À partir de vendredi 18h00, les salles de spectacles et centres culturels du nord du pays devront fermer leurs portes. Les grands événements publics y seront également interdits. Les activités sportives sont en grande partie mises à l'arrêt. Le sport pour les plus de 12 ans n'est plus permis qu'en extérieur. Les piscines, les centres de fitness, les bowlings devront fermer. Dans les commerces, les clients ne pourront être accompagnés que d'une seule personne.
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À partir de vendredi 18h00, les salles de spectacles et centres culturels du nord du pays devront fermer leurs portes. Les grands événements publics y seront également interdits. Les activités sportives sont en grande partie mises à l'arrêt. Le sport pour les plus de 12 ans n'est plus permis qu'en extérieur. Les piscines, les centres de fitness, les bowlings devront fermer. Dans les commerces, les clients ne pourront être accompagnés que d'une seule personne."Notre système de santé craquera""Nous enchaînons les records. Très vite, nous allons atteindre la capacité maximale de 2 000 lits en soins intensifs. Notre système de santé craquera probablement endéans les dix jours. Ce n'est pas une belle perspective. Les gens dans les soins de santé sont au bout du rouleau. Nous devons faire preuve d'un respect gigantesque, et soutenir le personnel, mais aussi le personnel de laboratoire qui travaille jour et nuit, et les généralistes", déclare Pierre Van Damme au quotidien Het Laatste Nieuws.L'épidémiologiste estime que les mesures du gouvernement flamand arrivent beaucoup trop tard, mais espère que les gens comprendront le signal et adapteront déjà leur comportement. "N'attendez pas vendredi pour certaines choses, telle que l'obligation du télétravail par exemple", plaide Van Damme.Président de l'association belge des médecins urgentistes, Jan Stroobants partage son avis. "C'est juste pour limiter les dégâts." "Le pétrolier naviguera contre les falaises. Peut-être pouvons-nous amorcer un léger virage et limiter un peu les dégâts. Cela permettra de limiter la durée de la crise", déclare-t-il au quotidien De Morgen. Il souligne toutefois que les autorités ne sont pas les seules en cause. "Nous sommes tous responsables".Du côté politique, les réactions ne se sont pas fait attendre. Gwendolyn Rutten, ex-présidente de l'Open VLD et bourgmestre d'Aarschot estime également qu'il ne faut pas attendre vendredi pour durcir les mesures destinées à endiguer la propagation du coronavirus. "Chaque jour d'hésitation double le problème""Il est incompréhensible d'attendre jusqu'à vendredi", s'est aussi étonnée la parlementaire flamande Freya Saeys (Open Vld). "Si la maison brûle, c'est maintenant qu'il faut éteindre les flammes." Un avis également partagé par la cheffe de groupe socialiste Hannelore Goeman. "Le virus croît de manière exponentielle: chaque jour d'hésitation double donc le problème", a-t-elle souligné.Aussi plusieurs villes flamandes, dont Gand, Vilvorde, Malines, et Aarschot, ont-elles décidé d'instaurer les mesures décidées dès ce mercredi soir ou jeudi matin, pour Gand. "J'aimerais le faire avec toute la Flandre, mais en tant que bourgmestre je ne peux pas autoriser de concert de deux cents personnes ce soir", a déclaré Gwendolyn Rutten qui affirme avoir vainement tenté de convaincre le gouverneur du Brabant flamand d'avancer l'entrée en vigueur des mesures pour toute la province.À Vilvorde, le bourgmestre Hans Bonte (sp.a) a ainsi pointé certaines rues à la frontière avec la Région bruxelloise où le couvre-feu démarre à 22h00 d'un côté et sera toujours d'application à minuit côté flamand.Le ministre-président flamand Jan Jambon (N-VA) a défendu mercredi matin sur Radio 1 la décision de son gouvernement de ne faire entrer en vigueur que vendredi les mesures prises mardi soir. Selon lui, il faut un certain temps pour traduire les décisions en réglementations et pour permettre aux organisations, entreprises et institutions concernées de se préparer. "Mais que ce soit clair: il n'est interdit à personne d'appliquer les mesures dès maintenant", a-t-il déclaré."Soit c'est trop tard, soit c'est trop tôt""Soit c'est trop tard, soit c'est trop tôt. Il y a toujours quelque chose", a réagi Jan Jambon. Le ministre-président flamand a souligné que nous vivons dans un État de droit et qu'il faut du temps pour traduire les décisions en arrêtés ministériels. Selon lui, c'est aussi une question de respect pour les secteurs concernés par les mesures. Ils ont ainsi le temps d'informer leurs membres ou leurs clients, a-t-il ajouté. À la suite des mesures prises par la Région flamande, le Premier ministre Alexander De Croo (Open Vld) a annoncé qu'il invitait les ministres-présidents des entités fédérées ce mercredi pour une consultation. "Nos citoyens et entreprises ont tout intérêt à ce que les règles soient claires et sans équivoque pour l'ensemble du pays", a-t-il souligné sur Twitter.Avec Belga