Comme de nombreux hôpitaux du pays, les soins intensifs de l'UZ Brussel sont confrontés à un afflux de patients covid. "Presque tous nos patients sont sous respirateur, ils sont très gravement malades. Malheureusement, nous avons perdu six patients atteints de Covid sur les sept derniers jours. On connaît ces chiffres, mais c'est à chaque fois un drame pour des familles entières et pour les patients. Nos couloirs sont pleins de larmes", déclare De Waele.
...

Comme de nombreux hôpitaux du pays, les soins intensifs de l'UZ Brussel sont confrontés à un afflux de patients covid. "Presque tous nos patients sont sous respirateur, ils sont très gravement malades. Malheureusement, nous avons perdu six patients atteints de Covid sur les sept derniers jours. On connaît ces chiffres, mais c'est à chaque fois un drame pour des familles entières et pour les patients. Nos couloirs sont pleins de larmes", déclare De Waele. Sièges vides à NoëlElle précise que l'âge moyen des patients en soins intensifs est de 61 ans, dont l'âge varie de 20 à 89 ans, mais elle constate également une hausse du nombre enfants hospitalisés en soins intensifs. "Les gens ne réalisent pas assez le drame qui est en train de se produire et le nombre de morts que cela coûtera. C'est pourquoi je vous dis, si vous ne voulez pas qu'il y ait des sièges vides à Noël, arrêtez maintenant", dit-elle.Beaucoup d'encre a déjà coulé sur les fêtes de fin d'année. Il est d'ores et déjà certain qu'elles seront très différentes de ce que l'on a connu jusqu'à présent. Les marchés de Noël ont déjà été annulés, et au vu de la dégradation de la situation épidémiologique, les grandes réunions familiales semblent également exclues."La manière de fêter Noël va dépendre de nos efforts réalisés aujourd'hui. Si les mesures sont respectées et efficaces, on peut espérer une diminution de la transmission du virus autour du 15 novembre, il faut espérer que tous les efforts fournis auront un impact à ce moment-là.", a ainsi déclaré l'épidémiologiste Yves Coppieters (ULB) à la Dernière Heure. Un Noël différent Il estime que "Noël ne sera pas avorté, mais différent". Il prévoit qu'une bulle sociale sera toujours d'application, probablement de quatre personnes en plus du foyer ou un peu plus si la situation épidémique le permet.Sur la RTBF, Frédérique Jacobs, porte-parole et chef de service infectiologie à l'hôpital Erasme et ancienne porte-parole interfédérale Covid-19, propose carrément de reporter les fêtes de fin d'année à l'été. Elle estime en effet que ce serait une très mauvaise idée de reconfiner la population (NDLR : un reconfinement pourrait être annoncé vendredi) maintenant pour ensuite relâcher les efforts au mois de décembre."Même si on parvient en confinant à faire diminuer la courbe, on doit se dire que les fêtes de fin d'année telle qu'on les fait habituellement avec des rassemblements de toute la famille, où on mange, on boit, on s'amuse, on se donne des cadeaux et on s'embrasse, c'est vraiment le genre d'endroits où le virus adore se propager. On sait que les fêtes de famille sont particulièrement dangereuses", met-elle en garde.Jacobs n'exclut pas la possibilité de "petites" festivités. "Si on arrive à infléchir cette courbe, on peut imaginer des fêtes de fin d'année différentes, en plus petit nombre, avec des mesures de distance... ou bien carrément les reporter éventuellement en juillet-août, quand il fait beau. Vous pourrez faire une grande fête dans votre jardin".