C'est une course contre la montre et elle risque à nouveau de mettre les nerfs des Belges à rude épreuve. La vaccination est enfin été accélérée dans notre pays, avec l'affinement des stratégies, l'élargissement à d'autres public (les soignants et les plus de 65 ans, avant les personnes ayant des comorbidité) et la présentation - enfin... - des centres de vaccination wallons et bruxellois. Mais la crainte grandit chez nous face au développement des virus mutants (anglais, sud-africain et brésilien) qui font des ravages dans les pays voisins en raison de leur fort degré de contagiosité.
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C'est une course contre la montre et elle risque à nouveau de mettre les nerfs des Belges à rude épreuve. La vaccination est enfin été accélérée dans notre pays, avec l'affinement des stratégies, l'élargissement à d'autres public (les soignants et les plus de 65 ans, avant les personnes ayant des comorbidité) et la présentation - enfin... - des centres de vaccination wallons et bruxellois. Mais la crainte grandit chez nous face au développement des virus mutants (anglais, sud-africain et brésilien) qui font des ravages dans les pays voisins en raison de leur fort degré de contagiosité.Selon les experts, la vaccination devrait couvrir la population contre les mutants: c'est le cas pour les variants anglais et sud-africain, soulignait jeudi le porte-parole interfédéral Yves Van Lathem, et ce devrait l'être pour le brésilien, sans que ce ne soit avéré complètement. En attendant l'immunité collective, qui pourrait advenir à la fin des vacances d'été, le risque reste réel d'assister à une troisième vague et la nécessité pourrait s'imposer rapidement de prendre des nouvelles mesures.Le Premier ministre, Alexander De Croo (Open VLD), et le ministre de la Santé, Fank Vandenbroucke (SP.A), ont demandé un rapport d'experts pour ce vendredi en fin de journée. Jeudi après-midi, à la Chambre, ils sont restés prudents sur la nécessité de resserrer la vis, d'autant que les chiffres restent globalement rassurants chez nous: les décès et hospitalisations diminuent, les contaminations augmentent mais en lien avec le plus grand nombre de tests. Mais les exemples britanniques , français ou allemands incitent à a prudence sur les perspectives pour les prochaines semaines.Notre pays, se félicitent les autorités, a géré l'épidémie ces derniers mois avec une ligne politique insistant sur une approche prudente et stable de la situation: couvre-feu, contacts personnels limités, voyages 'fortement déconseillés' avec quarantaine, métiers de contacts et horeca fermé... Cela explique l'évolution plus favorable de notre situation sanitaire. Mais la Belgique n'est pas une île et le durcissement des règles pour les entrées sur notre territoire témoigne de l'inquiétude qui prévaut en Europe."Il faut absolument éviter un scénario à l'anglaise", pressait jeudi soir à la RTBF Catherine Fonck, cheffe de file de l'opposition, en réclamant "de l'agilité" pour réagir aux défis du moment: vaccination à accélérer encore, pénurie de seringues à éviter, mutants à endiguer...Un tour de vis supplémentaire sera-t-il décidé dès cette fin de semaine? Ou lors du Comité de concertation de la semaine prochaine? Une certitude, déjà: tout cela n'est pas de bonne augure pour les métiers de contact qui espèrent pouvoir enfin rouvrir, pour ne pas parler de l'horeca ou de la culture. Les mesures sanitaires ont été prolongées jusqu'au 1er mars par arrêté ministériel, mais ce n'était qu'un acte 'technique", précisait le Premier ministre. Gageons que cela ne soit bientôt pas davantage: une prolongation des mesures, alors que la lassitude des Belges ne cesse de croître...