A Bruxelles, le cortège s'est mis en branle vers 14h00 pour rejoindre le parc du Cinquantenaire en passant par la petite Ceinture, la rue de la Loi et Schuman. La police, qui encadre le flot de manifestants, prévoit des embarras de circulation jusqu'à 18h00.

La foule, entre 7 et 77 ans, est hétéroclite. Elèves, étudiants, militants écologistes, ONG, syndicats et grands-parents peuplent les rangs des participants, réunis sous le slogan "notre maison brûle".

Quelque 15.000 personnes ont pris part à la manifestation organisée à Bruxelles dans le cadre de la troisième grève mondiale pour le climat, selon le comptage officiel de la police.

Ce grand ralliement s'inscrit dans la campagne "Fridays for Future" initiée par l'adolescente suédoise Greta Thunberg. Partout dans le monde, des jeunes et moins jeunes se mobilisent ce vendredi pour rappeler aux dirigeants de s'attaquer plus sérieusement au réchauffement climatique.

"Notre pays a besoin d'une vision à plus long terme pour préparer l'économie et la société aux conséquences du changement climatique. Actuellement, il n'y a aucune vision, stratégie ou planification", regrette le WWF, parmi les nombreuses ONG présentes aux côtés des manifestants.

Pour avoir une chance de stopper le réchauffement du globe à +1,5 °C (par rapport au XIXe siècle), comme le prévoit l'Accord de Paris, il faudrait que le monde soit neutre en carbone en 2050, selon le dernier consensus de scientifiques mandatés par l'ONU. Or malgré les nombreuses mobilisations citoyennes, les dirigeants sont attendus sur les détails concrets de leurs plans de réduction des émissions de gaz à effet de serre, encore insuffisants à ce stade. S'ils demeurent inchangés, la planète se dirigera vers un réchauffement de plus de 3° Celsius.