Certains militaires belges sont "au front" dans le nord de l'Irak dans la lutte pour aider les forces irakiennes et les peshmergas (combattants kurdes) à repousser les djihadistes de l'Etat islamique (EI), a affirmé mercredi le ministre de la Défense, Steven Vandeput, de retour d'Irak en compagnie de deux autres membres N-VA du gouvernement fédéral, le vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, et le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Theo Francken.

"Ils assistent les gens au front", a admis M. Vandeput lors d'une conférence de presse à l'aéroport militaire de Melsbroek, peu après l'atterrissage du Falcon qui transportait la délégation gouvernementale au terme de cette mission menée en toute discrétion, à Bagdad d'abord lundi, à Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan, dans le nord de l'Irak, mardi.

Une trentaine de militaires belges sont déployés depuis le début de l'année au Kurdistan, alors qu'une dizaine d'autres sont toujours présents près de Bagdad dans le cadre de l'opération "Valiant Phoenix" (OVP), où ils ont formé depuis mars 2015 plus de 2.500 membres des forces d'élite irakiennes dans le cadre des efforts de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis.

"Ce qu'ils (ceux déployés au nord) font aujourd'hui, c'est rassembler des informations et observer", avant de transmettre ces informations vers le niveau supérieur et de "soutenir" les forces locales dans une mission "d'entraînement et d'assistance plus mobile", a expliqué M. Vandeput à l'agence Belga.

Ils sont notamment équipés de mini-drones de type RQ-20 Puma, loués à l'armée américaine.

Selon M. Vandeput, une de leurs tâches est de détecter la présence d'engins explosifs improvisés (en jargon "Improvised Explosive Devices", IED) et des VBIED (véhicules transformés en engins explosifs par les djihadistes, qui les utilisent en grand nombre).

D'autres se trouvent dans le centre de coordination des opérations qui suit de près la situation sur le terrain, et notamment dans la ville de Mossoul (nord), la deuxième ville d'Irak que les forces irakiennes ont entrepris de reconquérir aux combattants de l'EI (alias Daech, selon son acronyme arabe).

"Nous avons dû nous déplacer durant plusieurs heures pour aller voir au front", a raconté le ministre de la Défense.

"Nos gens fournissent une contribution gigantesque (à l'action de la coalition anti-EI dirigée par les Etats-Unis)", a pour sa part souligné M. Jambon devant la presse.

Ils bénéficient du "respect" et de l'"appréciation" de toutes les parties, "les Irakiens, les Kurdes et le commandement américain", a souligné le vice-Premier ministre.

M. Vandeput a encore annoncé qu'il présenterait "très prochainement" au Conseil des ministres un dossier pour les forces armées belges en Irak soient en mesure d'engager d'"autres matériels" dans le cadre d'une extension de la mission de conseil et d'assistance. "De façon à ce que nos gens puissent fournir plus concrètement une contribution dirigée tactiquement" à la lutte contre Daech.

Intensifier la coopération

Au cours de cette mission, Jan Jambon et Theo Francken ont signé avec leurs homologues irakiens une déclaration d'intention qui vise à faciliter les relations entre les deux pays en matière d'asile et de coopération policière, ont-ils annoncé.

L'un des premiers points qui connaît une traduction dans les faits est le rapatriement d'illégaux irakiens emprisonnés en Belgique. Ils sont une cinquantaine pour le moment, condamnés pour des faits qui leur ont valu 5 à 10 ans de prison. La Belgique a reçu jusqu'à présent cinq laissez-passer, dont deux qui ont déjà été utilisés.

Par cette déclaration d'intention, la Belgique veut mettre sur pied une politique structurelle de renvoi vers l'Irak, non seulement de criminels mais aussi de demandeurs d'asile déboutés. La Belgique a connu en 2015 un afflux massif d'Irakiens: quelques 10.000 personnes, a rappelé M. Francken. Le nombre de demandes est depuis lors tombé à quelque 100 par mois mais des rapatriements seront inévitables puisque la part de demandes qui ont mené à l'octroi d'un statut de protection est environ de moitié. Un grand nombre de départs s'est déjà déroulé volontairement, moyennant l'octroi de primes. Le gouvernement veut désormais s'atteler aux retours forcés.

Les discussions entre ministres belges et irakiens portaient également sur la lutte contre le terrorisme. La Belgique a connu un grand nombre de départs vers des zones de combat en Syrie et en Irak. Les officiels irakiens ont affiché leur disposition à coopérer et à transmettre les informations dont ils disposent à propos des combattants belges qu'ils arrêteraient ou dont ils savent qu'ils s'apprêtent à revenir en Belgique.

"Nous avons pas mal de 'foreign fighters' en Irak et en Syrie. Le défi dans les semaines et les mois à venir sera de se préparer à leur possible retour", a souligné M. Jambon.

Certains militaires belges sont "au front" dans le nord de l'Irak dans la lutte pour aider les forces irakiennes et les peshmergas (combattants kurdes) à repousser les djihadistes de l'Etat islamique (EI), a affirmé mercredi le ministre de la Défense, Steven Vandeput, de retour d'Irak en compagnie de deux autres membres N-VA du gouvernement fédéral, le vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, et le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Theo Francken."Ils assistent les gens au front", a admis M. Vandeput lors d'une conférence de presse à l'aéroport militaire de Melsbroek, peu après l'atterrissage du Falcon qui transportait la délégation gouvernementale au terme de cette mission menée en toute discrétion, à Bagdad d'abord lundi, à Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan, dans le nord de l'Irak, mardi. Une trentaine de militaires belges sont déployés depuis le début de l'année au Kurdistan, alors qu'une dizaine d'autres sont toujours présents près de Bagdad dans le cadre de l'opération "Valiant Phoenix" (OVP), où ils ont formé depuis mars 2015 plus de 2.500 membres des forces d'élite irakiennes dans le cadre des efforts de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis. "Ce qu'ils (ceux déployés au nord) font aujourd'hui, c'est rassembler des informations et observer", avant de transmettre ces informations vers le niveau supérieur et de "soutenir" les forces locales dans une mission "d'entraînement et d'assistance plus mobile", a expliqué M. Vandeput à l'agence Belga. Ils sont notamment équipés de mini-drones de type RQ-20 Puma, loués à l'armée américaine. Selon M. Vandeput, une de leurs tâches est de détecter la présence d'engins explosifs improvisés (en jargon "Improvised Explosive Devices", IED) et des VBIED (véhicules transformés en engins explosifs par les djihadistes, qui les utilisent en grand nombre). D'autres se trouvent dans le centre de coordination des opérations qui suit de près la situation sur le terrain, et notamment dans la ville de Mossoul (nord), la deuxième ville d'Irak que les forces irakiennes ont entrepris de reconquérir aux combattants de l'EI (alias Daech, selon son acronyme arabe). "Nous avons dû nous déplacer durant plusieurs heures pour aller voir au front", a raconté le ministre de la Défense. "Nos gens fournissent une contribution gigantesque (à l'action de la coalition anti-EI dirigée par les Etats-Unis)", a pour sa part souligné M. Jambon devant la presse. Ils bénéficient du "respect" et de l'"appréciation" de toutes les parties, "les Irakiens, les Kurdes et le commandement américain", a souligné le vice-Premier ministre.M. Vandeput a encore annoncé qu'il présenterait "très prochainement" au Conseil des ministres un dossier pour les forces armées belges en Irak soient en mesure d'engager d'"autres matériels" dans le cadre d'une extension de la mission de conseil et d'assistance. "De façon à ce que nos gens puissent fournir plus concrètement une contribution dirigée tactiquement" à la lutte contre Daech.Au cours de cette mission, Jan Jambon et Theo Francken ont signé avec leurs homologues irakiens une déclaration d'intention qui vise à faciliter les relations entre les deux pays en matière d'asile et de coopération policière, ont-ils annoncé.L'un des premiers points qui connaît une traduction dans les faits est le rapatriement d'illégaux irakiens emprisonnés en Belgique. Ils sont une cinquantaine pour le moment, condamnés pour des faits qui leur ont valu 5 à 10 ans de prison. La Belgique a reçu jusqu'à présent cinq laissez-passer, dont deux qui ont déjà été utilisés. Par cette déclaration d'intention, la Belgique veut mettre sur pied une politique structurelle de renvoi vers l'Irak, non seulement de criminels mais aussi de demandeurs d'asile déboutés. La Belgique a connu en 2015 un afflux massif d'Irakiens: quelques 10.000 personnes, a rappelé M. Francken. Le nombre de demandes est depuis lors tombé à quelque 100 par mois mais des rapatriements seront inévitables puisque la part de demandes qui ont mené à l'octroi d'un statut de protection est environ de moitié. Un grand nombre de départs s'est déjà déroulé volontairement, moyennant l'octroi de primes. Le gouvernement veut désormais s'atteler aux retours forcés. Les discussions entre ministres belges et irakiens portaient également sur la lutte contre le terrorisme. La Belgique a connu un grand nombre de départs vers des zones de combat en Syrie et en Irak. Les officiels irakiens ont affiché leur disposition à coopérer et à transmettre les informations dont ils disposent à propos des combattants belges qu'ils arrêteraient ou dont ils savent qu'ils s'apprêtent à revenir en Belgique. "Nous avons pas mal de 'foreign fighters' en Irak et en Syrie. Le défi dans les semaines et les mois à venir sera de se préparer à leur possible retour", a souligné M. Jambon.