Le roi Philippe a terminé ses consultations des présidents de partis. Le palais communique ce qui suit: "Sa Majesté le Roi a clôturé ses consultations avec les présidents des partis ayant été impliqués dans les discussions politiques après les élections. Sur la base des éléments apportés lors de ces discussions, Sa Majesté le Roi a accepté la démission de Messieurs Bart De Wever et Paul Magnette. Le Roi a chargé Monsieur Egbert Lachaert de prendre les initiatives nécessaires permettant la mise en place d'un gouvernement qui s'appuie sur une large majorité au parlement. Monsieur Lachaert a accepté cette mission et fera un premier rapport au Roi le 28 août."

La démission acceptée de Bart De Wever et Paul Magnette met un terme - provisoire? - au dialogue entre la N-VA et le PS. Le communiqué du palais ne précise rien au sujet de la coalition possible, si ce n'est qu'il reprécise sa volonté d'avoir une "large majorité au parlement".

Egbert Lachaert a annoncé son désir d'avoir un "gouvernement fort", alors que la Belgique traverse sa plus grave crise depuis la Seconde guerre mondiale. Il a précisé qu'il travaillerait en "toute discrétion" pour oeuvrer à la confiance nécessaires entre les partis concernés.

La tentation Vivaldi

Selon nos informations, Egbert Lachaert devrait tenter une nouvelle formule sans la N-VA. Les libéraux ont été échaudés par les propos de Bart De Wever (N-VA) à l'encontre du MR et refroidis par le projet institutionnel concocté par le duo N-VA / PS. Ces derniers jours, le retour d'une coalition de type Vivaldi (socialiste, libéraux, écologistes et tout ou partie des sociaux-chrétiens) avait été évoqué. Ce serait la première option sur laquelle travaillerait le président libéral flamand.

L'Open VLD et le MR ont en outre réaffirmé leur union à plusieurs reprises ces derniers jours: tous dehors ou tous dedans. Georges-Louis Bouchez, président du MR, a salué la mission confié à son président-frère: "Le MR est pleinement mobilisé à la mise en place d'un gouvernement fédéral avec une majorité en son sein. Succès à Egbert Lachaert qui a les qualités pour réussir cette mission difficile: un homme droit, travailleur et intelligent. Ensemble pour une Belgique forte et efficace!".

Mais cette formule sans N-VA, privilégiée par certains du côté francophone, n'est pas forcément ce qui vit le plus en Flandre - et le CD&V reste à convaincre, refrain connu.

Se pourrait-il alors que le président libéral flamand tente de prolonger le dialogue N-VA / PS et de réconcilier Bart De Wever et Georges-Louis Bouchez? Ce n'est visiblement pas l'option du moment, même si Joachim Coens, président du CD&V, a exprimé ces dernières heures le souhait de poursuivre les travaux entamés par les socialistes et les nationalistes. Selon plusieurs sources, les échanges entre Bart De Wever et Paul Magnette auraient surtout servi à démontrer où menait un tel dialogue, sur le plan institutionnel. En cas de refus du CD&V, un arc-en-ciel (socialistes, libéraux, écologistes) pourrait voir le jour.

Ce sont toutefois des options qui ne tiennent pas compte de la réalité politique flamande; Rik Van Cauwelaert, chroniqueur réputé au nord du pays, souligne: "N-VA et Vlaams Belang dans l'opposition? CD&V et Open VLD ne tiendront pas." Auant dire que la réussite n'est pas garantie.

Surprise: une mission sans écologistes

La surprise, enfin, c'est la nouvelle absence de mission royale confiée aux écologistes. En dépit de leur victoire électorale de mai 2019, les verts n'ont jamais eu la main dans cette crise sans fin.Cette fois, on ne peut douter qu'il s'agisse d'un choix délibéré du palais royal. Les écologistes paient visiblement leur exclusive vis-à-vis de la N-VA - réitérée en dépit des longues discussions des derniers jours - et leur choix privilégié pour une formule de type Vivaldi. Or, le palais royal doit donner une impression constante de neutralité.

Malgré leur absence de cette mission royale, les verts doivent croiser les doigts pour qu'une coalition se fasse avec eux et sans la N-VA.

Certains, dans les rangs libéraux, se mettent à nouveau à rêver d'une formule Arizona, sans le PS et avec la N-VA. Mais ce ne serait pas la voie choisie d'entrée de jeu par Egbert Lachaert.

Le roi Philippe a terminé ses consultations des présidents de partis. Le palais communique ce qui suit: "Sa Majesté le Roi a clôturé ses consultations avec les présidents des partis ayant été impliqués dans les discussions politiques après les élections. Sur la base des éléments apportés lors de ces discussions, Sa Majesté le Roi a accepté la démission de Messieurs Bart De Wever et Paul Magnette. Le Roi a chargé Monsieur Egbert Lachaert de prendre les initiatives nécessaires permettant la mise en place d'un gouvernement qui s'appuie sur une large majorité au parlement. Monsieur Lachaert a accepté cette mission et fera un premier rapport au Roi le 28 août."La démission acceptée de Bart De Wever et Paul Magnette met un terme - provisoire? - au dialogue entre la N-VA et le PS. Le communiqué du palais ne précise rien au sujet de la coalition possible, si ce n'est qu'il reprécise sa volonté d'avoir une "large majorité au parlement".Egbert Lachaert a annoncé son désir d'avoir un "gouvernement fort", alors que la Belgique traverse sa plus grave crise depuis la Seconde guerre mondiale. Il a précisé qu'il travaillerait en "toute discrétion" pour oeuvrer à la confiance nécessaires entre les partis concernés.Selon nos informations, Egbert Lachaert devrait tenter une nouvelle formule sans la N-VA. Les libéraux ont été échaudés par les propos de Bart De Wever (N-VA) à l'encontre du MR et refroidis par le projet institutionnel concocté par le duo N-VA / PS. Ces derniers jours, le retour d'une coalition de type Vivaldi (socialiste, libéraux, écologistes et tout ou partie des sociaux-chrétiens) avait été évoqué. Ce serait la première option sur laquelle travaillerait le président libéral flamand.L'Open VLD et le MR ont en outre réaffirmé leur union à plusieurs reprises ces derniers jours: tous dehors ou tous dedans. Georges-Louis Bouchez, président du MR, a salué la mission confié à son président-frère: "Le MR est pleinement mobilisé à la mise en place d'un gouvernement fédéral avec une majorité en son sein. Succès à Egbert Lachaert qui a les qualités pour réussir cette mission difficile: un homme droit, travailleur et intelligent. Ensemble pour une Belgique forte et efficace!".Mais cette formule sans N-VA, privilégiée par certains du côté francophone, n'est pas forcément ce qui vit le plus en Flandre - et le CD&V reste à convaincre, refrain connu.Se pourrait-il alors que le président libéral flamand tente de prolonger le dialogue N-VA / PS et de réconcilier Bart De Wever et Georges-Louis Bouchez? Ce n'est visiblement pas l'option du moment, même si Joachim Coens, président du CD&V, a exprimé ces dernières heures le souhait de poursuivre les travaux entamés par les socialistes et les nationalistes. Selon plusieurs sources, les échanges entre Bart De Wever et Paul Magnette auraient surtout servi à démontrer où menait un tel dialogue, sur le plan institutionnel. En cas de refus du CD&V, un arc-en-ciel (socialistes, libéraux, écologistes) pourrait voir le jour.Ce sont toutefois des options qui ne tiennent pas compte de la réalité politique flamande; Rik Van Cauwelaert, chroniqueur réputé au nord du pays, souligne: "N-VA et Vlaams Belang dans l'opposition? CD&V et Open VLD ne tiendront pas." Auant dire que la réussite n'est pas garantie.La surprise, enfin, c'est la nouvelle absence de mission royale confiée aux écologistes. En dépit de leur victoire électorale de mai 2019, les verts n'ont jamais eu la main dans cette crise sans fin.Cette fois, on ne peut douter qu'il s'agisse d'un choix délibéré du palais royal. Les écologistes paient visiblement leur exclusive vis-à-vis de la N-VA - réitérée en dépit des longues discussions des derniers jours - et leur choix privilégié pour une formule de type Vivaldi. Or, le palais royal doit donner une impression constante de neutralité.Malgré leur absence de cette mission royale, les verts doivent croiser les doigts pour qu'une coalition se fasse avec eux et sans la N-VA.Certains, dans les rangs libéraux, se mettent à nouveau à rêver d'une formule Arizona, sans le PS et avec la N-VA. Mais ce ne serait pas la voie choisie d'entrée de jeu par Egbert Lachaert.