Cette instance indépendante se penche sur l'impact des mesures politiques. Durant le mois de novembre, un seul des sept réacteurs nucléaires du pays sera opérationnel.

"La possibilité qu'un certain nombre de communes ou de zones soient temporairement privées d'électricité a augmenté", a précisé Danielle Devogelaer, experte du Bureau du plan dans les questions d'énergie et de transport, et en particulier de l'électricité, à la VRT.

"C'est une option dont nous allons devoir sérieusement tenir compte en novembre, parce que parce que l'offre d'électricité ne sera pas toujours suffisante pour rencontrer la totalité de la demande", a-t-elle ajouté.

Selon l'experte, il ne faut même pas avoir un mois de novembre exceptionnellement froid pour rencontrer des problèmes. L'exemple du mois de novembre 2017 donne à réfléchir.

"En novembre de l'an dernier, qui fut ne fut pas un mois très humide ou très froid, nous avons déjà eu une consommation de 13 gigawatts. Lorsque nous voyons qu'en novembre de cette année de nombreux réacteurs nucléaires seront à l'arrêt, nous aurons vraiment beaucoup de mal à couvrir cela. Il est possible que nous nous devions vraiment procéder à des mesures d'économie sur notre consommation d'électricité, certainement en soirée", a insisté Danielle Devogelaer.

L'"énorme" responsabilité de M-Ch.Marghem

La responsabilité de la ministre fédérale de l'Energie, Marie Christine Marghem (MR), dans la probabilité" à la hausse de coupures d'électricité évoquée par le Bureau du Plan est "énorme", a affirmé dimanche après-midi le député fédéral Ecolo Jean-Marc Nollet.

Au nom du groupe Ecolo-Groen, celui-ci a précisé avoir demandé au président de la commission de l'économie de la Chambre d'organiser, en urgence, des auditions du Bureau du Plan, d'Elia, et la ministre Marghem.

"Madame Marghem porte une énorme responsabilité. Son aveuglement en faveur du nucléaire et du maintien en activités de Doel 1 et 2 fait que nous courrons un énorme risque de coupures non seulement en novembre, mais aussi en janvier et février, si Doel n'est pas relancé en décembre, une hypothèse qui n'est pas exclue", a commenté Jean-Marc Nollet.

Pour le chef de groupe écologiste, la commission doit se réunir pour faire le point de la situation et "voir avec la ministre Marghem ce qui peut être entrepris pour éviter cela et comment elle analyse ses responsabilités".

Du côté de l'opposition socialiste flamande, la députée Karin Temmerman voit également dans les considérations du Bureau du Plan l'échec de la politique énergétique du gouvernement Michel.

"Prolonger les centrales nucléaires, garantirait, selon le gouvernement une sécurité d'approvisionnement et un prix bas. Est-ce que cette fable peut enfin voler à la poubelle", a demandé la députés sp.a.

"Le gouvernement refuse simplement d'investir dans les énergies alternatives. Nous avons plus de ministres de l'énergie que de centrales nucléaires en état de fonctionner et on ne parvient pourtant pas à gérer cela. Par conséquent, le consommateur paie le prix", a-t-elle conclu.

Marghem rejette les critiques

Suivant le dossier de très près, la ministre fédérale de l'Energie, Marie Christine Marghem (MR), a affirmé dimanche procéder à une analyse de la situation engendrée par la mise à l'arrêt de l'ensemble des réacteurs nucléaires du pays, à l'exception de Doel 3 durant le mois de novembre.

Elle en fera connaître les résultats sans attendre la tenue d'une commission parlementaire. Elle rejette fermement les critiques formulées à son égard par les écologistes, a indiqué son porte-parole, dimanche, en fin de journée. Il est très probable que l'offre d'électricité ne suffise pas, en novembre, pour rencontrer la demande. Il n'est par conséquent pas improbable qu'il y ait des coupures à certaines heures, dans certaines communes, a affirmé dimanche une experte du Bureau du plan à la VRT. Cette affirmation a fait dire à l'opposition écologiste et sp.a que la responsabilité du gouvernement et de la ministre de l'Energie dans cette situation était engagée en raison d'une mauvaise gestion du dossier de la sortie du nucléaire. Fortement critiquée par le groupe Ecolo-Groen de la Chambre, Mme Marghem a fait savoir dimanche soir qu'elle procédait à une analyse de la situation et qu'elle n'attendrait pas la tenue d'une réunion de commission avant d'en faire connaître les résultats. Via un de ses porte-parole, la ministre libérale a rejeté les critiques formulées par les Verts à son égard. Elle a notamment souligné avoir énormément travaillé, depuis son arrivée au département dont elle a la charge, en matière d'énergie renouvelable. Sous l'impulsion de l'actuel gouvernement fédéral, la puissance installée des neuf parcs éoliens en Mer du Nord atteindra ainsi, au total 2,2 GigaWattMW en 2020, soit l'équivalent de deux réacteurs nucléaires, et 4 GigaWatt en 2030. Autre dossier à mettre à l'actif de Mme Marghem, toujours selon son porte-parole: la réforme du marché de l'électricité. "Si nous n'avions pas prolongé les réacteurs Doel 1 et 2, nous en serions à la bougie. Avant notre arrivée, aucune mesure transition énergétique n'avait encore été prise. Nous étions, proches du black out", a enfin commenté le porte-parole de la ministre.

Cette instance indépendante se penche sur l'impact des mesures politiques. Durant le mois de novembre, un seul des sept réacteurs nucléaires du pays sera opérationnel."La possibilité qu'un certain nombre de communes ou de zones soient temporairement privées d'électricité a augmenté", a précisé Danielle Devogelaer, experte du Bureau du plan dans les questions d'énergie et de transport, et en particulier de l'électricité, à la VRT. "C'est une option dont nous allons devoir sérieusement tenir compte en novembre, parce que parce que l'offre d'électricité ne sera pas toujours suffisante pour rencontrer la totalité de la demande", a-t-elle ajouté. Selon l'experte, il ne faut même pas avoir un mois de novembre exceptionnellement froid pour rencontrer des problèmes. L'exemple du mois de novembre 2017 donne à réfléchir. "En novembre de l'an dernier, qui fut ne fut pas un mois très humide ou très froid, nous avons déjà eu une consommation de 13 gigawatts. Lorsque nous voyons qu'en novembre de cette année de nombreux réacteurs nucléaires seront à l'arrêt, nous aurons vraiment beaucoup de mal à couvrir cela. Il est possible que nous nous devions vraiment procéder à des mesures d'économie sur notre consommation d'électricité, certainement en soirée", a insisté Danielle Devogelaer.La responsabilité de la ministre fédérale de l'Energie, Marie Christine Marghem (MR), dans la probabilité" à la hausse de coupures d'électricité évoquée par le Bureau du Plan est "énorme", a affirmé dimanche après-midi le député fédéral Ecolo Jean-Marc Nollet.Au nom du groupe Ecolo-Groen, celui-ci a précisé avoir demandé au président de la commission de l'économie de la Chambre d'organiser, en urgence, des auditions du Bureau du Plan, d'Elia, et la ministre Marghem."Madame Marghem porte une énorme responsabilité. Son aveuglement en faveur du nucléaire et du maintien en activités de Doel 1 et 2 fait que nous courrons un énorme risque de coupures non seulement en novembre, mais aussi en janvier et février, si Doel n'est pas relancé en décembre, une hypothèse qui n'est pas exclue", a commenté Jean-Marc Nollet. Pour le chef de groupe écologiste, la commission doit se réunir pour faire le point de la situation et "voir avec la ministre Marghem ce qui peut être entrepris pour éviter cela et comment elle analyse ses responsabilités".Du côté de l'opposition socialiste flamande, la députée Karin Temmerman voit également dans les considérations du Bureau du Plan l'échec de la politique énergétique du gouvernement Michel. "Prolonger les centrales nucléaires, garantirait, selon le gouvernement une sécurité d'approvisionnement et un prix bas. Est-ce que cette fable peut enfin voler à la poubelle", a demandé la députés sp.a."Le gouvernement refuse simplement d'investir dans les énergies alternatives. Nous avons plus de ministres de l'énergie que de centrales nucléaires en état de fonctionner et on ne parvient pourtant pas à gérer cela. Par conséquent, le consommateur paie le prix", a-t-elle conclu.Suivant le dossier de très près, la ministre fédérale de l'Energie, Marie Christine Marghem (MR), a affirmé dimanche procéder à une analyse de la situation engendrée par la mise à l'arrêt de l'ensemble des réacteurs nucléaires du pays, à l'exception de Doel 3 durant le mois de novembre.Elle en fera connaître les résultats sans attendre la tenue d'une commission parlementaire. Elle rejette fermement les critiques formulées à son égard par les écologistes, a indiqué son porte-parole, dimanche, en fin de journée. Il est très probable que l'offre d'électricité ne suffise pas, en novembre, pour rencontrer la demande. Il n'est par conséquent pas improbable qu'il y ait des coupures à certaines heures, dans certaines communes, a affirmé dimanche une experte du Bureau du plan à la VRT. Cette affirmation a fait dire à l'opposition écologiste et sp.a que la responsabilité du gouvernement et de la ministre de l'Energie dans cette situation était engagée en raison d'une mauvaise gestion du dossier de la sortie du nucléaire. Fortement critiquée par le groupe Ecolo-Groen de la Chambre, Mme Marghem a fait savoir dimanche soir qu'elle procédait à une analyse de la situation et qu'elle n'attendrait pas la tenue d'une réunion de commission avant d'en faire connaître les résultats. Via un de ses porte-parole, la ministre libérale a rejeté les critiques formulées par les Verts à son égard. Elle a notamment souligné avoir énormément travaillé, depuis son arrivée au département dont elle a la charge, en matière d'énergie renouvelable. Sous l'impulsion de l'actuel gouvernement fédéral, la puissance installée des neuf parcs éoliens en Mer du Nord atteindra ainsi, au total 2,2 GigaWattMW en 2020, soit l'équivalent de deux réacteurs nucléaires, et 4 GigaWatt en 2030. Autre dossier à mettre à l'actif de Mme Marghem, toujours selon son porte-parole: la réforme du marché de l'électricité. "Si nous n'avions pas prolongé les réacteurs Doel 1 et 2, nous en serions à la bougie. Avant notre arrivée, aucune mesure transition énergétique n'avait encore été prise. Nous étions, proches du black out", a enfin commenté le porte-parole de la ministre.