Cela fait une dizaine de semaines que les contaminations oscillent entre 2000 et 2500 par jour en Belgique. Les hospitalisations et les décès continuent de baisser légèrement. Le nombre moyen d'infections au coronavirus s'élève à 2.323 par jour sur la période du 23 au 29 janvier, en hausse de 9% par rapport à la semaine précédente. En même temps le nombre de tests augmente de 13% donc il y a un lien entre la hausse de contaminations, et le testing.

"Actuellement, nous sommes toujours sur ce plateau, grâce aux efforts que nous fournissons depuis trois mois. La hausse des cas se manifeste un peu partout sauf à Bruxelles, et à Anvers. Actuellement, la Luxembourg note une hausse de 52%", déclare Yves Van Laethem, le porte-parole interfédéral du Centre de crise. Tous les groupes d'âge sont marqués par cette augmentation avec la plus forte hausse au niveau des enfants (40%) et des adolescents (32%). Celle-ci est un peu moins prononcée que la semaine passée. Dans ce groupe-là, le nombre de tests a augmenté, notamment grâce à de vastes campagnes dans les écoles.

Les nouvelles hospitalisations baissent. La semaine passée, il y avait 119 admissions en moyenne par jour, 12% de moins que la semaine précédente. Le nombre de personnes actuellement hospitalisées pour cause de Covid-19 s'établit à 1.852 (+4%), dont 325 en soins intensifs (+3%).

Masques FFP2

Yves Van Laethem revient sur le port du masque, et notamment le masque FFP2 qui fait couler beaucoup d'encre. En Bavière, et en Autriche, le FFP2 est en effet obligatoire dans les transports et les magasins. "Les masques en tissu et jetables restent le choix standard en Belgique. Les masques en tissu sont satisfaisants et les masques jetables ne sont pas nécessairement meilleurs. Par contre, les écharpes, foulards et bandanas autres choses bricolées ne peuvent plus être utilisés comme alternatives, leur pouvoir filtrant étant extrêmement aléatoire et insatisfaisant. Actuellement en Belgique, les masques FFP2 ne sont pas conseillés ; ils sont nettement plus chers, ils ne peuvent être réutilisés, et sont peu confortables .

"Nous portons essentiellement un masque pour que nos gouttelettes ne se diffusent pas. Le premier but c'est de protéger les autres : c'est un effet parfaitement obtenu avec un simple masque. Un masque FFP2 peut protéger des micro-aérosols, des gouttelettes en suspension, mais que dans certaines circonstances et à condition d'avoir une forme adéquate. Dans certains milieux hospitaliers, ces formes sont jugées par un test, auprès d'une personne rasée, sans barbe. Si le résultat est insuffisant, il faut un masque alternatif. C'est un système impossible à instaurer dans la population. De plus, le masque FFP2 est désagréable à porter, car l'effort pour respirer et nettement plus important, ce qui incitera les gens à la porter de manière inadéquate. L'association d'hygiène hospitalière allemande invite d'ailleurs les autorités à lever l'obligation", explique Van Laethem.

Soupape de ventilation

Il rappelle que les masques qui ont une soupape de ventilation ne sont pas autorisés. "Ce sont des masques industriels, qui ne protègent pas les autres. Les gouttelettes peuvent en effet sortir par la soupape et ces masques n'empêchent donc pas de contaminer son entourage", déclare-t-il.

Ce qui importe c'est plus la manière et la fréquence que le type de masque, estime le Centre de crise. Il rappelle que le masque doit être porté par les plus de 12 ans : en classe, dans tous les transports en commun, les magasins, les espaces publics, et en plein air lorsqu'il n'y a pas de distance entre les individus : les rues commerçantes par exemple. Certaines villes et communes ont imposé le port du masque dans toutes les rues.

Le RAG (Risk Assessment Group) conseille de porter un masque au bureau, et dans tous les espaces fermés même si on garde ses distances avec ses interlocuteurs, particulièrement si on demeure longtemps dans une pièce qui ne peut être ventilée, et que l'on y parle beaucoup.

Le Centre de crise, qui constate que de nombreuses personnes, portent très mal leur masque, rappelle les règles élémentaires du port du masque. Celui-ci doit couvrir le menton et le nez de manière à couvrir la bouche et le nez. Certaines personnes ont besoin de masques plus grands. Il doit être bien fermé sur le côté. Van Laethem déconseille de croiser les élastiques.

"Choisissez un masque sur lequel il y a un pont nasal, qui permet de pincer le masque sur le nez. Lavez-vous les mains le plus possible quand vous manipulez le masque. Gardez-le dans un sachet en plastique ou dans une poche, mais ne le déposez pas n'importe où. Les masques en tissu doivent être lavés régulièrement à 60 degrés, une température qui élimine des tas de microbes", rappelle-t-il. Van Laethem ne comprend pas les personnes qui enlèvent leur masque quand elles parlent ou téléphonent, car c'est là que le risque est le plus important.

Vaccination

Dirk Ramaekers, qui dirige la task force de vaccination, fait le point sur la vaccination en Belgique. "La vaccination dans les maisons de repos et de soins se poursuit sans relâche. Les effets secondaires semblent légers, une température légèrement plus élevée, ainsi qu'une douleur dans le haut du bras. Il y a 2 semaines, a débuté la vaccination des prestataires de soins : ceux qui travaillent dans les urgences, les soins intensifs et les services covid".

A ce jour, 282 000 personnes, soit 3% de la population belge ont été vaccinées. Dans les maisons de repos et de soins, la Belgique dispose d'une légère avancée.

Pour le vaccin AstraZeneca, la taskforce vaccination attend l'avis du Conseil supérieur de la Santé. La réduction de livraison retardera à court terme le démarrage de la campagne de vaccination prévue en février et en mars. En avril, les retards pourraient être absorbés grâce à la livraison de vaccins Pfizer, AstraZeneca, et potentiellement Janssens. Si les livraisons ont lieu, la campagne de vaccination sera respectée, et la deuxième phase, la vaccination d'adultes en bonne santé, démarrera avant l'été, a laissé entendre Ramaekers.

Cela fait une dizaine de semaines que les contaminations oscillent entre 2000 et 2500 par jour en Belgique. Les hospitalisations et les décès continuent de baisser légèrement. Le nombre moyen d'infections au coronavirus s'élève à 2.323 par jour sur la période du 23 au 29 janvier, en hausse de 9% par rapport à la semaine précédente. En même temps le nombre de tests augmente de 13% donc il y a un lien entre la hausse de contaminations, et le testing."Actuellement, nous sommes toujours sur ce plateau, grâce aux efforts que nous fournissons depuis trois mois. La hausse des cas se manifeste un peu partout sauf à Bruxelles, et à Anvers. Actuellement, la Luxembourg note une hausse de 52%", déclare Yves Van Laethem, le porte-parole interfédéral du Centre de crise. Tous les groupes d'âge sont marqués par cette augmentation avec la plus forte hausse au niveau des enfants (40%) et des adolescents (32%). Celle-ci est un peu moins prononcée que la semaine passée. Dans ce groupe-là, le nombre de tests a augmenté, notamment grâce à de vastes campagnes dans les écoles.Les nouvelles hospitalisations baissent. La semaine passée, il y avait 119 admissions en moyenne par jour, 12% de moins que la semaine précédente. Le nombre de personnes actuellement hospitalisées pour cause de Covid-19 s'établit à 1.852 (+4%), dont 325 en soins intensifs (+3%).Masques FFP2Yves Van Laethem revient sur le port du masque, et notamment le masque FFP2 qui fait couler beaucoup d'encre. En Bavière, et en Autriche, le FFP2 est en effet obligatoire dans les transports et les magasins. "Les masques en tissu et jetables restent le choix standard en Belgique. Les masques en tissu sont satisfaisants et les masques jetables ne sont pas nécessairement meilleurs. Par contre, les écharpes, foulards et bandanas autres choses bricolées ne peuvent plus être utilisés comme alternatives, leur pouvoir filtrant étant extrêmement aléatoire et insatisfaisant. Actuellement en Belgique, les masques FFP2 ne sont pas conseillés ; ils sont nettement plus chers, ils ne peuvent être réutilisés, et sont peu confortables ."Nous portons essentiellement un masque pour que nos gouttelettes ne se diffusent pas. Le premier but c'est de protéger les autres : c'est un effet parfaitement obtenu avec un simple masque. Un masque FFP2 peut protéger des micro-aérosols, des gouttelettes en suspension, mais que dans certaines circonstances et à condition d'avoir une forme adéquate. Dans certains milieux hospitaliers, ces formes sont jugées par un test, auprès d'une personne rasée, sans barbe. Si le résultat est insuffisant, il faut un masque alternatif. C'est un système impossible à instaurer dans la population. De plus, le masque FFP2 est désagréable à porter, car l'effort pour respirer et nettement plus important, ce qui incitera les gens à la porter de manière inadéquate. L'association d'hygiène hospitalière allemande invite d'ailleurs les autorités à lever l'obligation", explique Van Laethem. Soupape de ventilationIl rappelle que les masques qui ont une soupape de ventilation ne sont pas autorisés. "Ce sont des masques industriels, qui ne protègent pas les autres. Les gouttelettes peuvent en effet sortir par la soupape et ces masques n'empêchent donc pas de contaminer son entourage", déclare-t-il.Ce qui importe c'est plus la manière et la fréquence que le type de masque, estime le Centre de crise. Il rappelle que le masque doit être porté par les plus de 12 ans : en classe, dans tous les transports en commun, les magasins, les espaces publics, et en plein air lorsqu'il n'y a pas de distance entre les individus : les rues commerçantes par exemple. Certaines villes et communes ont imposé le port du masque dans toutes les rues.Le RAG (Risk Assessment Group) conseille de porter un masque au bureau, et dans tous les espaces fermés même si on garde ses distances avec ses interlocuteurs, particulièrement si on demeure longtemps dans une pièce qui ne peut être ventilée, et que l'on y parle beaucoup.Le Centre de crise, qui constate que de nombreuses personnes, portent très mal leur masque, rappelle les règles élémentaires du port du masque. Celui-ci doit couvrir le menton et le nez de manière à couvrir la bouche et le nez. Certaines personnes ont besoin de masques plus grands. Il doit être bien fermé sur le côté. Van Laethem déconseille de croiser les élastiques."Choisissez un masque sur lequel il y a un pont nasal, qui permet de pincer le masque sur le nez. Lavez-vous les mains le plus possible quand vous manipulez le masque. Gardez-le dans un sachet en plastique ou dans une poche, mais ne le déposez pas n'importe où. Les masques en tissu doivent être lavés régulièrement à 60 degrés, une température qui élimine des tas de microbes", rappelle-t-il. Van Laethem ne comprend pas les personnes qui enlèvent leur masque quand elles parlent ou téléphonent, car c'est là que le risque est le plus important. VaccinationDirk Ramaekers, qui dirige la task force de vaccination, fait le point sur la vaccination en Belgique. "La vaccination dans les maisons de repos et de soins se poursuit sans relâche. Les effets secondaires semblent légers, une température légèrement plus élevée, ainsi qu'une douleur dans le haut du bras. Il y a 2 semaines, a débuté la vaccination des prestataires de soins : ceux qui travaillent dans les urgences, les soins intensifs et les services covid".A ce jour, 282 000 personnes, soit 3% de la population belge ont été vaccinées. Dans les maisons de repos et de soins, la Belgique dispose d'une légère avancée.Pour le vaccin AstraZeneca, la taskforce vaccination attend l'avis du Conseil supérieur de la Santé. La réduction de livraison retardera à court terme le démarrage de la campagne de vaccination prévue en février et en mars. En avril, les retards pourraient être absorbés grâce à la livraison de vaccins Pfizer, AstraZeneca, et potentiellement Janssens. Si les livraisons ont lieu, la campagne de vaccination sera respectée, et la deuxième phase, la vaccination d'adultes en bonne santé, démarrera avant l'été, a laissé entendre Ramaekers.