" Si le monde ne va pas droit, prenez à gauche. " Les passants qui ont croisé ce cycliste militant à tee-shirt vert avant de se rendre dans les bureaux de vote, dimanche dernier, n'ont pas dû être bien nombreux. Son message, discret comme un coup de tonnerre, ne s'en est pas moins glissé jusque dans les urnes. En plaçant un bourgmestre Ecolo à la tête de leur commune, les Ixellois ont simplement réclamé de pouvoir vivre, marcher, respirer dans un espace vivable. Au-delà de la victoire historique d'Ecolo, qui s'implante pour la première fois dans le tissu des communes tant à Bruxelles qu'en Wallonie et en Flandre, les électeurs ont-ils dès lors montré qu'ils ne voulaient pas seulement un changement de politique mais qu'ils avaient eux-mêmes changé ? Que leur prise de conscience des enjeux écologiques était désormais acquise et s'inscrivait jusque dans leur mode de vie ? Et que, par conséquent, la dimension " planète ", en ses mille facettes, devait à l'avenir servir de fil rouge aux décideurs politiques de demain ?
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