"Contrairement à ce que prétend et souhaite la N-VA, la Wallonie est en plein essor. Entre 2003 et 2016, sa croissance économique, située entre celle de la France et de l'Allemagne, a été supérieure à celle de la zone euro. A partir de 2016, son économie wallonne a comblé le déficit de croissance par rapport à la moyenne belge. En comparaison avec d'autres pays européens, le taux de croissance de l'emploi en Wallonie a été très soutenu... La vérité de ces chiffres est dure à entendre par les séparatistes", a souligné le président du PS.

M. Di Rupo a toutefois concédé que la Région wallonne continuait à souffrir d'un chômage trop élevé et d'une pauvreté trop importante. "Mais plus que jamais, les Wallons veulent s'en sortir. La Wallonie dont le coeur bat à gauche a su trouver la force pour se redresser, notamment grâce au Plan Marshall, mis en oeuvre par les socialistes, sans jamais sombrer dans l'égoïsme ni le chacun pour soi", a ajouté l'ancien Premier ministre.

Le PS fera du développement économique LA priorité

Aux yeux du patron du PS, le problème n'est pas la qualité des entreprises wallonnes mais la quantité et une taille souvent insuffisante pour affronter la concurrence internationale. "S'il revient au pouvoir, le PS fera du développement économique LA priorité...Il n'oubliera pas les associations et les coopératives qui oeuvrent dans le secteur des aides aux personnes et dans le domaine de l'environnement, "de véritables viviers d'emplois non délocalisables", a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le président du PS a promis que son parti apprécierait toutes ses actions à l'aune de leur impact sur le social et l'environnemental, conformément à l'engagement du Chantier des idées. Après le bouclage de son programme fédéral, communautaire et européen, le 17 mars, le PS engagera "la mère de toutes les batailles pour ramener la justice sociale dans notre pays, après cinq années libérales horribles, de régression sociale... Aux innombrables victimes du libéralisme et du capitalisme, je dis qu'il que le capitalisme n'est pas une fatalité et que l'injustice sociale n'est pas le seul horizon possible. Les très riches, les privilégiés, les grands pollueurs, les grands exploiteurs n'auront pas toujours des gouvernements à leur service. Ils vont retrouver le Parti Socialiste sur leur route", a-t-il, conclu.

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