Si le livre n'est pas officiellement édité par le parti, la N-VA en a acheté 4.000 exemplaires, qui seront écoulés parmi les collaborateurs et dirigeants. "Il est important de socialiser sa propre base dans le 'Mouvement flamand'", justifie Bart De Wever. Il voit la tâche de 'nation building' comme un des principaux devoirs de sa formation politique, estimant que le Mouvement flamand a déjà porté ses fruits au niveau du nationalisme 'banal'. "Les jeunes ont grandi et vivent dans un contexte flamand. Leur cadre de référence est intégralement flamand. Mais le fait de se considérer soi-même comme membre d'un groupe n'est pas une évidence", développe-t-il, faisant référence au sentiment d'appartenance prononcé des Basques ou des Écossais.

Dans les pages de "Vlaanderen Onvoltooid", Bart De Wever remarque que le nationalisme flamand d'aujourd'hui n'est plus inspiré par une rancoeur historique du passé, mais "par le désir d'une communauté qui se conçoit comme une entité politique". Désir qui se retrouve forcément freiné, selon l'homme fort de la N-VA, par "toutes sortes de verrous et de mécanismes qui ont été conçus un jour pour la protection des communautés du pays, mais qui aujourd'hui forment davantage une contrainte face aux droits démocratiques les plus basiques". L'Etat belge aurait débouché, au fil du temps, sur une sorte d'addition de deux démocraties. "Nous (les Flamands, ndlr) ne sommes plus bloqués dans notre essor social et culturel, mais bien dans nos droits démocratiques et notre développement économique", affirme-t-il. Selon le livre, une majorité des habitants de Flandre estimeraient que le marché et la société doivent suivre leurs cours, tout au plus soutenus par les autorités. Une vision qui serait radicalement opposée à celle qui prévaut au Sud, selon le texte, où l'on attendrait des autorités qu'elles jouent un rôle actif dans l'économie et le fonctionnement de la communauté, en gérant et régulant.

Si le livre n'est pas officiellement édité par le parti, la N-VA en a acheté 4.000 exemplaires, qui seront écoulés parmi les collaborateurs et dirigeants. "Il est important de socialiser sa propre base dans le 'Mouvement flamand'", justifie Bart De Wever. Il voit la tâche de 'nation building' comme un des principaux devoirs de sa formation politique, estimant que le Mouvement flamand a déjà porté ses fruits au niveau du nationalisme 'banal'. "Les jeunes ont grandi et vivent dans un contexte flamand. Leur cadre de référence est intégralement flamand. Mais le fait de se considérer soi-même comme membre d'un groupe n'est pas une évidence", développe-t-il, faisant référence au sentiment d'appartenance prononcé des Basques ou des Écossais. Dans les pages de "Vlaanderen Onvoltooid", Bart De Wever remarque que le nationalisme flamand d'aujourd'hui n'est plus inspiré par une rancoeur historique du passé, mais "par le désir d'une communauté qui se conçoit comme une entité politique". Désir qui se retrouve forcément freiné, selon l'homme fort de la N-VA, par "toutes sortes de verrous et de mécanismes qui ont été conçus un jour pour la protection des communautés du pays, mais qui aujourd'hui forment davantage une contrainte face aux droits démocratiques les plus basiques". L'Etat belge aurait débouché, au fil du temps, sur une sorte d'addition de deux démocraties. "Nous (les Flamands, ndlr) ne sommes plus bloqués dans notre essor social et culturel, mais bien dans nos droits démocratiques et notre développement économique", affirme-t-il. Selon le livre, une majorité des habitants de Flandre estimeraient que le marché et la société doivent suivre leurs cours, tout au plus soutenus par les autorités. Une vision qui serait radicalement opposée à celle qui prévaut au Sud, selon le texte, où l'on attendrait des autorités qu'elles jouent un rôle actif dans l'économie et le fonctionnement de la communauté, en gérant et régulant.