Il y a aujourd'hui 534 patients traités en soins intensifs en Belgique, un chiffre qui n'a plus été aussi élevé depuis le 22 décembre. Ce chiffre représente 27% du taux d'occupation de lits en soins intensifs. Sur ces 534 patients, 282 sont placés sous respirateur.
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Il y a aujourd'hui 534 patients traités en soins intensifs en Belgique, un chiffre qui n'a plus été aussi élevé depuis le 22 décembre. Ce chiffre représente 27% du taux d'occupation de lits en soins intensifs. Sur ces 534 patients, 282 sont placés sous respirateur. Les médecins constatent que la moyenne d'âge des patients baisse. Une baisse d'âge due aux effets bénéfiques de la vaccination sur les résidents de maisons de repos, mais aussi à la domination du variant britannique, plus virulent et plus pathogène. "Ces rajeunissements est un phénomène de ces dernières semaines", déclare ainsi Dominique Benoit, chef de service des soins intensifs à l'UZ Gand, au quotidien De Morgen. Dans son service, la moitié des patients Covid ont moins de 48 ans, et le plus jeune a 37 ans. Variant britannique Dominique Benoit estime que cette situation est due variant britannique. "Il est plus virulent, plus pathogène. Avant, il fallait sept jours en moyenne pour que les patients soient essoufflés, mais à présent ils développent plus rapidement des symptômes plus graves. Nous le voyons déjà dans les chiffres. 60% de nos 33 patients Covid sont hospitalisés en soins intensifs ou en soins 'mid-care'. Durant la première vague, cette proportion était de 55%, et durant la deuxième vague, ce chiffre a même baissé à 40% grâce au traitement à la cortisone." Selon le virologue Marc Van Ranst (KuLeuven), la situation actuelle est similaire à la partie ascendante de la courbe de la deuxième vague en octobre 2020. "À la mi-octobre, une personne hospitalisée sur six était en soins intensifs, actuellement c'est une sur quatre. Cela s'explique par le fait que les patients sont désormais relativement plus jeunes et plus souvent traités de manière agressive, et que le variant britannique est plus pathogène", écrit-il sur Twitter.Troisième vague "Pour nous la troisième vague a commencé. Et elle pourrait être la plus violente. En outre, nous l'entamons dans les conditions non optimales. Contrairement à la première et à la deuxième vague, nous ne partons pas de zéro lit occupé en soins intensifs. Sans parler de notre personnel qui n'a pas eu un moment de repos depuis un an", craint Dominique Benoit.À l'hôpital Jessa à Hasselt, Jasperina Dubois, médecin en soins intensifs, constate le même phénomène. "Jusqu'en début d'année, un patient en soins intensifs sur dix ne souffrait pas de graves problèmes de santé. Parallèlement à la propagation du variant britannique, ce groupe de patients sains a augmenté à 30%", explique-t-elle au Morgen.