Le cabinet de Philippe Close a expliqué lundi que le bourgmestre prenait cette initiative même s'il ne s'agit pas d'une compétence de la Ville dans une volonté de ne pas laisser les gens à la rue dans des conditions hivernales extrêmes.

Ce sont aujourd'hui 100 places qui s'offrent aux demandeurs d'asile dont la demande de protection internationale est en train d'être introduite.

Une solution plus structurelle est par ailleurs mise sur pied, a priori dans l'ancien bâtiment Bordet, appartenant au CPAS de la Ville. Le nombre de places sera dès lors augmenté.

Signal d'alarme concernant les files d'attentes

Les organisations humanitaires Médecins Sans Frontières, Médecins du Monde, la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés BXLRefugees et la Croix-Rouge de Belgique ont lancé mercredi dernier un signal d'alarme concernant les files d'attentes de demandeurs d'asile devant l'enceinte du petit château de Fedasil à Bruxelles. Elles appelaient à la création de places d'hébergement en urgence à l'approche des conditions hivernales.

Ces quatre acteurs estiment que 150 à 200 hommes seuls se tiennent chaque jour devant le portail du petit château pour introduire une demande d'asile et bénéficier d'une place de pré-accueil. Ils dorment pour beaucoup sur place.

De plus, de 50 à 80 mineurs et familles arrivent en général tôt le matin pour prendre place dans la file des personnes vulnérables, qui bénéficient d'un traitement prioritaire.

Inacceptable de laisser des personnes dehors

"Médecins Sans Frontières et la Plateforme Citoyenne ont évalué la situation et ont mobilisé leurs ressources, humaines, matérielles, citoyennes, bénévoles et professionnelles pour pallier aux habituels manquements et carences du gouvernement fédéral en matière de politique d'asile et de migration" a commenté lundi après-midi Mehdi Kassou, porte-parole de la Plateforme Citoyenne.

"En tant qu'organisation humanitaire, il est inacceptable de laisser des personnes à la rue, en plein hiver, sans logement. Les demandeurs d'asile ont droit à un accueil digne, et le gouvernement ne peut se soustraire à ses obligations, quelle que soit la situation. Face à l'inaction du gouvernement, nous devons agir. Mais notre intervention est temporaire, il revient au gouvernement fédéral de prendre rapidement ses responsabilités. Mettre fin à cette crise de l'accueil, qui aurait pu être évitée, est urgent", a ajouté Julien Buha Colette, chef de mission pour MSF Belgique.

Le cabinet de Philippe Close a expliqué lundi que le bourgmestre prenait cette initiative même s'il ne s'agit pas d'une compétence de la Ville dans une volonté de ne pas laisser les gens à la rue dans des conditions hivernales extrêmes. Ce sont aujourd'hui 100 places qui s'offrent aux demandeurs d'asile dont la demande de protection internationale est en train d'être introduite. Une solution plus structurelle est par ailleurs mise sur pied, a priori dans l'ancien bâtiment Bordet, appartenant au CPAS de la Ville. Le nombre de places sera dès lors augmenté.Signal d'alarme concernant les files d'attentes Les organisations humanitaires Médecins Sans Frontières, Médecins du Monde, la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés BXLRefugees et la Croix-Rouge de Belgique ont lancé mercredi dernier un signal d'alarme concernant les files d'attentes de demandeurs d'asile devant l'enceinte du petit château de Fedasil à Bruxelles. Elles appelaient à la création de places d'hébergement en urgence à l'approche des conditions hivernales. Ces quatre acteurs estiment que 150 à 200 hommes seuls se tiennent chaque jour devant le portail du petit château pour introduire une demande d'asile et bénéficier d'une place de pré-accueil. Ils dorment pour beaucoup sur place. De plus, de 50 à 80 mineurs et familles arrivent en général tôt le matin pour prendre place dans la file des personnes vulnérables, qui bénéficient d'un traitement prioritaire. Inacceptable de laisser des personnes dehors "Médecins Sans Frontières et la Plateforme Citoyenne ont évalué la situation et ont mobilisé leurs ressources, humaines, matérielles, citoyennes, bénévoles et professionnelles pour pallier aux habituels manquements et carences du gouvernement fédéral en matière de politique d'asile et de migration" a commenté lundi après-midi Mehdi Kassou, porte-parole de la Plateforme Citoyenne. "En tant qu'organisation humanitaire, il est inacceptable de laisser des personnes à la rue, en plein hiver, sans logement. Les demandeurs d'asile ont droit à un accueil digne, et le gouvernement ne peut se soustraire à ses obligations, quelle que soit la situation. Face à l'inaction du gouvernement, nous devons agir. Mais notre intervention est temporaire, il revient au gouvernement fédéral de prendre rapidement ses responsabilités. Mettre fin à cette crise de l'accueil, qui aurait pu être évitée, est urgent", a ajouté Julien Buha Colette, chef de mission pour MSF Belgique.