place, par l'actuel bourgmestre de Jette Hervé Doyen.

Le constitutionnaliste a renoncé à occuper la dernière place sur la liste bruxelloise à la suite du désistement de Joëlle Milquet. Selon M. Dallemagne, tête de liste, il n'a pas fait part d'autres motifs lorsqu'il a annoncé sa décision au parti.

"Je suis très surpris par l'argument utilisé. En matière de lutte contre le terrorisme et le radicalisme, je jouis de tout le soutien du cdH. Depuis le début, le parti m'a demandé de piloter cette politique. J'ai porté collectivement la parole du cdH, qui a été validée par le bureau après de longs débats. Mais il est vrai que parfois cela a été délicat sur certains points", a expliqué M. Dallemagne.

Le député qui a siégé dans la commission d'enquête sur les attentats rejette les reproches qui lui sont faits. "S'il y a bien quelqu'un qui s'engage au quotidien pour les libertés, c'est moi. Et je suis attentif aux libertés et aux menaces que font peser sur elles le radicalisme islamiste. Globalement, on avait besoin de nous protéger contre le terrorisme, on a vu à quel point il y avait des défaillances dans l'appareil belge et je suis très fier d'avoir contribué à la réflexion dans ce domaine. J'ai mené une opposition constructive plutôt que de m'opposer à une évolution du droit inévitable", a-t-il souligné.

"C'est une critique infondée", a-t-il ajouté, en insistant sur la bonne place de la Belgique dans le classement du Conseil de l'Europe sur le respect des droits fondamentaux.

Le remplacement de Joëlle Milquet par le député Georges Dallemagne à la tête de la liste a poussé le professeur émérite de droit constitutionnel de l'UCL à mettre un terme à sa carrière parlementaire. "La politique, c'est comme Tintin, c'est pour les jeunes de 7 à 77 ans. J'ai atteint cet âge et il est peut-être temps de quitter la vie parlementaire", a souligné M. Delperée.La défense des droits fondamentaux a guidé le constitutionnaliste. "Les changement intervenus à la veille du dépôt des listes m'ont incité à revoir ma position. Au cdH, comme dans les autres partis, il y a deux tendances: ceux qui considèrent que la lutte contre le terrorisme justifie des atteintes au régime des droits et libertés, avec les dérives sécuritaires qui peuvent accompagner une telle démarche, et ceux qui, dans une perspective plus humaniste, pensent que cela doit se concilier avec le respect des droits fondamentaux. C'est l'image de la balance de la Justice. Je n'ai jamais transigé sur la défense des droits et libertés, y compris pour ceux qui ne partagent pas ma culture, mon histoire ou ma religion", a-t-il expliqué.Deux débats sous cette législature ont poussé le député à renoncer: celui sur la prolongation du délai de garde à vue à 72 heures pour les infractions terroristes, à laquelle il s'est fermement opposé, et celui sur le secret professionnel des travailleurs sociaux. Le cdH emmené par M. Dallemagne avait voté pour cette proposition de loi de la N-VA, à l'exception de M. Delpérée qui s'était abstenu. La Cour constitutionnelle lui a donné raison puisqu'elle a annulé les dispositions sur une obligation de dénonciation active des travailleurs sociaux."C'eût été hypocrite de me présenter, de recueillir des votes sur mon nom mais qui auraient profité à d'autres qui ne partagent pas ma conviction", a ajouté le député. "Au départ, je rendais service au cdH. A l'arrivée, je rends encore plus service au cdH en ne me présentant pas et en forçant un examen de conscience", a-t-il conclu. Le député Georges Dallemagne a exprimé mardi soir sa surprise après les explications fournies par Francis Delpérée de son retrait de la liste cdH à la Chambre. M. Delpérée sera remplacé, à la dernière place, par l'actuel bourgmestre de Jette Hervé Doyen.Le constitutionnaliste a renoncé à occuper la dernière place sur la liste bruxelloise à la suite du désistement de Joëlle Milquet. Selon M. Dallemagne, tête de liste, il n'a pas fait part d'autres motifs lorsqu'il a annoncé sa décision au parti."Je suis très surpris par l'argument utilisé. En matière de lutte contre le terrorisme et le radicalisme, je jouis de tout le soutien du cdH. Depuis le début, le parti m'a demandé de piloter cette politique. J'ai porté collectivement la parole du cdH, qui a été validée par le bureau après de longs débats. Mais il est vrai que parfois cela a été délicat sur certains points", a expliqué M. Dallemagne.Le député qui a siégé dans la commission d'enquête sur les attentats rejette les reproches qui lui sont faits. "S'il y a bien quelqu'un qui s'engage au quotidien pour les libertés, c'est moi. Et je suis attentif aux libertés et aux menaces que font peser sur elles le radicalisme islamiste. Globalement, on avait besoin de nous protéger contre le terrorisme, on a vu à quel point il y avait des défaillances dans l'appareil belge et je suis très fier d'avoir contribué à la réflexion dans ce domaine. J'ai mené une opposition constructive plutôt que de m'opposer à une évolution du droit inévitable", a-t-il souligné."C'est une critique infondée", a-t-il ajouté, en insistant sur la bonne place de la Belgique dans le classement du Conseil de l'Europe sur le respect des droits fondamentaux.