Ce faisant, il a fait la moitié du chemin en vue de l'instauration, dans la capitale d'un recours élargi à cet instrument dans l'horeca, les dancings et discothèques, clubs de sport et de fitness (hors cadre scolaire), foires commerciales et congrès, structures appartenant au secteur culturel, festif et récréatif et établissements pour personnes vulnérables.

Le débat de fond sur le projet d'ordonnance d'exécution de ce recours étendu aura lieu la semaine prochaine et c'est sur celui-ci que les préoccupations des uns et des autres sont les plus fortes, tel qu'en a attesté la teneur du débat de jeudi matin.

Jeudi, comme le Vlaams Belang, mais pour des motifs bien différents, le PTB a voté contre la validation de l'accord de coopération. Selon lui, la possibilité de recourir temporairement au CST dans certains secteurs masque mal l'absence de renforcement des services de la CoCom en charge de la Santé à Bruxelles et des services de santé de première ligne dont la population défavorisée est souvent tenue à l'écart.

Les autres formations de l'échiquier bruxellois ont soutenu l'accord de coopération plus par sens du devoir que par enthousiasme, pour limiter la propagation du virus, la saturation des hôpitaux et la fermeture de secteurs qui ont souffert de la pandémie.

Elles ne considèrent pas le CST comme une fin en soi, mais comme une pièce de l'arsenal de mesures à maintenir pour lutter contre la pandémie.

Dans l'opposition, David Leisterh (MR) a jugé que l'extension du recours au CST ne devait pas cacher "une stratégie de vaccination trop tardive" à Bruxelles, ni lui donner un coup d'arrêt. Gilles Verstraeten (N-VA) l'a rejoint dans cette analyse en faisant observer que la Flandre avait quant à elle réussi à convaincre davantage de gens de se faire vacciner, y compris dans les villes.

Pour Céline Fremault (cdH), le fait d'être contraint de trouver des solutions telles que le CST temporaire face à une dégradation possible de la situation, "résulte de l'échec de la gestion de la crise", mais c'est une "bouée de sauvetage" dont l'urgence soulève des questions car il s'agit d'une "invasion dans la vie privée".

Dans la majorité, comme Marie Nagy (DéFI), Véronique Jamoulle (PS) a laissé entendre que personne n'était heureux de devoir adopter ce genre de mesure et que tout le monde demeurait vigilant car 'les mesures qui touchent aux droits fondamentaux ne se prennent pas à la légère".

Pour Magali Plovie (Ecolo), la question de la proportionnalité de la mesure, comme d'autres adoptées précédemment est centrale. Le Covid Safe Ticket devra être constamment évalué.

Lors des répliques, Emmanuel De Bock (DéFI) a indiqué que son groupe ne soutiendrait pas l'ordonnance d'exécution si le dispositif ne reposait pas sur des indications de seuils pour sortir du CST élargi. Pour le moment, le gouvernement bruxellois qui compte s'appuyer sur les avis du Risk Assessment Group (RAG) ne semble pas l'envisager.

Le parlement wallon ouvre la voie sans enthousiasme à l'extension du covid safe ticket

Le projet de décret portant assentiment à l'accord de coopération qui ouvre la voie à l'extension du covid safe ticket (CST) au sein des entités fédérées a été approuvé jeudi après-midi en commission du parlement wallon.

La majorité PS-MR-Ecolo et le cdH ont soutenu le texte. Le PTB, lui, s'y est opposé, Alice Bernard estimant notamment que ce pass sanitaire, voté "dans la précipitation", ne constituait pas la réponse "adéquate".

Des réserves ont également été émises par les autres partis et c'est finalement à reculons que certains semblent y être allés.

"Vous nous demandez de choisir entre la peste et le choléra", a ainsi asséné le député cdH Christophe Bastin en faisant part de sa "frustration face à un texte reçu le mardi pour être voté deux jours plus tard".

"Nous soutenons ce texte sans enthousiasme, car le coeur de notre engagement, c'est l'élargissement des droits collectifs", a pour sa part souligné Manu Disabato (Ecolo).

"Je n'ai aucun problème à admettre les hésitations dans mon parti", a quant à lui déclaré le chef de groupe du MR au parlement régional, Jean-Paul Wahl. Toutefois, "tous les moyens sont bons pour éviter qu'on ne soit amené à prendre des mesures plus dures. On doit dès lors accepter des contraintes pour un certain temps encore", a-t-il ajouté.

"Certains de mes amis sont morts du covid. Irrémédiablement morts. Nous sommes dans une situation exceptionnelle. Alors, que fait-on? Le CST est un des instruments qui nous protègera au maximum", leur a répondu le ministre-président wallon, Elio Di Rupo.

Si la cause semble entendue malgré les réticences exprimées, reste à savoir quand ce pass entrera en vigueur. "L'accord de coopération que vous nous présentez est un cadre qu'il va falloir mettre en oeuvre. Quand discuterons-nous de ce texte", a demandé le chef de groupe du cdH, François Desquesnes.

"Une fois l'accord de coopération voté - ce sera le cas ce jeudi après-midi, ndlr - le gouvernement rédigera un avant-projet de décret. Il l'adressera ensuite au Conseil d'État et à l'Autorité de protection des données, qui a deux mois pour se prononcer. Si elle y met de la bonne volonté, ce sera deux ou trois semaines. Dès réception de ces avis, nous les approuverons et nous adresserons un projet de décret au parlement qui travaillera au rythme qu'il souhaite", lui a détaillé M. Di Rupo. "Si on peut faire ça en trois semaines, nous serons heureux", a-t-il résumé.

Après le travail en commission, c'est la plénière qui devra se prononcer, jeudi après-midi, sur le projet de décret portant assentiment à l'accord de coopération.

Ce faisant, il a fait la moitié du chemin en vue de l'instauration, dans la capitale d'un recours élargi à cet instrument dans l'horeca, les dancings et discothèques, clubs de sport et de fitness (hors cadre scolaire), foires commerciales et congrès, structures appartenant au secteur culturel, festif et récréatif et établissements pour personnes vulnérables. Le débat de fond sur le projet d'ordonnance d'exécution de ce recours étendu aura lieu la semaine prochaine et c'est sur celui-ci que les préoccupations des uns et des autres sont les plus fortes, tel qu'en a attesté la teneur du débat de jeudi matin. Jeudi, comme le Vlaams Belang, mais pour des motifs bien différents, le PTB a voté contre la validation de l'accord de coopération. Selon lui, la possibilité de recourir temporairement au CST dans certains secteurs masque mal l'absence de renforcement des services de la CoCom en charge de la Santé à Bruxelles et des services de santé de première ligne dont la population défavorisée est souvent tenue à l'écart. Les autres formations de l'échiquier bruxellois ont soutenu l'accord de coopération plus par sens du devoir que par enthousiasme, pour limiter la propagation du virus, la saturation des hôpitaux et la fermeture de secteurs qui ont souffert de la pandémie. Elles ne considèrent pas le CST comme une fin en soi, mais comme une pièce de l'arsenal de mesures à maintenir pour lutter contre la pandémie. Dans l'opposition, David Leisterh (MR) a jugé que l'extension du recours au CST ne devait pas cacher "une stratégie de vaccination trop tardive" à Bruxelles, ni lui donner un coup d'arrêt. Gilles Verstraeten (N-VA) l'a rejoint dans cette analyse en faisant observer que la Flandre avait quant à elle réussi à convaincre davantage de gens de se faire vacciner, y compris dans les villes. Pour Céline Fremault (cdH), le fait d'être contraint de trouver des solutions telles que le CST temporaire face à une dégradation possible de la situation, "résulte de l'échec de la gestion de la crise", mais c'est une "bouée de sauvetage" dont l'urgence soulève des questions car il s'agit d'une "invasion dans la vie privée". Dans la majorité, comme Marie Nagy (DéFI), Véronique Jamoulle (PS) a laissé entendre que personne n'était heureux de devoir adopter ce genre de mesure et que tout le monde demeurait vigilant car 'les mesures qui touchent aux droits fondamentaux ne se prennent pas à la légère". Pour Magali Plovie (Ecolo), la question de la proportionnalité de la mesure, comme d'autres adoptées précédemment est centrale. Le Covid Safe Ticket devra être constamment évalué. Lors des répliques, Emmanuel De Bock (DéFI) a indiqué que son groupe ne soutiendrait pas l'ordonnance d'exécution si le dispositif ne reposait pas sur des indications de seuils pour sortir du CST élargi. Pour le moment, le gouvernement bruxellois qui compte s'appuyer sur les avis du Risk Assessment Group (RAG) ne semble pas l'envisager.Le projet de décret portant assentiment à l'accord de coopération qui ouvre la voie à l'extension du covid safe ticket (CST) au sein des entités fédérées a été approuvé jeudi après-midi en commission du parlement wallon.La majorité PS-MR-Ecolo et le cdH ont soutenu le texte. Le PTB, lui, s'y est opposé, Alice Bernard estimant notamment que ce pass sanitaire, voté "dans la précipitation", ne constituait pas la réponse "adéquate". Des réserves ont également été émises par les autres partis et c'est finalement à reculons que certains semblent y être allés. "Vous nous demandez de choisir entre la peste et le choléra", a ainsi asséné le député cdH Christophe Bastin en faisant part de sa "frustration face à un texte reçu le mardi pour être voté deux jours plus tard". "Nous soutenons ce texte sans enthousiasme, car le coeur de notre engagement, c'est l'élargissement des droits collectifs", a pour sa part souligné Manu Disabato (Ecolo). "Je n'ai aucun problème à admettre les hésitations dans mon parti", a quant à lui déclaré le chef de groupe du MR au parlement régional, Jean-Paul Wahl. Toutefois, "tous les moyens sont bons pour éviter qu'on ne soit amené à prendre des mesures plus dures. On doit dès lors accepter des contraintes pour un certain temps encore", a-t-il ajouté. "Certains de mes amis sont morts du covid. Irrémédiablement morts. Nous sommes dans une situation exceptionnelle. Alors, que fait-on? Le CST est un des instruments qui nous protègera au maximum", leur a répondu le ministre-président wallon, Elio Di Rupo. Si la cause semble entendue malgré les réticences exprimées, reste à savoir quand ce pass entrera en vigueur. "L'accord de coopération que vous nous présentez est un cadre qu'il va falloir mettre en oeuvre. Quand discuterons-nous de ce texte", a demandé le chef de groupe du cdH, François Desquesnes. "Une fois l'accord de coopération voté - ce sera le cas ce jeudi après-midi, ndlr - le gouvernement rédigera un avant-projet de décret. Il l'adressera ensuite au Conseil d'État et à l'Autorité de protection des données, qui a deux mois pour se prononcer. Si elle y met de la bonne volonté, ce sera deux ou trois semaines. Dès réception de ces avis, nous les approuverons et nous adresserons un projet de décret au parlement qui travaillera au rythme qu'il souhaite", lui a détaillé M. Di Rupo. "Si on peut faire ça en trois semaines, nous serons heureux", a-t-il résumé. Après le travail en commission, c'est la plénière qui devra se prononcer, jeudi après-midi, sur le projet de décret portant assentiment à l'accord de coopération.