Le pont Kipdorp faisait à l'époque jusqu'à 90 mètres de long et surplombait le canal urbain en dessinant deux courbes. Le lieu a joué un rôle important dans la bataille autour d'Anvers en 1583 lorsque les troupes françaises avaient lancé l'assaut sur la Cité de l'Escaut. Les Français furent repoussés et perdirent quelque 1.500 soldats durant cette "Furie française".

Quand les grands boulevards (Leien) ont été aménagés à Anvers, les vestiges du pont et ce qu'il restait des murailles ont été enfouis.

Depuis septembre, des éléments sont peu à peu mis au jour, une première en 150 ans. Le pont a été dégagé sur une profondeur de 3,5 mètres. Dans les semaines qui viennent, un bastion et des remparts devraient aussi revoir la lumière du jour. Des balles en bois, des munitions et des objets en terre cuite ont déjà été retrouvés dans l'ancien canal.

Les nouveaux tunnels automobiles des boulevards passeront partiellement par les piliers du pont. Certaines découvertes archéologiques disparaîtront alors que des éléments resteront visibles et seront intégrés à l'Operaplein. L'ensemble des travaux doit être bouclé d'ici l'été 2019.