Il se confirme que le Comité de concertation devrait serrer la vis pour les déplacements, vendredi au plus tard, jour auquel il était programmé. Selon des informations qui fuitent dans la presse, il serait même question d'interdire les voyages touristiques ou les déplacements non-essentiels.
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Il se confirme que le Comité de concertation devrait serrer la vis pour les déplacements, vendredi au plus tard, jour auquel il était programmé. Selon des informations qui fuitent dans la presse, il serait même question d'interdire les voyages touristiques ou les déplacements non-essentiels. "C'est évident, dit notamment le ministre-président bruxellois Rudy Vervoort (PS) sur BX1. On doit se dire 'on reste en Belgique', c'est un devoir collectif que nous avons. Il n'y a pas matière, à mes yeux, à discuter." Il justifie notamment cela par la "flambée" constatée à Bruxelles après les vacances de Noël et la menace des mutants. Mais il reste encore du travail à faire pour déterminer avec suffisamment de finesse ce que sont les déplacements "non-essentiels". Et à s'entendre sur les sanctions pour ceux qui partiraient quand même, sans raisons 'essentielles'.Un Conseil des ministres fédéral restreint se penchait aujourd'hui sur cette question délicate et un équilibre devait être trouver entre les points de vue des uns et des autres, socialistes et libéraux notamment, avec l'Europe pour témoin. Mais aucun consensus n'aurait été trouvé. Ce mercredi matin, sur LN24, la vice-Premier MR, en charge des Affaires étrangères, avait précisé l'enjeu: "Il faut considérer deux choses: ceux qui partent en vacances pour l'agrément et les métiers de contact qui sont encore fermés, on a un équilibre à trouver." Et celui-ci... doit encore être trouvé.La fermeture des frontières, ou à tout le moins une restriction de la liberté de circulation, est en discussion pour faire barrage aux virus mutants de la Covid. Les libéraux, eux, réclament depuis des semaines des perspectives pour les métiers de contact et le vice-Premier CD&V Vincent Van Peteghem soulignait mardi qu'il pourrait aussi être question vendredi d'une "stratégie de sortie", sans nécessairement donner de dates précises.Fermer les frontières? "Nous sommes dans un petit pays en europe, avec énormément de trafic transfrontalier, soulignait Sophie Wilmès. Moi, je plaide pour que le niveau européen prenne des décisions dans son ensemble. Quand on agit ensemble, on est toujours plus fort ou plus cohérent. Ad minima, on devrait décider avec nos pays voisins." Un Conseil européen est organisé pour une concertation à ce sujet jeudi.La Belgique aurait le droit de suspendre les déplacements pour des raisons sanitaires - et ne s'était pas privée de le faire durant la premère vague en instaurant des zones rouges - mais elle souhaite cette fois agir de concert si c'est possible. Il semble donc bien que l'on s'oriente vers une proposition de ce type.Les pays européens continuent d'ailleurs à agir pour lutter contre la menace des mutants. Les Pays-Bas, par exemple, ont annoncé l'interdiction des vols en provenance de certains pays, dont le Royaume-Uni, l'Afrique du Sud et l'Amérique latine - régions du monde d'où sont originaires les nouvelles versions du virus.