Les auteures de la proposition de loi élargissant les conditions de l'avortement demanderont mardi une réunion de la Commission de la Justice avant la fin de la semaine afin d'approuver le texte en deuxième lecture.

Les articles de la proposition ont été approuvés le 27 novembre mais le CD&V a demandé une deuxième lecture, retardant de la sorte le vote sur l'ensemble du texte. Cette deuxième lecture du texte devait avoir lieu mercredi. Un problème informatique est toutefois survenu, qui a eu pour effet de retarder la publication non du rapport des travaux en tant que tel mais du texte adopté. Les adversaires de la proposition de loi ont soulevé le point en conférence des présidents la semaine passée: le délai requis entre la publication du rapport et la deuxième lecture ne sera pas écoulé mercredi; la proposition de loi ne peut donc être inscrite à l'ordre du jour de mercredi.

Vendredi, en revanche, le délai sera écoulé. Les auteures de la proposition de loi (qui réunit PS, sp.a, MR, Open Vld, PTB, les Verts et DéFI) vont donc profiter de la réunion de commission de ce mardi pour réclamer la tenue d'une réunion en fin de semaine afin de voter sur l'ensemble du texte avant la fin de l'année.

"Ce dossier est important, nous devons avancer. Le parlement n'est pas en affaires courantes, il travaille et peut continuer à travailler", a souligné la députée Eliane Tillieux (PS).

"Personne ne nous demande d'arrêter le travail. Aucun signal ne nous est parvenu pour mettre ce dossier de côté", a-t-elle ajouté alors qu'une déclaration du président du PS, Paul Magnette, suscite des commentaires.

Point de rupture pour former un gouvernement

Dimanche, interrogé sur RTL-TVi, l'ex-informateur a expliqué que si le CD&V le souhaitait, les questions éthiques pourraient être discutées dans le cadre de négociations gouvernementales. Or, les chrétiens-démocrates ont déjà laissé entendre que l'extension de la loi sur l'avortement pourrait constituer un point de rupture pour former un gouvernement. Le travail au parlement continue, répondait-on lundi au boulevard de l'Empereur. Et dans le cadre de futures négociations gouvernementales, si le CD&V souhaite mettre les dossiers éthiques sur le tapis, libre à lui de le faire.

En attendant, le PTB, co-auteur de la loi étendant la dépénalisation, a mis les autres partis en garde contre tout troc politique qui viserait à attirer le CD&V vers une coalition arc-en-ciel.

"Faire de la loi dépénalisant l'IVG une monnaie d'échange pour des négociations? Pour le PTB, comme pour de nombreuses femmes, c'est inacceptable", a averti la députée Sofie Merckx.

Au MR, le ministre Denis Ducarme ne veut pas non plus entendre parler de report à une prochaine législature.

"Pour ce qui concerne les questions éthiques, le MR ne s'engagera pas dans un accord de gouvernement qui viserait à ne pas voir ces questions traitées sous cette législature", a-t-il lancé sur Twitter.

Dans le monde médical, partisans et adversaires mènent le combat à coup de pétitions. Lundi, le Soir a publié un texte co-signé par 1.500 professionnels de la santé soutenant la proposition. Les adversaires ont répliqué par un appel à ne pas soutenir le texte signé par 2.280 autres professionnels de ce secteur.

Les auteures de la proposition de loi élargissant les conditions de l'avortement demanderont mardi une réunion de la Commission de la Justice avant la fin de la semaine afin d'approuver le texte en deuxième lecture.Les articles de la proposition ont été approuvés le 27 novembre mais le CD&V a demandé une deuxième lecture, retardant de la sorte le vote sur l'ensemble du texte. Cette deuxième lecture du texte devait avoir lieu mercredi. Un problème informatique est toutefois survenu, qui a eu pour effet de retarder la publication non du rapport des travaux en tant que tel mais du texte adopté. Les adversaires de la proposition de loi ont soulevé le point en conférence des présidents la semaine passée: le délai requis entre la publication du rapport et la deuxième lecture ne sera pas écoulé mercredi; la proposition de loi ne peut donc être inscrite à l'ordre du jour de mercredi. Vendredi, en revanche, le délai sera écoulé. Les auteures de la proposition de loi (qui réunit PS, sp.a, MR, Open Vld, PTB, les Verts et DéFI) vont donc profiter de la réunion de commission de ce mardi pour réclamer la tenue d'une réunion en fin de semaine afin de voter sur l'ensemble du texte avant la fin de l'année. "Ce dossier est important, nous devons avancer. Le parlement n'est pas en affaires courantes, il travaille et peut continuer à travailler", a souligné la députée Eliane Tillieux (PS). "Personne ne nous demande d'arrêter le travail. Aucun signal ne nous est parvenu pour mettre ce dossier de côté", a-t-elle ajouté alors qu'une déclaration du président du PS, Paul Magnette, suscite des commentaires. Dimanche, interrogé sur RTL-TVi, l'ex-informateur a expliqué que si le CD&V le souhaitait, les questions éthiques pourraient être discutées dans le cadre de négociations gouvernementales. Or, les chrétiens-démocrates ont déjà laissé entendre que l'extension de la loi sur l'avortement pourrait constituer un point de rupture pour former un gouvernement. Le travail au parlement continue, répondait-on lundi au boulevard de l'Empereur. Et dans le cadre de futures négociations gouvernementales, si le CD&V souhaite mettre les dossiers éthiques sur le tapis, libre à lui de le faire. En attendant, le PTB, co-auteur de la loi étendant la dépénalisation, a mis les autres partis en garde contre tout troc politique qui viserait à attirer le CD&V vers une coalition arc-en-ciel. "Faire de la loi dépénalisant l'IVG une monnaie d'échange pour des négociations? Pour le PTB, comme pour de nombreuses femmes, c'est inacceptable", a averti la députée Sofie Merckx. Au MR, le ministre Denis Ducarme ne veut pas non plus entendre parler de report à une prochaine législature. "Pour ce qui concerne les questions éthiques, le MR ne s'engagera pas dans un accord de gouvernement qui viserait à ne pas voir ces questions traitées sous cette législature", a-t-il lancé sur Twitter. Dans le monde médical, partisans et adversaires mènent le combat à coup de pétitions. Lundi, le Soir a publié un texte co-signé par 1.500 professionnels de la santé soutenant la proposition. Les adversaires ont répliqué par un appel à ne pas soutenir le texte signé par 2.280 autres professionnels de ce secteur.