Depuis le mois de janvier, 250 militaires participent à la mission de l'OTAN baptisée "enhanced Forward Presence".

Via la présence de troupes de combat en Pologne et dans les pays baltes, l'OTAN souhaite apporter une réponse à la menace russe dont font l'objet les pays d'Europe de l'Est, membres de l'OTAN, depuis le conflit en Ukraine.

Le Premier ministre a rendu visite mercredi au détachement belge.

"La Défense est un département important, non seulement pour la sécurité, mais aussi pour la défense de nos valeurs", a affirmé Charles Michel, à cette occasion.

Celui-ci a rappelé qu'après des années d'économies, le gouvernement fédéral avait à nouveau investi dans la défense et adopté un plan d'investissement de 9,2 milliards d'euros.

10.000 militaires d'ici 2024

Le recrutement sera très important au cours des prochaines années, a-t-il ajouté. "Des milliers de personnes devront être enrôlées pour pouvoir honorer nos engagements européens et internationaux", a précisé le Premier ministre.

Pour absorber l'impact des départs naturels, quelque 10.000 militaires devront être engagés d'ici 2024.

Charles Michel estime personnellement qu'en conséquence, aucune caserne ne doit être fermée dans le pays. Il y a quelques années, une piste de réflexion envisageant la fermeture de, jusqu'à quatorze, casernes avait été mise sur la table. Aux yeux du Premier ministre, le prochain gouvernement fédéral devrait maintenir toutes les casernes en activité.