Les clients semblent avoir de moins en moins de patience vis-a-vis des règles de lutte contre le coronavirus. Un membre du personnel du Colruyt de Saint-Trond dans le Limbourg s'est vu pousser un chariot contre ses tibias lorsqu'il a demandé à un client de désinfecter son caddie. Cela ne s'est pas arrêté là. Il l'a ensuite attendu après ses heures de travail, avant de jeter des pierres sur sa voiture. Lorsque l'emplo...

Les clients semblent avoir de moins en moins de patience vis-a-vis des règles de lutte contre le coronavirus. Un membre du personnel du Colruyt de Saint-Trond dans le Limbourg s'est vu pousser un chariot contre ses tibias lorsqu'il a demandé à un client de désinfecter son caddie. Cela ne s'est pas arrêté là. Il l'a ensuite attendu après ses heures de travail, avant de jeter des pierres sur sa voiture. Lorsque l'employé est sorti de son véhicule, il a ensuite reçu un coup de poing au visage. L'incident a été filmé par une caméra de surveillance et a été signalé à la police, rapporte HLN. L'ensemble du personnel du magasin Colruyt de Saint-Trond s'arrêtera de travailler pendant deux minutes ce jeudi par solidarité avec tous les employés des magasins du pays. "En fait, nous rencontrons des agressions presque tous les jours", déclare Michiel Gysemberg, également vendeur au Colruyt de Saint-Trond, cité par le quotidien flamand De Morgen. "Au début de la crise, nous étions presque des héros nationaux. Maintenant, nous sommes les personnes ennuyeuses qui doivent rappeler les règles toutes les dix minutes, et certaines personnes ne supportent pas cela", ajoute-t-il. Une récente enquête menée par le syndicat flamand ACV Puls (CSC) auprès de 21.000 vendeurs montre que plus de la moitié d'entre eux ont remarqué une augmentation de l'agressivité des clients depuis la crise sanitaire. "Tout le monde est fatigué de cette situation", déclare dans De Morgen Isabelle Colbrandt, porte-parole de Lidl Belgique. "Les commerçants nous disent que cela entraîne davantage de tensions. Surtout en ce qui concerne les achats seul, il y a souvent des discussions.""Il y a aussi de plus en plus de personnes qui refusent de porter un masque buccal parce qu'elles sont déjà vaccinées", déclare de son côté Hans Cardyn, le porte-parole de la fédération professionnelle Comeos.Dans ce contexte, de plus en plus de vendeurs évitent la confrontation. "Beaucoup me disent qu'ils n'osent plus parler aux gens des règles, car ils ont peur d'être agressés", explique Frederik Vermeulen, porte-parole d'ACV Puls.