"Des tests sérologiques (effectués par prise de sang) permettant d'identifier les individus immunisés sont en cours d'évaluation", explique le professeur d'immunologie à l'Université libre de Bruxelles (ULB), Michel Goldman. "Ils devraient permettre de détecter aisément celles et ceux qui ont développé des anticorps et sont résistants au Covid-19 et peuvent ainsi contribuer à construire l'immunité collective (bloquant la circulation du virus, NDLR)", poursuit-il.

En l'absence de traitement ou d'un vaccin, qui constitue la solution ultime, "mettre au point, fabriquer et distribuer ces tests sérologiques devrait constituer une priorité", estime le professeur Goldman, qui en a fait part au ministre fédéral Philippe De Backer, nommé responsable de la "task force" en charge de la recherche du matériel indispensable à la lutte contre le coronavirus.

Pour éviter de mettre en péril les stratégies de distanciation sociale et de confinement - essentielles dans la lutte contre la propagation du virus -, il est toutefois indispensable de s'assurer de la fiabilité de ces tests et de les faire certifier par les autorités compétentes. "Des tests non validés ont commencé à circuler sur internet, ils ont été interdits en Belgique à juste titre", avertit le professeur, auteur avec le concours de trois autres professeurs de l'ULB et de l'UNamur d'une proposition de stratégie, publiée lundi, pour relancer l'économie plombée par le coronavirus.

A l'heure actuelle, la production et le déploiement à grande échelle de ces tests sérologiques se heurtent néanmoins à des freins techniques et logistiques. "Nous n'avons pas la capacité nécessaire en Belgique. C'est un plan à mettre en oeuvre à l'échelon européen. Il faut d'urgence mobiliser les industriels européens qui ont une connaissance en ces matières", plaide Michel Goldman.

Il faut par ailleurs définir un ordre de priorités pour ces tests, comme suggéré par le professeur Mathias Dewatripont (ULB), l'économiste auteur principal de la publication qui présente la stratégie proposée. "On devrait d'abord les réserver aux professionnels de la santé et aux métiers dits 'essentiels' (transports publics, transport et distribution de biens essentiels, approvisionnement des stations-essence, etc.), où le télétravail ne peut pas être appliqué", recommande le professeur Dewatripont.

A eux seuls, les tests sérologiques ne seront toutefois pas suffisants pour lever le confinement sans risquer de provoquer une deuxième flambée de Covid-19. En effet, on ne peut totalement exclure que certains individus même immunisés restent porteurs "asymptomatiques" pendant quelque temps en dépit d'un test sérologique positif. "C'est pourquoi il faudra faire preuve de prudence et utiliser ces tests sérologiques en association avec les tests de dépistage du Covid-19, qui permettent de confirmer que le sujet immunisé n'est plus porteur du virus", explique Michel Goldman.

Et de conclure en citant son collègue économiste Mathias Dewatripont: "investir massivement dans ces tests a tout son sens au plan économique, en permettant de limiter l'amplitude et la durée de la crise économique qui est devant nous".

Plusieurs autres spécialistes ont appelé mardi à un screening de la population sur base de tests sérologiques. Parmi ceux-ci, l'épidémiologiste Marius Gilbert (ULB) mais aussi le professeur et infectiologue réputé, Nathan Clumeck (ULB). "Le test sérologique d'anticorps pourrait nous aider à prendre des décisions sur la fin du confinement et la reprise des activités normales. Mais il faut le mettre en production sans tarder", a notamment plaidé ce dernier dans Le Vif/L'Express.

"Des tests sérologiques (effectués par prise de sang) permettant d'identifier les individus immunisés sont en cours d'évaluation", explique le professeur d'immunologie à l'Université libre de Bruxelles (ULB), Michel Goldman. "Ils devraient permettre de détecter aisément celles et ceux qui ont développé des anticorps et sont résistants au Covid-19 et peuvent ainsi contribuer à construire l'immunité collective (bloquant la circulation du virus, NDLR)", poursuit-il. En l'absence de traitement ou d'un vaccin, qui constitue la solution ultime, "mettre au point, fabriquer et distribuer ces tests sérologiques devrait constituer une priorité", estime le professeur Goldman, qui en a fait part au ministre fédéral Philippe De Backer, nommé responsable de la "task force" en charge de la recherche du matériel indispensable à la lutte contre le coronavirus. Pour éviter de mettre en péril les stratégies de distanciation sociale et de confinement - essentielles dans la lutte contre la propagation du virus -, il est toutefois indispensable de s'assurer de la fiabilité de ces tests et de les faire certifier par les autorités compétentes. "Des tests non validés ont commencé à circuler sur internet, ils ont été interdits en Belgique à juste titre", avertit le professeur, auteur avec le concours de trois autres professeurs de l'ULB et de l'UNamur d'une proposition de stratégie, publiée lundi, pour relancer l'économie plombée par le coronavirus. A l'heure actuelle, la production et le déploiement à grande échelle de ces tests sérologiques se heurtent néanmoins à des freins techniques et logistiques. "Nous n'avons pas la capacité nécessaire en Belgique. C'est un plan à mettre en oeuvre à l'échelon européen. Il faut d'urgence mobiliser les industriels européens qui ont une connaissance en ces matières", plaide Michel Goldman. Il faut par ailleurs définir un ordre de priorités pour ces tests, comme suggéré par le professeur Mathias Dewatripont (ULB), l'économiste auteur principal de la publication qui présente la stratégie proposée. "On devrait d'abord les réserver aux professionnels de la santé et aux métiers dits 'essentiels' (transports publics, transport et distribution de biens essentiels, approvisionnement des stations-essence, etc.), où le télétravail ne peut pas être appliqué", recommande le professeur Dewatripont. A eux seuls, les tests sérologiques ne seront toutefois pas suffisants pour lever le confinement sans risquer de provoquer une deuxième flambée de Covid-19. En effet, on ne peut totalement exclure que certains individus même immunisés restent porteurs "asymptomatiques" pendant quelque temps en dépit d'un test sérologique positif. "C'est pourquoi il faudra faire preuve de prudence et utiliser ces tests sérologiques en association avec les tests de dépistage du Covid-19, qui permettent de confirmer que le sujet immunisé n'est plus porteur du virus", explique Michel Goldman. Et de conclure en citant son collègue économiste Mathias Dewatripont: "investir massivement dans ces tests a tout son sens au plan économique, en permettant de limiter l'amplitude et la durée de la crise économique qui est devant nous". Plusieurs autres spécialistes ont appelé mardi à un screening de la population sur base de tests sérologiques. Parmi ceux-ci, l'épidémiologiste Marius Gilbert (ULB) mais aussi le professeur et infectiologue réputé, Nathan Clumeck (ULB). "Le test sérologique d'anticorps pourrait nous aider à prendre des décisions sur la fin du confinement et la reprise des activités normales. Mais il faut le mettre en production sans tarder", a notamment plaidé ce dernier dans Le Vif/L'Express.