Devant la commission Santé et Egalité des chances, les directeurs d'Unia Patrick Charlier et Els Keytsman ont rappelé avoir reçu de nombreuses plaintes liées au coronavirus. Les publics déjà vulnérables avant la crise ont été particulièrement touchés. Les soignants et les jeunes ont subi de la stigmatisation. Des mères monoparentales se sont vues refuser l'entrée de magasins parce qu'elles s'y rendaient avec leurs enfants, des couples homosexuels ont été interpellés par la police parce qu'ils ne respectaient soi-disant pas les règles de distanciation, a illustré Patrick Charlier. Unia a également constaté un racisme anti-asiatiques accru en début de crise.

Les directeurs ont formulé des recommandations à l'attention des parlementaires. L'une d'entre elles consiste à plaider en faveur d'une convention internationale sur les droits des personnes âgées, à l'instar de celle existante pour les droits de l'enfant. "Leurs droits sont bafoués régulièrement", a relevé Els Keytsman.

Les mesures prises pour lutter contre la pandémie doivent être "proportionnées, légales et justes"

Plus largement, Unia a appelé les autorités à "bien tenir compte de l'impact négatif des mesures prises sur les personnes vulnérables", citant, outre les personnes âgées, les personnes porteuses d'un handicap ou celles vivant dans des logements exigus comme des caravanes.

Pour Unia, les mesures prises pour lutter contre la pandémie doivent être "proportionnées, légales et justes" et "différents secteurs doivent être mieux soutenus : santé publique, enseignement, aide au personnes handicapées, logement, sécurité pour les plus vulnérables."

Enfin, à l'instar de nombreuses associations auditionnées en commission spéciale Covid, Unia s'est montré favorable à une "unité de commandement" dans la gestion de la crise. "Prenez des décisions accessibles, compréhensibles et dont les effets sont prévisibles. C'est ainsi que la population acceptera plus facilement (les mesures)", a exhorté Els Keytsman, appelant les autorités à davantage travailler avec le secteur social.

Devant la commission Santé et Egalité des chances, les directeurs d'Unia Patrick Charlier et Els Keytsman ont rappelé avoir reçu de nombreuses plaintes liées au coronavirus. Les publics déjà vulnérables avant la crise ont été particulièrement touchés. Les soignants et les jeunes ont subi de la stigmatisation. Des mères monoparentales se sont vues refuser l'entrée de magasins parce qu'elles s'y rendaient avec leurs enfants, des couples homosexuels ont été interpellés par la police parce qu'ils ne respectaient soi-disant pas les règles de distanciation, a illustré Patrick Charlier. Unia a également constaté un racisme anti-asiatiques accru en début de crise. Les directeurs ont formulé des recommandations à l'attention des parlementaires. L'une d'entre elles consiste à plaider en faveur d'une convention internationale sur les droits des personnes âgées, à l'instar de celle existante pour les droits de l'enfant. "Leurs droits sont bafoués régulièrement", a relevé Els Keytsman. Plus largement, Unia a appelé les autorités à "bien tenir compte de l'impact négatif des mesures prises sur les personnes vulnérables", citant, outre les personnes âgées, les personnes porteuses d'un handicap ou celles vivant dans des logements exigus comme des caravanes. Pour Unia, les mesures prises pour lutter contre la pandémie doivent être "proportionnées, légales et justes" et "différents secteurs doivent être mieux soutenus : santé publique, enseignement, aide au personnes handicapées, logement, sécurité pour les plus vulnérables." Enfin, à l'instar de nombreuses associations auditionnées en commission spéciale Covid, Unia s'est montré favorable à une "unité de commandement" dans la gestion de la crise. "Prenez des décisions accessibles, compréhensibles et dont les effets sont prévisibles. C'est ainsi que la population acceptera plus facilement (les mesures)", a exhorté Els Keytsman, appelant les autorités à davantage travailler avec le secteur social.