Les hôpitaux ont admis en moyenne 666 patients quotidiennement sur les 7 derniers jours, soit 31% de plus que la semaine précédente, tandis que 423 personnes en moyenne ont pu quitter l'établissement hospitalier chaque jour. Lundi, les patients Covid occupaient 7.231 lits au total. Parmi eux, 1.302 nécessitaient des soins intensifs, à savoir 61% de plus que lundi dernier. Il s'agit également du plus grand nombre de malades aux soins intensifs depuis le début de l'épidémie. Une assistance respi...

Les hôpitaux ont admis en moyenne 666 patients quotidiennement sur les 7 derniers jours, soit 31% de plus que la semaine précédente, tandis que 423 personnes en moyenne ont pu quitter l'établissement hospitalier chaque jour. Lundi, les patients Covid occupaient 7.231 lits au total. Parmi eux, 1.302 nécessitaient des soins intensifs, à savoir 61% de plus que lundi dernier. Il s'agit également du plus grand nombre de malades aux soins intensifs depuis le début de l'épidémie. Une assistance respiratoire était en outre nécessaire pour 697 patients.Concernant les contaminations, ce sont principalement dans les tranches d'âge les plus jeunes et les plus actives que le virus circule. Mais pour ce qui est des hospitalisations, le profil est bien différent. "Lors de la première vague, la moyenne d'âge était de 71 ans", indique Steven Van Gucht à HLN. Alors que l'âge des patients à Liège semble avoir augmenté ces dernières semaines, à Bruxelles, la tendance semble inverse. "J'ai le sentiment que les patients de l'UZ Brussel sont plus jeunes", déclare le professeur Sabeth De Waele. "La semaine dernière, nous nous sommes retrouvés à un âge moyen de 63 ans, mais entre-temps, un certain nombre de jeunes ont été admis - dont un enfant. Cela fait baisser l'âge."Outre l'âge, le poids est également un facteur de risque important. "La plupart des patients admis aux soins intensifs sont des hommes avec un IMC supérieur à 31", explique Sabeth De Waele, responsable de la médecine intensive à l'UZ Brussel. Un IMC de 31, cela représente un homme de 1,80 mètre qui pèse un peu plus de 100 kilos. Une grande partie des patients présentent un trouble sous-jacent, comme l'obésité, l'hypertension ou un problème de diabète. "Cependant, un patient sur trois n'a pas d'antécédents médicaux. Jusqu'à leur admission, ils étaient en parfaite santé et avaient un poids sain. En général, dans ce cas, il s'agit de personnes âgées de plus de 65 ans", tient toutefois à souligne le Dr Philippe Devos. Par rapport à la première vague, le ratio entre le nombre de personnes hospitalisées et le nombre de personnes en soins intensifs a diminué. Une amélioration due à une meilleure prise en charge des patients et une meilleure connaissance du virus. Les patients sont, par exemple, intubés moins vite et le recours à la dexaméthasone aide à améliorer l'état des patients. Le temps d'hospitalisation a également diminué. Les patients passent en moyenne six jours à l'hôpital, contre dix jours au printemps.