Les hôpitaux de la province craignaient la saturation depuis quelques jours et ont adressé un cri d'alerte aux autorités régionales et fédérales réunies vendredi en Comité de concertation.

Pour faire face aux admissions classiques et à celles dues à une infection par le coronavirus, "nous transférons actuellement les patients entre les différents sites hospitaliers et, lundi, des salles de chirurgie seront transformées en unités Covid", précise Pierre Gillet. "En soins intensifs, nous bénéficions d'un peu plus de marge mais il faudra peut-être aussi en arriver aux transferts interprovinciaux d'ici 24 heures."

La phase 2 se profile dès lors pour les hôpitaux liégeois. Un problème se pose toutefois: le manque de personnel. "Il faut en effet trouver les infirmières derrières les lits, tant en soins classiques que Covid. Nous avons déjà transféré tous nos patients du centre des brûlés vers un hôpital militaire afin que les infirmières puissent être redéployées dans les unités de patients Covid. Il faudra sans doute récupérer aussi celles qui travaillent normalement dans les salles d'opération et dans d'autres unités de soins normaux qui ferment."

"Concernant les lits Covid, nous en sommes au même niveau d'activité qu'en mars-avril", conclut le directeur médical du CHU de Liège.

L'absentéisme du personnel soignant pèse sur les hôpitaux bruxellois

L'absentéisme parmi le personnel soignant risque, dans les semaines à venir, de poser un problème dans les hôpitaux bruxellois, avertissent, dimanche, les responsables du réseau Iris et de l'UZ Brussel.

"Un des défis auquel nous sommes confrontés, c'est effectivement l'absentéisme de notre personnel, en raison de congés de maladie, de quarantaines, de congé parental corona, de la prise des jours de vacances accumulés ou des jours de récupération pour les heures supplémentaires prestées.

Il est donc difficile de maintenir l'activité dans nos hôpitaux, d'autant que nous n'avons pas de nouveaux diplômés cette année puisque les études ont été allongées d'un an", explique Etienne Wéry, l'administrateur délégué des hôpitaux du réseau Iris.

Du côté de l'UZ Brussel, les craintes sont identiques. "Cette situation peut également nous arriver. Nous constatons que notre personnel tombe malade, Covid ou pas. Il travaille dur depuis de nombreux mois, sans beaucoup de temps pour récupérer", pointe Karolien De Prez, la porte-parole de l'hôpital universitaire. L'UZ Brussel soigne actuellement 43 patients Covid, dont 12 aux soins intensifs.

Les hôpitaux de la province craignaient la saturation depuis quelques jours et ont adressé un cri d'alerte aux autorités régionales et fédérales réunies vendredi en Comité de concertation. Pour faire face aux admissions classiques et à celles dues à une infection par le coronavirus, "nous transférons actuellement les patients entre les différents sites hospitaliers et, lundi, des salles de chirurgie seront transformées en unités Covid", précise Pierre Gillet. "En soins intensifs, nous bénéficions d'un peu plus de marge mais il faudra peut-être aussi en arriver aux transferts interprovinciaux d'ici 24 heures." La phase 2 se profile dès lors pour les hôpitaux liégeois. Un problème se pose toutefois: le manque de personnel. "Il faut en effet trouver les infirmières derrières les lits, tant en soins classiques que Covid. Nous avons déjà transféré tous nos patients du centre des brûlés vers un hôpital militaire afin que les infirmières puissent être redéployées dans les unités de patients Covid. Il faudra sans doute récupérer aussi celles qui travaillent normalement dans les salles d'opération et dans d'autres unités de soins normaux qui ferment." "Concernant les lits Covid, nous en sommes au même niveau d'activité qu'en mars-avril", conclut le directeur médical du CHU de Liège.