Les citoyens, après de longues semaines d'éloignement, ont pu retrouver quatre proches dans des conditions très strictes depuis le dimanche 10 mai. Une mesure indispensable pour tenir le coup et pour continuer à observer les mesures de sécurité, estime la Première ministre Sophie Wilmès (MR) : "Dimanche, le silo a pu être élargi à quatre personnes. Après des semaines d'éloignement, nous en avions besoin pour maintenir notre détermination. Le maintien des distances ne nous a pas empêché de partager l'émotion de ces instants intimes."

Pour la phase 2 du déconfinement, à partir du 18 mai, il n'y aura pas d'élargissement de ces réunions privées. L'élargissement des contacts sociaux sera étudié dans les prochains jours, mais la règle ne sera pas adaptée selon toute logique avant la prochaine phase déconfinement, le 8 juin.

Mariages/enterrements, réunions privées : des règles différentes

Seule petite exception décidée par le Conseil national de Sécurité à partir du 18 mai : il sera possible d'accueillir maximum 30 personnes lors cérémonies de mariages et les enterrements, sous certaines conditions et dans le respect strict des distances de sécurité et des gestes barrières. Il ne sera en revanche pas permis d'organiser de réception à l'issue de ces cérémonies. Une situation qui ne fait pas l'affaire des traiteurs évènementiels, déjà grandement fragilisés par cette crise.

Pourquoi élargir ces cérémonies et pas les réunions privées, toujours limitées à 4 personnes toujours les mêmes ? "Les mariages et les enterrements sont des moments importants, difficiles à passer sans ses proches. Cette proposition est plus que normale. Ils auront lieu dans des conditions extrêmement strictes de sécurité. Contrairement aux réunions privées, ce sont des évènements qui se passent de manière moins fréquente", a expliqué la Première ministre lors de la conférence de presse à l'issue du Conseil national de Sécurité.

"Ce sont deux choses très différentes", précise pour sa part le ministre-président wallon Elio Di Rupo (PS) au micro de LN24. "Pour un enterrement ou un mariage, les gens doivent être séparés d'au moins 1,5m. C'est pour une période courte, de 30 min à maximum 40-45 min. Quand on reçoit chez soi, il est difficile de garder la distance et on est généralement ensemble plus longtemps, on mange parfois ensemble. Quand on reste longtemps et qu'on ne sait pas toujours conserver la distance, il y a un risque d'infection. C'est au sein des foyers qui accueillent d'autres personnes, par ces contacts-là, qu'on pourrait avoir ce risque de contamination. On a d'un côté une situation de contrôle, et d'un autre la liberté des familles."

"Quatre personnes toujours les mêmes", au moins jusqu'au 8 juin

La règle est donc toujours la limitation le plus possible des contacts différents, en faisant appel à la vigilance et au bon sens de chacun. Mais la règle des "4 personnes toujours les mêmes", annoncée la semaine dernière et en vigueur depuis le dimanche 10 mai ne satisfait pas tout le monde. Personnes vivant dans les grandes colocations, parents se sentant obligés de "choisir" entre leurs enfants, dilemmes familiaux ou amicaux... Un système compliqué que revendique la Première ministre, qui ne voulait pas se calquer sur le modèle allemand qui permet de se voir de foyer à foyer uniquement. "Au risque de rendre les choses compliquées à appréhender au premier regard, cette règle permet de faire face à davantage de situation de vie différentes, mais pas à toutes. On sait qu'en faisant ce choix-là, c'est plus élargi par rapport à d'autres système plus évidents et plus carrés. Mais évidemment, quand on limite la liberté, le champ des possibles, tout le monde ne s'y retrouve pas. Ce n'est pas drôle de devoir choisir, on le comprend, on le regrette mais on ne le choisit pas", indique Sophie Wilmès.

Elle rappelle notamment que c'est la situation sanitaire qui détermine l'élargissement ou non des contacts sociaux. L'élargissement des contacts sociaux, de même que les autres paramètres, seront étudiés et analysés dans les prochains jours, mais il n'y aura, semble-t-il, pas de changement avant le 8 juin, date de la phase 3. Après cette phase, il y aura d'autres phases successives, a annoncé la Première ministre. "Il n'y aura probablement pas de retour à la normale pour l'été", a-t-elle également indiqué, sans plus de précisions. "Notre stratégie de déconfinement va devoir être évaluée et mise à jour sans cesse."

Les contacts physiques toujours à éviter lors de funérailles

A partir de lundi, jusqu'à 30 personnes pourront assister à des funérailles, mais les contacts physiques tels que les poignées de main et les embrassades restent à éviter, selon les mesures décidées mercredi par le Conseil national de sécurité.

"Les familles peuvent convier un peu plus de monde, mais les contacts physiques sont toujours à éviter, ce qui reste désolant pour les proches des défunts", regrette Johan Dexters, président de la Fédération royale des entrepreneurs de pompes funèbres de Belgique. "Il n'est pas encore question de revenir à des obsèques normales", ajoute-t-il.

A l'exception du nombre élargi d'invités, les mesures annoncées mercredi ne changent rien. Aucune réception ne peut encore être organisée à l'issue des enterrements. Et l'embaumement pour le transport international et le don des corps à la science restent interdits.

Depuis les restrictions imposées pour freiner la propagation du nouveau coronavirus, M. Dexters constate cependant une tendance grandissante au streaming de funérailles, de sorte que celles et ceux qui le souhaitent puissent y participer à distance.

Les citoyens, après de longues semaines d'éloignement, ont pu retrouver quatre proches dans des conditions très strictes depuis le dimanche 10 mai. Une mesure indispensable pour tenir le coup et pour continuer à observer les mesures de sécurité, estime la Première ministre Sophie Wilmès (MR) : "Dimanche, le silo a pu être élargi à quatre personnes. Après des semaines d'éloignement, nous en avions besoin pour maintenir notre détermination. Le maintien des distances ne nous a pas empêché de partager l'émotion de ces instants intimes."Pour la phase 2 du déconfinement, à partir du 18 mai, il n'y aura pas d'élargissement de ces réunions privées. L'élargissement des contacts sociaux sera étudié dans les prochains jours, mais la règle ne sera pas adaptée selon toute logique avant la prochaine phase déconfinement, le 8 juin. Seule petite exception décidée par le Conseil national de Sécurité à partir du 18 mai : il sera possible d'accueillir maximum 30 personnes lors cérémonies de mariages et les enterrements, sous certaines conditions et dans le respect strict des distances de sécurité et des gestes barrières. Il ne sera en revanche pas permis d'organiser de réception à l'issue de ces cérémonies. Une situation qui ne fait pas l'affaire des traiteurs évènementiels, déjà grandement fragilisés par cette crise.Pourquoi élargir ces cérémonies et pas les réunions privées, toujours limitées à 4 personnes toujours les mêmes ? "Les mariages et les enterrements sont des moments importants, difficiles à passer sans ses proches. Cette proposition est plus que normale. Ils auront lieu dans des conditions extrêmement strictes de sécurité. Contrairement aux réunions privées, ce sont des évènements qui se passent de manière moins fréquente", a expliqué la Première ministre lors de la conférence de presse à l'issue du Conseil national de Sécurité. "Ce sont deux choses très différentes", précise pour sa part le ministre-président wallon Elio Di Rupo (PS) au micro de LN24. "Pour un enterrement ou un mariage, les gens doivent être séparés d'au moins 1,5m. C'est pour une période courte, de 30 min à maximum 40-45 min. Quand on reçoit chez soi, il est difficile de garder la distance et on est généralement ensemble plus longtemps, on mange parfois ensemble. Quand on reste longtemps et qu'on ne sait pas toujours conserver la distance, il y a un risque d'infection. C'est au sein des foyers qui accueillent d'autres personnes, par ces contacts-là, qu'on pourrait avoir ce risque de contamination. On a d'un côté une situation de contrôle, et d'un autre la liberté des familles."La règle est donc toujours la limitation le plus possible des contacts différents, en faisant appel à la vigilance et au bon sens de chacun. Mais la règle des "4 personnes toujours les mêmes", annoncée la semaine dernière et en vigueur depuis le dimanche 10 mai ne satisfait pas tout le monde. Personnes vivant dans les grandes colocations, parents se sentant obligés de "choisir" entre leurs enfants, dilemmes familiaux ou amicaux... Un système compliqué que revendique la Première ministre, qui ne voulait pas se calquer sur le modèle allemand qui permet de se voir de foyer à foyer uniquement. "Au risque de rendre les choses compliquées à appréhender au premier regard, cette règle permet de faire face à davantage de situation de vie différentes, mais pas à toutes. On sait qu'en faisant ce choix-là, c'est plus élargi par rapport à d'autres système plus évidents et plus carrés. Mais évidemment, quand on limite la liberté, le champ des possibles, tout le monde ne s'y retrouve pas. Ce n'est pas drôle de devoir choisir, on le comprend, on le regrette mais on ne le choisit pas", indique Sophie Wilmès. Elle rappelle notamment que c'est la situation sanitaire qui détermine l'élargissement ou non des contacts sociaux. L'élargissement des contacts sociaux, de même que les autres paramètres, seront étudiés et analysés dans les prochains jours, mais il n'y aura, semble-t-il, pas de changement avant le 8 juin, date de la phase 3. Après cette phase, il y aura d'autres phases successives, a annoncé la Première ministre. "Il n'y aura probablement pas de retour à la normale pour l'été", a-t-elle également indiqué, sans plus de précisions. "Notre stratégie de déconfinement va devoir être évaluée et mise à jour sans cesse."