On ne saurait pourtant reprocher à cet ingénieur commercial un manque de compétences, ni d'expérience, ni de chaudes amitiés. Malgré ce scandale à une encablure d'élections régionales déterminantes pour les socialistes, les camarades n'avaient pas tenu rigueur au Borain, qu'ils ont nommé quelques mois plus tard à la présidence de l'une des deux intercommunales concernées.

Voilà qui ne nourrit pas son homme. Aussi Didier Donfut avait-il postulé comme directeur gérant de l'immobilière sociale montoise Toit et Moi (ex-Sorelobo), fonction qu'il avait déjà exercée dans les années 80. Un job taillé sur mesure. Las pour lui, un autre candidat avait mieux réussi les épreuves de sélection. Ce qui n'avait pas empêché le jury de choisir Donfut, nomination ensuite cassée par la tutelle régionale.

Et voici qu'un quatrième acte se prépare. Candidat cette fois à la direction de la société de logements Les Jardins de Wallonie (Seneffe, Les Bons Villers, Pont-à-Celles), Donfut se serait encore classé second lors de quatre épreuves successives, révèlent La Libre et La DH. Ce qui n'a pas empêché le jury d'estimer que l'écart entre les deux candidats n'est pas assez significatif pour se prononcer. Il renvoie donc la balle au conseil d'administration, qui devra entendre ce mercredi la "vision stratégique" des deux derniers candidats.

Cette décision appelle un double commentaire. Primo : on ne saurait parler de copinage ou de favoritisme avant que la décision finale soit prise. La chose est entendue. Mais il n'empêche : sur le plan symbolique, une telle obstination à donner l'impression que tout se joue par copinage et favoritisme a quelque chose pour le moins d'interpellant.

E.R.

On ne saurait pourtant reprocher à cet ingénieur commercial un manque de compétences, ni d'expérience, ni de chaudes amitiés. Malgré ce scandale à une encablure d'élections régionales déterminantes pour les socialistes, les camarades n'avaient pas tenu rigueur au Borain, qu'ils ont nommé quelques mois plus tard à la présidence de l'une des deux intercommunales concernées. Voilà qui ne nourrit pas son homme. Aussi Didier Donfut avait-il postulé comme directeur gérant de l'immobilière sociale montoise Toit et Moi (ex-Sorelobo), fonction qu'il avait déjà exercée dans les années 80. Un job taillé sur mesure. Las pour lui, un autre candidat avait mieux réussi les épreuves de sélection. Ce qui n'avait pas empêché le jury de choisir Donfut, nomination ensuite cassée par la tutelle régionale. Et voici qu'un quatrième acte se prépare. Candidat cette fois à la direction de la société de logements Les Jardins de Wallonie (Seneffe, Les Bons Villers, Pont-à-Celles), Donfut se serait encore classé second lors de quatre épreuves successives, révèlent La Libre et La DH. Ce qui n'a pas empêché le jury d'estimer que l'écart entre les deux candidats n'est pas assez significatif pour se prononcer. Il renvoie donc la balle au conseil d'administration, qui devra entendre ce mercredi la "vision stratégique" des deux derniers candidats. Cette décision appelle un double commentaire. Primo : on ne saurait parler de copinage ou de favoritisme avant que la décision finale soit prise. La chose est entendue. Mais il n'empêche : sur le plan symbolique, une telle obstination à donner l'impression que tout se joue par copinage et favoritisme a quelque chose pour le moins d'interpellant. E.R.