Le 27 septembre dernier, le ministre-président Pierre-Yves Jeholet (MR) avait pourtant jugé cette revalorisation attendue par les syndicats enseignants "impayable" et "pas possible" au regard de de la situation financière de la FWB.

"Moi, d'ici 2024, je ne prendrai pas la responsabilité de mettre à charge de la Fédération un coût oscillant entre 300 millions et un milliard d'euros par an", avait ainsi commenté le libéral.

Interrogé lundi en commission du Parlement par la député Alice Bernard (PTB) pour savoir s'il s'agissait là de la position de tout le gouvernement, M. Daerden a assuré que "le gouvernement n'a pris aucune décision" en la matière, tout en reconnaissant que les "points de vue (au sein de l'exécutif sur cette question, ndlr) ne convergent pas totalement".

"La réforme a un coût (...) mais elle ne constitue pas un péril comme certains tentent parfois de le faire croire", a glissé M. Daerden.

A l'heure actuelle, les enseignants formés en trois ans bénéficient d'un barème dit 301, tandis que leurs collègues disposant d'une licence ou d'un master universitaire jouissent, eux, d'un barème plus élevé, appelé 501.

Un projet de décret qui devrait être très prochainement soumis au Parlement prévoit toutefois que les enseignants (instituteurs, régents) seront formés à partir de septembre 2022 non plus en trois, mais bien en quatre années. Les syndicats enseignants défendent une revalorisation salariale pour ces derniers.

Selon M. Daerden, la création d'un barème salarial 401 qui se situerait à mi-parcours entre le 301 et le 501 représenterait, après quarante ans, un surcoût de 400 millions d'euros.

Le 27 septembre dernier, le ministre-président Pierre-Yves Jeholet (MR) avait pourtant jugé cette revalorisation attendue par les syndicats enseignants "impayable" et "pas possible" au regard de de la situation financière de la FWB. "Moi, d'ici 2024, je ne prendrai pas la responsabilité de mettre à charge de la Fédération un coût oscillant entre 300 millions et un milliard d'euros par an", avait ainsi commenté le libéral. Interrogé lundi en commission du Parlement par la député Alice Bernard (PTB) pour savoir s'il s'agissait là de la position de tout le gouvernement, M. Daerden a assuré que "le gouvernement n'a pris aucune décision" en la matière, tout en reconnaissant que les "points de vue (au sein de l'exécutif sur cette question, ndlr) ne convergent pas totalement". "La réforme a un coût (...) mais elle ne constitue pas un péril comme certains tentent parfois de le faire croire", a glissé M. Daerden. A l'heure actuelle, les enseignants formés en trois ans bénéficient d'un barème dit 301, tandis que leurs collègues disposant d'une licence ou d'un master universitaire jouissent, eux, d'un barème plus élevé, appelé 501. Un projet de décret qui devrait être très prochainement soumis au Parlement prévoit toutefois que les enseignants (instituteurs, régents) seront formés à partir de septembre 2022 non plus en trois, mais bien en quatre années. Les syndicats enseignants défendent une revalorisation salariale pour ces derniers. Selon M. Daerden, la création d'un barème salarial 401 qui se situerait à mi-parcours entre le 301 et le 501 représenterait, après quarante ans, un surcoût de 400 millions d'euros.