"La sécurité sociale ne dépense pas 500 millions d'euros de trop. Grâce à une procédure contractuelle, nous avons pu réduire le prix afin que le traitement avec (le médicament du groupe pharmaceutique suisse Novartis, ndlr) Lucentis ait un coût identique à celui de l'Avastin (produit par le laboratoire, lui aussi suisse, Roche). Il ne s'agit donc pas du tout de dépenses supplémentaires pour le gouvernement, et encore moins d'un demi-milliard", a assuré la ministre démissionnaire dans un communiqué. "Les patients ont en outre désormais la certitude absolue que leur traitement est sans danger", a ajouté Mme De Block. Selon elle, l'utilisation off-label de l'autre médicament - c'est-à-dire l'utilisation pour un état pathologique différent de celui pour lequel le médicament a été développé - n'avait pas cette certitude. En 2015, les experts de l'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (Afmps) ont analysé en profondeur toutes les données scientifiques relatives aux deux médicaments et sont arrivés à cette conclusion. "Ce que j'ai donc fait, c'est rembourser un médicament sûr pour les personnes qui risquent de devenir aveugles. C'est ma responsabilité en tant que ministre de la Santé publique", a souligné Mme De Block en réponse à des articles publiés lundi par les journaux 'Het Laatste Nieuws' et 'De Morgen'.