C'est le patron des missions catholiques, de la Mongolie et du tourisme. Sa fête, le 3 décembre, est celle de la langue basque. Mais saint François-Xavier est aussi un des cofondateurs de la Compagnie de Jésus. Et Dieu sait que, ce 3 décembre, au Parti socialiste, on fit assaut de jésuitisme pour crever, définitivement semble-t-il, l'énième épisode de la controverse entre Elio Di Rupo et Paul Magnette. Ce lundi de tension avait commencé par un G9 puis un bureau étrangement calmes, alors que l'annonce par Elio Di Rupo, le jeudi précédent, à la RTBF, qu'il serait, par sa propre volonté, tête de liste PS aux législatives dans le Hainaut, avait révolté ceux qui, de longue date, travaillent à la postérité présidentielle de Paul Magnette, mais aussi quelques autres, dont le ralliement fut décisif. Le samedi, dans Le Soir, plusieurs socialistes anonymes, sauf un, exprimaient leur désapprobation quant à cette surprenante décision. De plus en plus fort, et de moins en moins pour rigoler, on se prenait à comparer l'éternel président à Robert Mugabe ou Abdelaziz Bouteflika.
...