"Seuls de graves délits ou infractions peuvent aboutir à une destitution", a écrit Donald Trump sur Twitter. "Je n'ai commis aucun délit (pas de collusion, pas d'obstruction) donc vous n'êtes pas en mesure de me destituer". Après 22 mois d'enquête, le procureur spécial Robert Mueller a conclu qu'il n'y avait pas eu d'entente entre l'équipe du républicain Donald Trump et Moscou, dans son rapport publié jeudi. Mais, si M. Trump a crié victoire, s'estimant totalement exonéré, ces conclusions ne l'ont pas blanchi des soupçons d'entrave à la justice. M. Mueller a notamment montré que Donald Trump avait essayé de torpiller son enquête, en voulant notamment le limoger. La sénatrice démocrate Elizabeth Warren, candidate à la Maison Blanche, a appelé vendredi à lancer une procédure de destitution visant le président pour entrave à la justice, un délit qu'elle estime prouvé par le rapport du procureur spécial Robert Mueller. D'autres démocrates, estimant cette bataille perdue d'avance, sont réticents. Ils redoutent d'en payer le prix dans les urnes à l'élection présidentielle 2020. Selon la majorité des experts en droit constitutionnel, l'hypothèse d'une destitution de M. Trump reste une éventualité très lointaine en l'état actuel des choses. Cette procédure de mise en accusation, connue en anglais sous le nom d'"impeachment", prend la forme d'un procès devant le corps législatif. Or le Sénat américain a conservé sa majorité républicaine aux élections parlementaires de novembre. (Belga)