"Le moment est venu de cristalliser les efforts de ces huit derniers mois, de laisser tomber les exclusives et d'installer un gouvernement de plein exercice. Même si je suis conscient des difficultés à surmonter. Montrons-nous réalistes et responsables. En trouvant des terrains d'entente au bénéfice de l'intérêt général. En faisant de vrais compromis, c'est-à-dire des accords où chacun renonce à quelque chose pour que l'ensemble y gagne", a-t-il déclaré.

"C'est là l'attente légitime de nos concitoyens, qui aspirent à de la stabilité et de l'action. Leur patience n'est pas de l'indifférence", a-t-il ajouté.

La Première ministre, Sophie Wilmès, a également appelé à la formation rapide d'un gouvernement de plein exercice, seul à même "de donner l'élan politique indispensable pour entamer les grands chantiers qui nous attendent".

A ses yeux, un "dialogue franc entre tous les démocrates est indispensable".

"Par delà les différences, par delà les frontières physiques, linguistiques ou même idéologiques, le futur de notre pays et de notre société dépend de notre capacité à construire des ponts plutôt que de les couper", a-t-elle souligné.

La cheffe du gouvernement a évoqué l'"éparpillement" du paysage politique après les élections et le succès "des idées radicales et d'un discours populiste dans une partie de la population". Les démocrates doivent "rassurer les gens en leur offrant un projet positif basé sur les valeurs démocratiques que sont la liberté, la justice, l'égalité et la solidarité", a-t-elle expliqué.

Les élections législatives ont eu lieu le 26 mai et, malgré trois missions d'information et une autre de préformation, la formation d'un gouvernement fédéral est toujours dans l'impasse.

Mardi, le Roi a prolongé la mission des informateurs Georges-Louis Bouchez (MR) et Joachim Coens (CD&V). Ils ont essayé au cours des deux dernières semaines de trouver un terrain d'entente entre les deux plus grandes formations politiques du pays -le PS et la N-VA- sans y parvenir.

Au-delà des contingences politiques du moment, le Roi a mis à l'honneur le dévouement aux autres de nombreux citoyens et "l'esprit de collaboration et de confiance réciproque" qui permet à la Belgique d'offrir à ses habitants "des services publics de qualité et un niveau de vie élevé.

Le chef de l'Etat a aussi voulu se projeter dans l'avenir. Malgré ses vicissitudes, la Belgique approche de son bicentenaire. La préparation d'un tel événement incombera aux prochains gouvernements mais Philippe a tout de même jugé important de l'évoquer déjà devant les diverses autorités du pays.

"Dans dix ans, notre pays fêtera ses deux cent ans. Nous pourrons, alors, être fiers de ce que nous aurons accompli et voir l'avenir avec confiance. Ce rendez-vous de 2030, préparons-le ensemble", a-t-il dit.

"Le moment est venu de cristalliser les efforts de ces huit derniers mois, de laisser tomber les exclusives et d'installer un gouvernement de plein exercice. Même si je suis conscient des difficultés à surmonter. Montrons-nous réalistes et responsables. En trouvant des terrains d'entente au bénéfice de l'intérêt général. En faisant de vrais compromis, c'est-à-dire des accords où chacun renonce à quelque chose pour que l'ensemble y gagne", a-t-il déclaré. "C'est là l'attente légitime de nos concitoyens, qui aspirent à de la stabilité et de l'action. Leur patience n'est pas de l'indifférence", a-t-il ajouté. La Première ministre, Sophie Wilmès, a également appelé à la formation rapide d'un gouvernement de plein exercice, seul à même "de donner l'élan politique indispensable pour entamer les grands chantiers qui nous attendent". A ses yeux, un "dialogue franc entre tous les démocrates est indispensable". "Par delà les différences, par delà les frontières physiques, linguistiques ou même idéologiques, le futur de notre pays et de notre société dépend de notre capacité à construire des ponts plutôt que de les couper", a-t-elle souligné. La cheffe du gouvernement a évoqué l'"éparpillement" du paysage politique après les élections et le succès "des idées radicales et d'un discours populiste dans une partie de la population". Les démocrates doivent "rassurer les gens en leur offrant un projet positif basé sur les valeurs démocratiques que sont la liberté, la justice, l'égalité et la solidarité", a-t-elle expliqué. Les élections législatives ont eu lieu le 26 mai et, malgré trois missions d'information et une autre de préformation, la formation d'un gouvernement fédéral est toujours dans l'impasse. Mardi, le Roi a prolongé la mission des informateurs Georges-Louis Bouchez (MR) et Joachim Coens (CD&V). Ils ont essayé au cours des deux dernières semaines de trouver un terrain d'entente entre les deux plus grandes formations politiques du pays -le PS et la N-VA- sans y parvenir. Au-delà des contingences politiques du moment, le Roi a mis à l'honneur le dévouement aux autres de nombreux citoyens et "l'esprit de collaboration et de confiance réciproque" qui permet à la Belgique d'offrir à ses habitants "des services publics de qualité et un niveau de vie élevé. Le chef de l'Etat a aussi voulu se projeter dans l'avenir. Malgré ses vicissitudes, la Belgique approche de son bicentenaire. La préparation d'un tel événement incombera aux prochains gouvernements mais Philippe a tout de même jugé important de l'évoquer déjà devant les diverses autorités du pays. "Dans dix ans, notre pays fêtera ses deux cent ans. Nous pourrons, alors, être fiers de ce que nous aurons accompli et voir l'avenir avec confiance. Ce rendez-vous de 2030, préparons-le ensemble", a-t-il dit.