Le déconfinement de plus en plus large de la Belgique laisse des secteurs sur le carreau. Désespérément, certains cherchent à obtenir des perspectives. Ainsi en est-il du secteur événementiel, qui se sent oublié et se mobilise pour appeler les autorités au secours."Les 80000 salariés de ce secteur ont été les premiers, avant même l'Horeca, à être impactés par la crise du coronavirus, rappellaient mercredi ses responsables. 3200 entreprises et indépendants sont aujourd'hui dans l'incertitude la plus totale. Les décideurs politiques sont de plus en plus conscients que des mesures doivent être prises MAINTENANT pour redémarrer le secteur avant qu'il ne soit trop tard, mais il y a un manque de détermination."

Plusiseurs députés se sont emparés du sujet ce jeudi en séance plénière de la Chambre. "Il faut leur donner des perspectives parce que l'on n'origanise pas un salon ou une foire en peu de temps, souligne Vincent Van Quickenborne (Open VLD). "Certains secteurs ont pu recommencer leur activité mais d'autres secteurs comme la culture, l'événementiel et les forains, entre autres, sont toujours à l'arrêt alors qu'outre l'aspect économique, ils ont une vraie dimension de convivialité", prolonge Gilles Vanden Burre (Ecolo). Des élus flamands évoquent l'importance du festival Tomorrowland, interdit, mais aussi des nombreux plus petits événements organisés au même endroit durant l'été.

La question est la même pour tous: un Conseil national de sécurité va-t-il bientôt leur ouvrir des perspectives ou une décision pourrait-elle intervenir en-dehors de cela, comme ce fut le cas pour les séjours en résidences secondaires, notamment?

La Première ministre, Sophie Wilmès (MR), rappelle dans un premier temps les balises de ce qui a été décidé. A partir du 1er juillet, des "petits" événéments réunissant 200 personnes seront autorisés. Par contre, les grands rassemblements restent interdit jusqu'au 31 août. Mais il n'est pas impossible qu'une décision intervienne pour des événements situés entre ces deux extrêmes, a-t-elle laissé entendre, toute décision devant évidemment être validé par le groupe d'experts en charge du déconfinemement (GEES).

"Le ministre de l'Economie, Denis Ducarme, a rencontré les représentants du secteur ce jeudi matin", a-t-elle précisé. Ceux-ci travaillent sur une "matrice de sécurité" qui permettrait de baliser l'encadrement d'une série d'événements. De nouvelles réunions sont prévues ces prochains jours. Sophie Wilmès a ensuite, comme toujours, insisté sur la nécessité d'accorder la priorité à la santé de la population.

En guise de réplique, les députés ont dénoncé un "manque de perspective". Mais ce petit débat parlementaire a néanmoins laissé entendre que le sujet pourrait bientôt se retrouver sur la table.

Le déconfinement de plus en plus large de la Belgique laisse des secteurs sur le carreau. Désespérément, certains cherchent à obtenir des perspectives. Ainsi en est-il du secteur événementiel, qui se sent oublié et se mobilise pour appeler les autorités au secours."Les 80000 salariés de ce secteur ont été les premiers, avant même l'Horeca, à être impactés par la crise du coronavirus, rappellaient mercredi ses responsables. 3200 entreprises et indépendants sont aujourd'hui dans l'incertitude la plus totale. Les décideurs politiques sont de plus en plus conscients que des mesures doivent être prises MAINTENANT pour redémarrer le secteur avant qu'il ne soit trop tard, mais il y a un manque de détermination."Plusiseurs députés se sont emparés du sujet ce jeudi en séance plénière de la Chambre. "Il faut leur donner des perspectives parce que l'on n'origanise pas un salon ou une foire en peu de temps, souligne Vincent Van Quickenborne (Open VLD). "Certains secteurs ont pu recommencer leur activité mais d'autres secteurs comme la culture, l'événementiel et les forains, entre autres, sont toujours à l'arrêt alors qu'outre l'aspect économique, ils ont une vraie dimension de convivialité", prolonge Gilles Vanden Burre (Ecolo). Des élus flamands évoquent l'importance du festival Tomorrowland, interdit, mais aussi des nombreux plus petits événements organisés au même endroit durant l'été.La question est la même pour tous: un Conseil national de sécurité va-t-il bientôt leur ouvrir des perspectives ou une décision pourrait-elle intervenir en-dehors de cela, comme ce fut le cas pour les séjours en résidences secondaires, notamment?La Première ministre, Sophie Wilmès (MR), rappelle dans un premier temps les balises de ce qui a été décidé. A partir du 1er juillet, des "petits" événéments réunissant 200 personnes seront autorisés. Par contre, les grands rassemblements restent interdit jusqu'au 31 août. Mais il n'est pas impossible qu'une décision intervienne pour des événements situés entre ces deux extrêmes, a-t-elle laissé entendre, toute décision devant évidemment être validé par le groupe d'experts en charge du déconfinemement (GEES)."Le ministre de l'Economie, Denis Ducarme, a rencontré les représentants du secteur ce jeudi matin", a-t-elle précisé. Ceux-ci travaillent sur une "matrice de sécurité" qui permettrait de baliser l'encadrement d'une série d'événements. De nouvelles réunions sont prévues ces prochains jours. Sophie Wilmès a ensuite, comme toujours, insisté sur la nécessité d'accorder la priorité à la santé de la population.En guise de réplique, les députés ont dénoncé un "manque de perspective". Mais ce petit débat parlementaire a néanmoins laissé entendre que le sujet pourrait bientôt se retrouver sur la table.