La ministre fédérale du Climat, la Bruxelloise Zakia Khattabi (Ecolo), s'est étonnée mardi de la répartition des près de 6 milliards d'euros alloués par l'Europe à la Belgique pour son plan de relance. "Curieuse de prendre connaissance des analyses et critères qui ont prévalu à une telle répartition, aussi défavorable à #Bruxelles reconnaissons-le...", a réagi la ministre sur son compte Twitter.

État fédéral et entités fédérées se sont mis d'accord lundi sur le partage des près de 6 milliards d'euros prévus par la Commission européenne pour financer le plan de relance de la Belgique face à la crise du coronavirus. Plus précisément, l'échelon fédéral prendra 1,25 milliard, la Flandre 2,25 milliards, la Wallonie 1,48 milliard, la Fédération Wallonie-Bruxelles 495 millions, Bruxelles 395 millions et la Communauté germanophone 50 millions.

Décevante et déséquilibrée, la part bruxelloise ?

Dans l'opposition à Bruxelles, le MR a dénoncé de son côté une répartition "très déséquilibrée". "Cela démontre que le gouvernement bruxellois n'a pas déposé des projets ambitieux et ne s'est pas battu pour les Bruxellois", a réagi David Leisterh, le président du MR Bruxelles.

Le président de DéFI François De Smet partage ces critiques. "La part attribuée à la Région bruxelloise dans le plan de relance est très décevante. Si BXL était traité en proportion de sa population, comme la Flandre, elle recevrait 413 M. Et le poids de Bruxelles dans l'activité économique du pays n'est pas pris en considération", indique-t-il sur Twitter. Il pointe également l'imbroglio politique provoqué par cet accord.

Bruxelles "laissée pour compte"

Une déception également partagée par Alexia Bertrand, cheffe du groupe MR au Parlement bruxellois, qualifiant Bruxelles de "laissée pour compte."

"Pas de quoi se lamenter"

"Pas de quoi se lamenter", nuance de son côté Olivier Maingain, faisant remarquer que le part de la Fédération Wallonie-Bruxelles, additionnée aux deux régions, est supérieur à celle de la Flandre.

De Croo défend l'accord

Sur la VRT Radio, le Premier ministre Alexander De Croo a jugé mardi matin que "chacun pouvait se retrouver dans ce partage". Interrogé sur les modalités de répartition, le Premier ministre a précisé: "On a regardé l'impact sur l'économie, sur les volumes d'investissements à disposition des différentes autorités. Nous avons aussi regardé à d'autres clés, comme la population, etc. Il s'agit donc d'une combinaison de clés, avec une adaptation pour s'assurer que chacun puisse s'y retrouver".

Le 20 juillet dernier, au terme d'un sommet européen-marathon, les pays de l'Union européenne ont convenu de se répartir 337 milliards d'euros de subventions et 385 milliards d'euros de prêts pour favoriser la relance post-coronavirus des économies nationales. La Belgique bénéficiera de 5,95 milliards d'euros de l'UE pour financer sa relance.

Le comité de concertation est appelé à avaliser l'accord mardi par voie électronique.

La ministre fédérale du Climat, la Bruxelloise Zakia Khattabi (Ecolo), s'est étonnée mardi de la répartition des près de 6 milliards d'euros alloués par l'Europe à la Belgique pour son plan de relance. "Curieuse de prendre connaissance des analyses et critères qui ont prévalu à une telle répartition, aussi défavorable à #Bruxelles reconnaissons-le...", a réagi la ministre sur son compte Twitter. État fédéral et entités fédérées se sont mis d'accord lundi sur le partage des près de 6 milliards d'euros prévus par la Commission européenne pour financer le plan de relance de la Belgique face à la crise du coronavirus. Plus précisément, l'échelon fédéral prendra 1,25 milliard, la Flandre 2,25 milliards, la Wallonie 1,48 milliard, la Fédération Wallonie-Bruxelles 495 millions, Bruxelles 395 millions et la Communauté germanophone 50 millions. Dans l'opposition à Bruxelles, le MR a dénoncé de son côté une répartition "très déséquilibrée". "Cela démontre que le gouvernement bruxellois n'a pas déposé des projets ambitieux et ne s'est pas battu pour les Bruxellois", a réagi David Leisterh, le président du MR Bruxelles.Le président de DéFI François De Smet partage ces critiques. "La part attribuée à la Région bruxelloise dans le plan de relance est très décevante. Si BXL était traité en proportion de sa population, comme la Flandre, elle recevrait 413 M. Et le poids de Bruxelles dans l'activité économique du pays n'est pas pris en considération", indique-t-il sur Twitter. Il pointe également l'imbroglio politique provoqué par cet accord. Une déception également partagée par Alexia Bertrand, cheffe du groupe MR au Parlement bruxellois, qualifiant Bruxelles de "laissée pour compte.""Pas de quoi se lamenter", nuance de son côté Olivier Maingain, faisant remarquer que le part de la Fédération Wallonie-Bruxelles, additionnée aux deux régions, est supérieur à celle de la Flandre. Sur la VRT Radio, le Premier ministre Alexander De Croo a jugé mardi matin que "chacun pouvait se retrouver dans ce partage". Interrogé sur les modalités de répartition, le Premier ministre a précisé: "On a regardé l'impact sur l'économie, sur les volumes d'investissements à disposition des différentes autorités. Nous avons aussi regardé à d'autres clés, comme la population, etc. Il s'agit donc d'une combinaison de clés, avec une adaptation pour s'assurer que chacun puisse s'y retrouver". Le 20 juillet dernier, au terme d'un sommet européen-marathon, les pays de l'Union européenne ont convenu de se répartir 337 milliards d'euros de subventions et 385 milliards d'euros de prêts pour favoriser la relance post-coronavirus des économies nationales. La Belgique bénéficiera de 5,95 milliards d'euros de l'UE pour financer sa relance. Le comité de concertation est appelé à avaliser l'accord mardi par voie électronique.