Le gouvernement Wilmès II pourrait conserver la confiance des partis qui le soutiennent de l'extérieur, du moins jusqu'en septembre. Et de timides signaux d'ouverture sont perceptibles en perspective de la formation d'un gouvernement fédéral majoritaire de plein exercice, négocié cet été. Voilà ce qu'il ressort de l'enquête menée par Le Soir auprès d'une vingtaine d'acteurs de premier plan du "déconfinement politique" qui est en cours.

Le quotidien rappelle que l'unité nationale, qui a prévalu durant quelques semaines, a vacillé après l'annonce fort critiquées des visites au maison de repos, puis davantage encore suite au Conseil national de sécurité du 24 avril qui avait privilégié l'économie sur l'humain. L'annonce d'une défiance ouverte de la N-VA et de plusieurs partenaires, avec une volonté de négocier un gouvernement majoritaire dès juin, s'inscrivait dans le même registre.

On retrouve donc, forcément, dans le récit de nos confrères des petites phrases dont les politiques ont le secret : "Les libéraux n'en peuvent plus d'Ecolo", "Il n'y a que des coqs dans le poulailler du Hainaut" (Ndlr : les présidents du MR Bouchez, du PS Magnette ou d'Ecolo Nollet), "Le CD&V ne sait plus où il en est", le reste à l'avenant.

Pourtant, des signaux positifs sont donc perceptibles. Ainsi, la plupart des acteurs, y compris à la N-VA, laissent entendre qu'ils ne réclameront pas nécessairement un vote de confiance en juin. "Il y a comme un gentlement's agreement consistant à laisser vivre le gouvernement jusqu'en septembre", dit notamment un président francophone. C'est dû davantage à une analyse pragmatique qu'à une relation d'amour, évidemment : ceux qui plongeraient le pays dans la crise avec retour par la case palais risqueraient de le payer cash. En ooutre, dès lors que tout le monde s'entend à renégocier l'été, cela ne servirait à rien.

Et ces négociations pour un gouvernement majoritaire, alors ? Retour vers l'impossible dialogue PS / N-VA? Joachim Coens, président du CD&V, répète à nos collèges ce qu'il disait récemment en télévision : "J'espère que cette crise corona nous ramènera à l'essentiel et entraînera une réflexion sur le contenu, qui est différent d'avant..." Des contacts bilatéraux sont en cours, apprend-on (en marge du palais, ce n'est pas classique). Et les exclusives du passé du type 'avec ou sans la N-VA' semblent oubliées. Le leitmotiv serait le projet. Mais là encore, il y a un plus qu'un gouffre entre les positions du PS et de la N-VA.

Il s'agit d'ailleurs bien de contacts préalables, informels, pas encore de négociations à proprement parler. La nuance est importante. Paul Magnette, président du PS,répétait ce matin à LN24 que "la priorité est à la crise sanitaire et non à la formation d'un gouvernement".

Certains évoquent encore la nécessité prévisible d'une réforme de l'Etat, parce que "le statut quo n'est pas une option" (ah, ces fameux neuf ministres de la santé...) ou parce que la Communauté française sera exsangue.

Bref, c'est un retour à la case départ annoncé, avec déjà de prémices de négociations en coulisses. Mais le coronavirus est passé par là et il pourrait tout chambouler. Qui y croit vraiment?

Le gouvernement Wilmès II pourrait conserver la confiance des partis qui le soutiennent de l'extérieur, du moins jusqu'en septembre. Et de timides signaux d'ouverture sont perceptibles en perspective de la formation d'un gouvernement fédéral majoritaire de plein exercice, négocié cet été. Voilà ce qu'il ressort de l'enquête menée par Le Soir auprès d'une vingtaine d'acteurs de premier plan du "déconfinement politique" qui est en cours. Le quotidien rappelle que l'unité nationale, qui a prévalu durant quelques semaines, a vacillé après l'annonce fort critiquées des visites au maison de repos, puis davantage encore suite au Conseil national de sécurité du 24 avril qui avait privilégié l'économie sur l'humain. L'annonce d'une défiance ouverte de la N-VA et de plusieurs partenaires, avec une volonté de négocier un gouvernement majoritaire dès juin, s'inscrivait dans le même registre.On retrouve donc, forcément, dans le récit de nos confrères des petites phrases dont les politiques ont le secret : "Les libéraux n'en peuvent plus d'Ecolo", "Il n'y a que des coqs dans le poulailler du Hainaut" (Ndlr : les présidents du MR Bouchez, du PS Magnette ou d'Ecolo Nollet), "Le CD&V ne sait plus où il en est", le reste à l'avenant.Pourtant, des signaux positifs sont donc perceptibles. Ainsi, la plupart des acteurs, y compris à la N-VA, laissent entendre qu'ils ne réclameront pas nécessairement un vote de confiance en juin. "Il y a comme un gentlement's agreement consistant à laisser vivre le gouvernement jusqu'en septembre", dit notamment un président francophone. C'est dû davantage à une analyse pragmatique qu'à une relation d'amour, évidemment : ceux qui plongeraient le pays dans la crise avec retour par la case palais risqueraient de le payer cash. En ooutre, dès lors que tout le monde s'entend à renégocier l'été, cela ne servirait à rien.Et ces négociations pour un gouvernement majoritaire, alors ? Retour vers l'impossible dialogue PS / N-VA? Joachim Coens, président du CD&V, répète à nos collèges ce qu'il disait récemment en télévision : "J'espère que cette crise corona nous ramènera à l'essentiel et entraînera une réflexion sur le contenu, qui est différent d'avant..." Des contacts bilatéraux sont en cours, apprend-on (en marge du palais, ce n'est pas classique). Et les exclusives du passé du type 'avec ou sans la N-VA' semblent oubliées. Le leitmotiv serait le projet. Mais là encore, il y a un plus qu'un gouffre entre les positions du PS et de la N-VA.Il s'agit d'ailleurs bien de contacts préalables, informels, pas encore de négociations à proprement parler. La nuance est importante. Paul Magnette, président du PS,répétait ce matin à LN24 que "la priorité est à la crise sanitaire et non à la formation d'un gouvernement".Certains évoquent encore la nécessité prévisible d'une réforme de l'Etat, parce que "le statut quo n'est pas une option" (ah, ces fameux neuf ministres de la santé...) ou parce que la Communauté française sera exsangue.Bref, c'est un retour à la case départ annoncé, avec déjà de prémices de négociations en coulisses. Mais le coronavirus est passé par là et il pourrait tout chambouler. Qui y croit vraiment?